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Témoignages de quatorze anciens lauréats des Nouveaux albums des jeunes architectes (Naja)
Dix ans - © © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

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Témoignages de quatorze anciens lauréats des Nouveaux albums des jeunes architectes (Naja)

Milena Chessa et Jacques-Franck Degioanni |  le 21/10/2011  |  France entière

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Dix ans

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Début de la soirée organisée par le ministère de la Culture et de la Communication le 19 octobre 2011 à Paris, à l'occasion du dixième anniversaire des Albums des jeunes architectes (Naja).

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Cyril Gauthier et Guillaume Aubry (sans Yves Pasquet), lauréats 2009-2010

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« Devenir Naja, coup de pouce ou pas coup de pouce ? C’est une bonne question ! On pourrait dire coup de barre, coup de mou, coup de grisou, coup de vent, ça dure deux ans. D’ailleurs dans cinq mois on change de métier et tu ne nous parleras plus ! Une rampe de lancement ? Nous on est plutôt des hommes-canons : on ne sait pas quand on va partir, on est dans un super justaucorps, on ne pense pas à l’atterrissage ou alors le plus loin possible, dans la piscine, avec notre casque vissé sur la tête. Les jeunes architectes nous contactent parce qu’ils nous trouvent excitants et pas sérieux. Ils oublient qu’on est passés par des agences austères comme Groupe 6, où on apprend avant tout à construire. Notre approche est drôle, décalée, jouissive parce qu’on connaît le métier. Et c’est quand on a confiance en soi qu’on monte dans le canon et qu’on met le feu aux poudres ! » Site Internet : www.freaksfreearchitects.com

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Vladimir Doray, lauréat 2007-2008

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« Tu reçois un coup de pied au cul. Le chrono se met en marche au moment où tu deviens Naja. Avant je faisais mes maisons à la maison, maintenant j’ai une agence avec 5-6 collaborateurs. » Site Internet : www.wildrabbits.fr

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Jean-Christophe Quinton, lauréat 2003-2004

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« Devenir Naja, c’est "un coup de bonheur, deux coups de bâtons", comme disait Patrick Berger à l’époque où je travaillais chez lui. Je suis reconnaissant envers ce système, sans aucun cynisme. Ça m’a permis de rencontrer 2-3 personnes de confiance. Ça donne l’appétit de prendre des risques, mais tout est volatil et l’euphorie peut vite s’évaporer de manière parfois douloureuse. » Site Internet : www.quinton-architect.com

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Eva Meinhardt, lauréate 2005-2006, et Alexandre Grutter

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« Coup de pouce ? Coup de cœur avant tout ! La volonté d’y aller est là. Après, tout est affaire de posture. On utilise le système ou pas. On s’affiche comme Naja en première page ou pas. Tout est question de chance. Etre numéro 1 ou numéro 2 sur un concours, ça se joue à vraiment peu de chose, une forme ou une couleur… » Site Internet : www.pour-quoi-pas.fr

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Emmanuel Saadi, lauréat AJA 1988

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« Moi je suis Aja de 1988, pas Naja. Ça a été un coup de pouce, on a été retenus sur des concours. Pour eux aujourd’hui, c’est un sacré de pouce. Nous, on recevait une plaquette qu’on distribuait nous-mêmes. Eux, ils ont un cercle de mécènes… rien à voir ! »

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Adrien Robain et Alix Héaume, lauréats 2005-2006

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« Super coup de pouce ! On a décollé ! L’effet Naja, c’est que tu es plus facilement retenu à des concours. Et l’effet perdure si tu as réalisé de beaux projets entre temps. » Site Internet : www.rhplus-architecture.com

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Manuela Franzen et Benjamain Colboc, lauréats 2003-2004

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« C’est un coup de pouce, ça ne se traduit pas en commandes directes, mais en gain de maturité. C’était très motivant, ça te donne une raison de te lancer si tu as envie de le faire. Ça fait parler de toi, les gens te connaissent plus. Enfin, nous on est encore dans la catégorie "benjamin", "poussin", on sort du chou ! » Site Internet : www.cfa-arch.com

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Jean-Christophe Masson et Gaëlle Hamonic, lauréats 2001-2002

