Le gouvernement lance un plan pour quintupler d’ici à 2035 le nombre de bornes dites IRVE, pour « Infrastructure de Recharge pour Véhicule électrique », sur son réseau d’autoroutes et routes nationales, a indiqué le 17 avril le ministère des Transports.
Cette « stratégie d’électrification du réseau routier national », soit 20 000 km d’autoroutes et nationales représentant 2% du réseau routier, annoncée dans un communiqué, est l’une des déclinaisons du plan d’électrification de l’économie française qu’a dit vouloir accélérer le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 10 avril.
Manque de bornes
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a évoqué sur Sud Radio le frein à l’achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. « Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit », a-t-il expliqué. « Aujourd’hui on est à 4500» , et il s’agira de « monter à plus de de 20 000. A 22 000 très exactement » en 2035 pour les véhicules légers.
S’ajoute l’objectif de 8000 bornes de recharge pour les poids lourds, segment dans lequel aujourd’hui le passage à l’électrique n’en est qu’à ses tout débuts, avec 2% du marché des véhicules neufs en France.
Les bornes doivent être installées sur près de 900 aires de repos et de service pour les véhicules légers. Elles ont une puissance de 150 kW, soit une recharge en 20 à 25 minutes.
Pour les poids lourds, le gouvernement cible près de 560 aires, les plus fréquentées. La puissance varie entre 100 kW (adaptée à une charge nocturne), 400 kW (45 minutes, soit le temps d’une pause pour un chauffeur) et plus de 800 kW.
















