Démarré en 1998, l'aménagement urbain d'Odysseum – quartier du
Port Marianne – à Montpellier (34) compte plusieurs pépites architecturales.
En 2011, le foncier disponible sur la ZAC était réduit à quelques parcelles de taille modeste. Le groupe IDEC, via ses filiales Faubourg Promotion
et le contractant général Sequabat, a relevé le défi de construire un immeuble de bureaux de 3 000 m² sur environ 1 000 m². Située à l'entrée de la zone d'aménagement entre la voirie et le tramway, celle-ci présentait de fortes contraintes. Huit ans plus tard (12 mois de chantier), le bâtiment a été livré par l’agence Zuo.
La problématique
Le terrain forme un triangle courbé sur l’un de ses côtés. La surface au
sol vers la pointe sud-est devait rester libre pour préserver l’accès à une canalisation de défense incendie. Du côté nord-ouest, la contrainte
était en hauteur du fait du passage d’une ligne à haute tension, déposée depuis. Le bâtiment a été dessiné par l'architecte Yves Simon
en une coque vitrée sur trois niveaux en décrochés. Sa géométrie évidée asymétriquement épouse la totalité du terrain. Sur sa pointe, un porte-à-faux de 17 mètres entre R+2 et R+3 se projette au-dessus de la canalisation ; l'autre angle est lui tronqué à un R+1. L'ensemble s’enroule autour d’un patio courbe.
Patrick Loubet La solution proposée
La structure béton du bâtiment s’efface derrière la façade vitrée et réfléchissante mise en œuvre par l’entreprise de menuiseries aluminium Grégoire 12, à partir de solutions Wicona en profilés alu. Afin d'obtenir
une façade courbe la plus lisse possible, un travail a été nécessaire pour mettre au point les bons calepinages. « Initialement, nous avions prévu davantage d’ouvrants, mais la question s’est avérée complexe en
termes de budget. Nous avons fait en sorte que chaque preneur bénéficie au moins d’un par bureau et que le confort d’été soit assuré par le vitrage et par la possibilité de poser des stores intérieurs », explique Yves Simon.
Un point particulier est le porte-à-faux dont la structure béton est suspendue à deux haubans en acier, suivant une technique inspirée de celle
des ponts. Des études ont été menées par Séquabat avec le BET Verdier notamment pour faire coïncider la dilatation du béton avec les normes de pose du mur-rideau.
Patrick Loubet La réalisation finale
Le mur-rideau Wicona Mecano 52 (1 650 m²) habille les formes du bâtiment d'un seul mouvement. L'impression de continuité lisse des courbes est obtenue par une facettisation d'une relative étroitesse avec une trame de largeur 1 100 mm et par une faiblesse des angles inférieurs à 10 degrés.
La discrétion est de mise avec l’usage de capots serreurs plats sur les profilés verticaux de teinte gris (7016) et d’ouvrants rapportés Wicline 65 à ouvrant caché. En revanche, les horizontales sont soulignées, dessinant les formes fluides de l'enveloppe avec des capots serreurs saillants sur des profilés gris clair (7035) et des bandeaux de verre émaillé Emalit de
hauteur 1 000 mm en parties opaques. Au centre, le patio à ciel ouvert est équipé de 12 ensembles menuisés de fenêtres en bande filante Wicline 65 à ouvrant visible. « Le délai de trois mois pour fermer les façades était
court. Il fallait être performant sur un site en pleine ville, sans possibilité
de stockage, avec une gêne apportée par les cathéters du
tramway. Nous avons effectué la pose par niveau avec une méthodologie d’approvisionnement optimisé du chantier », confie David Grégoire, gérant de Grégoire 12.
