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« On était Naja il y a dix ans. Ça a été un gros coup de pouce pour nous. Sans Naja, pas de réseau, pas de commandes. Avant, c’est la maison individuelle. Après, c’est la possibilité d’accéder à la commande publique. Dans les deux ans qui ont suivi, on a remporté sept concours sur neuf ! Depuis, on fait les projets qu’on a envie de faire, c’est un luxe. On est toujours en phase ascendante sur le tremplin, mais tu en as toujours qui t’attendent en bas avec la carabine ! » Site Internet : www.hamonic-masson.com

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Julien Choppin et Nicola Delon, lauréats 2005-2006

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« Coup de bol ! Ça a été un hasard, même si on en avait envie. A l’époque, on faisait surtout des installations artistiques, on n’était même pas inscrits à l’Ordre… Ça nous a donné un coup de pied : allez-y ! Aujourd’hui, on se voit un peu comme une "équipe espoir" dans le domaine sportif, qui doit faire ses preuves avec ses blessés, ses bons et ses nuls. » Site Internet : encoreheureux.org

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Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret, lauréats 2005-2006

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« Coup de trique, coup de pouce, coup de maître : avant, rien ; après, l’agence. Ça nous a mis en confiance, ça nous a donné la possibilité de naître et de lancer la boîte. On est sur le tremplin à pleine vitesse, on pousse sur les jambes, prêts à décoller ! Nous sommes devenus des références dans le 13e arrondissement de Paris, surtout dans le restaurant vietnamien, peut-être notre prochain maître d’ouvrage… » Site Internet : www.jolyloiret.com

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Thomas Corbasson et Karine Chartier, lauréats 2001-2002

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« On fête nos dix ans de Naja et nos dix ans d’agence. Ce que ça a changé pour nous ? Une communication plus efficace qui fait que notre candidature est retenue plus souvent dans les concours, même si on n’est jamais sûrs du lendemain... Sans oublier le cercle de parrainage qui nous a apporté du travail. » Site Internet : chartcorb.free.fr

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Mahmoud Keldi, lauréat 2005-2006

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« Naja, un passage obligé pour sortir du lot. Pour autant, ça ne m’a pas apporté plus d’affaires. On ne gagne pas à tous les coups. Le cercle de parrainage ? Niet, nada, walou, macache bono, je ne l’ai pas vu ! La rampe de lancement, je me la suis faite et je suis dessus. Je n’ai pas peur d’aller franco à la rencontre des maîtres d’ouvrage. J’y vais même si je n’ai pas de réseau. J’ai réussi à me faire une petite place par les appels d’offres. Et puis des Naja, il y en a plein, mais je suis le seul à être coloré. Aujourd’hui, je reçois vingt CV par semaine : des Chinois, des Arabes, etc. L’agence est multiethnique et c’est bien comme ça, et en plus on arrive à travailler jusqu’en Afrique ! » Site Internet : www.keldi-architectes.com

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Julien Abinal, lauréat 2009-2010

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« Naja, c’est un vrai coup de projecteur. Ça donne une grande visibilité. C’est plus facile d’avoir un rendez-vous, mais il faut avant tout faire le job. C’est une aide qu’il faut savoir saisir. Certains maîtres d’ouvrage donnent plus facilement une chance aux jeunes architectes (Siemp, RIVP, I3F), même si ça reste difficile de choper un équipement public. Après l’exposition Naja, on t’appelle, on te reçoit pendant une heure et demie. Et au final on te file une crèche. On attend que tu aies construit pour enclencher autre chose. Aujourd’hui, à l’agence, on croule sous les CV, alors que la réalité économique fait qu’on n’offre pas tant d’emplois. » Site Internet : www.abinalandropars.com

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Nicola et Adélaïde Marchi, lauréats 2007-2008

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« Naja, c’est un coup de poker, ça ne marche pas à tous les coups. Mais on a vécu ce que le ministère de la Culture vendait : rentrer dans le réseau de la commande publique. On ne sait pas toujours pourquoi, et un jour on est retenu sur une opération à 11 millions d’euros. L’effet continue aujourd’hui, même s’il y a des moments difficiles, sans boulot. Ça peut aussi être un handicap dans un jury de concours qui en aurait ras-le-bol des Naja. On est devenus une micro référence pour les étudiants qui cherchent un stage. On reçoit une palanquée de CV par jour parce qu’on est abordables. On verra bien où on en sera dans dix ans. En attendant, on est plutôt sur une rampe de skate avec des hauts et des bas, plutôt que sur une rampe de lancement ! » Site Internet : www.anmarchi.com
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