Le théâtre Molière de Sète accueillera le 9 novembre son premier spectacle après deux ans de fermeture. Ce bâtiment plus que centenaire (il a été inauguré en 1904) a fait l’objet d’une rénovation complète, des sous-sols jusqu’aux combles. Le chantier, de 12 millions d’euros HT, visait à la fois à mettre le bâtiment aux normes de sécurité, à restaurer le patrimoine et à adapter l’équipement scénique aux exigences du spectacle contemporain. « Il a fallu jongler intelligemment, dans le cadre d’un budget très serré, entre la partie patrimoniale et la partie fonctionnelle », explique l’architecte, Xavier Fabre. L’équipe de maîtrise d’œuvre a choisi d’intervenir dans toutes les parties du bâtiment, mais avec doigté et retenue.
Nettoyage complet
Les fauteuils ont été refaits, mais sur le modèle des sièges d’origine. La ventilation, gérée par une nouvelle centrale de traitement d’air, emprunte les mêmes cheminements que l’ancien système de soufflage. Le plateau scénique a conservé ses dimensions mais a été remis à plat, tandis que l’inclinaison du parterre a été accentuée pour respecter la courbe de visibilité. Quant aux toiles peintes du plafond, endommagées par des infiltrations, elles ont été en partie nettoyées sur place. Seuls les éléments les plus abîmés ont été détachés, restaurés puis recollés. « Nous avons choisi une restauration douce, précise Xavier Fabre. Ce bâtiment avait été très bien construit mais avait subi l’usure du temps et nécessitait un nettoyage complet. Nous avons gardé l’ambiance et la patine qui font le charme et la force de ce lieu. »
Florent Joliot 















