EnergieSprong continue de séduire, et ce, jusqu’aux plus hautes instances mondiales ! Le 16 janvier, l’organisation des Nations Unies pour le logement a décerné la médaille d’or à la démarche, qui consiste à isoler des bâtiments grâce à des solutions industrialisées hors-site, lors des Prix Mondiaux de l’habitat.
Une victoire par procuration pour la France, puisque c’est la première fois qu’une initiative déployée dans notre pays est lauréate de ce prix.
Pousser la rénovation des bâtiments
L’UN-Habitat a reconnu un projet qui allie à la fois économie, performance énergétique et impact social.
Si l’organisme mondial reconnaît un prix initial élevé, elle met en avant les gains immédiats de ce type de rénovation.
D’abord la pose, qui permet d’isoler un bâtiment 3 à 4 fois plus rapidement que lors d’une ITE standard. Puis les réductions énergétiques, pouvant atteindre 80 %. Enfin, l’intégration d’équipements de production d’énergie renouvelable et de systèmes de pilotage énergétiques constituent les dernières démarches qui permettent à l’initiative d’être économiquement viable.
Une innovation organisationnelle et européenne
Au-delà de la technicité de ce type de solutions, c’est l’innovation organisationnelle qui a séduit les juges. En effet, EnergieSprong est un mouvement constitué par des équipes financées par la puissance publique pour accompagner la structuration de la filière. Cette démarche européenne de coopération ouverte est coordonnée par la Fondation global EnergieSprong et pilotée en France par l’entreprise sociale, solidaire et à mission Ressorts.
Et le mouvement continue à prendre de l'ampleur : après les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Italie et la France, qui participent activement, des développements sont à venir ou en cours en Belgique, en Irlande, aux USA, au Canada et en Lituanie. La fondation Global EnergieSprong Alliance a participé à la mise en œuvre de plus de 10 000 projets dans l’Union Européenne, dont 2500 en France.
Les acteurs du mouvement EnergieSprong espèrent, grâce à ce prix, pouvoir mettre en place de nouvelles chaînes de valeur dans le secteur de la construction, par exemple avec le monde l’agriculture pour développer des matériaux biosourcés.
















