Lentement mais sûrement, la part des passoires énergétiques dans le parc résidentiel décroît. D’après les données publiées le 17 décembre par le Service statistique des ministères chargés du logement, des transports, de l’énergie, de l’environnement, du climat et du développement durable (Sdes), le nombre de logements étiquetés F ou G, tous segments confondus (résidences principales et secondaires, et logements vacants), était estimé à 5,8 millions au 1er janvier 2024, soit 15,6 % du parc résidentiel. Un taux en baisse de 2,2 points par rapport au 1er janvier 2023.
Le Sdes fait notamment état de 500 000 passoires énergétiques en moins parmi les résidences principales — qui représentent la grande majorité du parc résidentiel — dont 190 000 pour le seul parc locatif privé. Le nombre de passoires dans le résidentiel est ainsi en recul de 11% par rapport au 1er janvier 2023, après avoir baissé de 7% sur l’année 2022.
Les bailleurs sociaux déclarés champions
Les données attestent par ailleurs une fois de plus de la meilleure performance du parc HLM, puisque la part de passoires énergétiques estimée dans le parc social reste « beaucoup plus faible que dans le parc privé (7,4%, soit 350 000 logements d’étiquettes F et G dans le parc social, contre 12,7%, soit 3,9 millions de logements pour le parc privé) », toujours selon le Sdes.
Le parc locatif privé reste donc globalement plus énergivore, une situation qui s’explique par sa structure, bien différente de celle de l’ensemble des résidences principales. Il est en effet constitué à 70% par des appartements (versus 45% pour l’ensemble) et on y dénombre par ailleurs « presque trois fois plus de logements de petites surfaces (de moins de 30 m²) que dans l’ensemble des résidences principales (14% contre 5%) », rappelle le Sdes, sachant que les petites surfaces sont souvent moins performantes. Ce parc est de surcroît globalement plus ancien : 36% de logements locatifs privés ont été construits avant 1948 contre 27% dans l’ensemble des résidences principales.







