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Visite de Cap Moderne à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes)
Site - © © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Diaporama

Visite de Cap Moderne à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes)

le 17/06/2015  |  ArchitectureAlpes-Maritimes

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Site

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Le 26 juin 2015 à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes) sera inauguré Cap Moderne. Ce site bordé par la Méditerranée et propriété du Conservatoire du littoral regroupe sur 2970 m² une villa, des unités de camping, un cabanon et un restaurant, rendus célèbres au XXe siècle par leurs constructeurs et utilisateurs, dont l’architecte Le Corbusier. Les visiteurs ont jusqu’au 31 octobre 2015 pour découvrir les lieux avant que les échafaudages ne réapparaissent pour une nouvelle période de travaux jusqu’à l’été 2016. Les réservations s’effectuent sur le site internet www.capmoderne.com.

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Accueil

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L’accueil du public se situe à environ 450 mètres du site, à l’entrée du sentier Le Corbusier, sur le parking de la gare de Roquebrune-Cap-Martin. Il est prévu que le wagon soit aménagé en billetterie et boutique, et que le hangar accueille une salle d’exposition contenant une réplique du cabanon de Le Corbusier, moins fragile que l’original.

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Villa E-1027

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Premier édifice en date, la villa E-1027 a été bâtie entre 1926 et 1929 par Eileen Gray (1878-1976) et Jean Badovici (1893-1956). Cette maison blanche de 120 m² se développe en « L » sur deux niveaux. Elle est implantée en front de mer, au pied de restanques où poussent des citronniers. Sa composition est inspirée de la théorie des cinq points de la nouvelle architecture élaborée par Le Corbusier et son cousin Pierre Jeanneret dans les années 1920 : le plan libre, les pilotis, la façade libre, la fenêtre en bandeau et le toit-terrasse.

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Entrée

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Jean Badovici, architecte diplômé de l’Ecole spéciale d’architecture à Paris en 1919 et rédacteur en chef de la revue « L’Architecture vivante » entre 1920 et 1930, a demandé à son ami Charles-Edouard Jeanneret (1887-1965), dit Le Corbusier, de réaliser sept peintures murales dans sa villa. Présentes dans l’entrée, le séjour et la chambre d’amis, elles ont été exécutées entre 1938 et 1939. Elles sont principalement figuratives. Le Corbusier restaura lui-même ses peintures en 1949 et 1963.

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Mobilier

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Le mobilier de la villa a été imaginé par Eileen Gray. Les meubles mobiles ne sont pas des originaux, mais des copies modernes. Quant aux meubles fixes, ils sont reconstitués petit à petit par l’Association Eileen Gray/Etoile de mer/Le Corbusier. Pour son président, Robert Rebutato, « il était impossible de laisser la villa comme une boîte vide, il fallait la meubler pour redonner l’idée d’une maison et ainsi attirer le grand public ». A l’image : la pièce principale de la villa, dont le plan libre permet d’y recevoir des invités, d’y travailler ou bien de s’y reposer.

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Recoin

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Dans ce recoin de la pièce principale, avec accès direct sur un balcon, se trouve un petit divan et une paroi pratique intégrant des placards, des prises de courant et un pupitre articulé.

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Paroi coulissante

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La pièce principale s’ouvre vers la terrasse extérieure grâce à des menuiseries métalliques vitrées qui se replient en accordéon. A l’avant de cette façade libre de tous points porteurs, une structure textile protège du soleil et cadre le paysage comme une fenêtre bandeau.

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Restauration

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Vendue, rachetée, abandonnée, squattée, vandalisée puis finalement classée Monument historique en 2000, la villa E-1027 a été restaurée en 2007 sous la conduite de Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques. Pour poursuivre les travaux de restauration et de mise en valeur de l’ensemble du site de Cap Moderne, un fonds de dotation ouvert au mécénat a été créé en 2014.

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Pilotis

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La villa est construite sur pilotis afin de limiter l’impact du bâtiment sur le site naturel et pour pouvoir profiter d’espaces extérieurs couverts en contact direct avec le jardin. La structure est en béton armé et les murs en briques creuses. Bien que moderne, l’architecture adopte toutefois une touche de vernaculaire avec ses persiennes en bois.

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1965-2015

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Le 27 août 1965, Le Corbusier trouva la mort sur la plage de Cabbé, voisine de la villa E-1027. Des commémorations auront lieu à Roquebrune-Cap-Martin le 27 août 2015.

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Camping

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Thomas Rebutato (1907-1971), plombier-couvreur de profession, ouvre en 1949 le restaurant « L’Etoile de mer-Chez Robert » (sous la bâche de chantier, NDLR), à côté de la « villa blanche ». Son fils Robert Rebutato, alors âgé de douze ans, se souvient que « le jour de l’ouverture, un homme, hôte de son voisin Jean Badovici vient négocier la pension d’une dizaine de personnes pour une semaine. Cet homme, c’est Le Corbusier. » Par amitié, ce dernier y réalise une peinture murale. Thomas Rebutato lui offre ensuite un bout de ses 1000 m² de parcelle pour installer en 1952 son cabanon (voir image suivante). En échange, Le Corbusier construit pour lui cinq unités de camping entre 1956 et 1957. Réunies dans une même structure sur pilotis, chacune d’elles mesure 8 m² et peut loger deux personnes. Un « Modulor » est peint sur la face nord.

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Cabanon

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Adossé au restaurant de Thomas Rebutato, le cabanon de Le Corbusier est constitué d’une structure en bois, préfabriquée en Corse par l’entreprise Barberis, puis assemblée à Roquebrune-Cap-Martin durant l’été 1952. Le bardage extérieur est en croûte de pin et les aménagements intérieurs sont en chêne, en châtaigner et en contreplaqué de marine. La bâtisse, cellule habitable minimale, mesure 3,66 m de côté et 2,26 m de hauteur. L’espace intérieur est optimisé pour pouvoir travailler, se reposer, manger, se laver et ranger. « Un château sur la Côte d’Azur (…) extravagant de confort », disait Le Corbusier, qui s’en servit de lieu de villégiature jusqu’à la fin de sa vie.
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