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Sud-Europe Atlantique : Le plus grand chantier d'Europe vu du ciel
La "trace" de la LGV SEA s'étend sur 302 kilomètres - © Thaïs Brouck

Diaporama

Sud-Europe Atlantique : Le plus grand chantier d'Europe vu du ciel

Thaïs Brouck |  le 11/10/2012  | 

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La "trace" de la LGV SEA s'étend sur 302 kilomètres

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Le franchissement de l'A 10

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Sur certains points singuliers du tracé, notamment les secteurs concernés par la construction de grands ouvrages d’art liés aux franchissements autoroutiers comme sur cette photo (A10) ou ferroviaires, les travaux préparatoires au terrassement ont débuté au 1er trimestre 2012. Ces travaux ont dû être mis en œuvre en priorité afin de faciliter les interventions à venir. L’objectif est d’avoir une chantier en continu le plus rapidement possible afin de faire passer les engins de chantier d’un côté à l’autre d’un obstacle sans avoir à faire de convois exceptionnels. « Nous sommes en train de détourner l’autoroute A10 provisoirement », explique Stéphane Brondina qui dirige le projet dans la majorité du département de la Vienne et dans quatre communes d’Indre-et-Loire. La tranchée qui passera sous l’autoroute  à Veigné (Indre-et-Loire) fera 1700 mètres de long. Il s’agit de l’ouvrage le plus important par sa longueur, la seconde marche du podium étant remportée par le viaduc de la Dordogne (1 377 mètres), au nord de Bordeaux.

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Le chantier de l'Estacade

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Dans le même esprit qu’un pont ou qu’un viaduc, une estacade permet le franchissement en hauteur d’un obstacle. Il se caractérise par un nombre plus important de pieds de soutènements qui en assurent, dans des configurations topologiques particulières, sa stabilité. Les estacades servent pour des franchissements de zones urbaines car elles engendrent moins d'emprise au sol qu'une voie "classique". Elles sont également utiles pour l'arrivée ou la continuation d'un viaduc. Il y a trois estacades sur le tracé : à Chasseneuil du Poitou (86), à la Couronne (16) et à Ambares (33).

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Les bases travaux

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Les installations de chantier de génie civil constituent les tours de contrôle des travaux de la LGV. D’ici fin 2012, on en comptera 29 sur l’ensemble du tracé. Parmi elles, on distingue les installations principales d’où est pilotée une cinquantaine de kilomètres du chantier (Maillé-Nouâtre, Coulombiers, Sauzé-Vaussais, Villognon, Clérac …), et les installations secondaires, plus petites et situées à proximité des ouvrages d’art. Près de 300 personnes travailleront sur chacune des installations principales. Dédiées exclusivement aux travaux de génie civil, l’ensemble de ces installations sera démantelé fin 2014, une fois le terrassement et les ouvrages d’art achevés.

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Le franchissement d'une ligne de chemin de fer classique

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Les ponts-rails permettent à la LGV de passer par-dessus une infrastructure de voirie existante. Il s'agit pour la plupart du temps de routes, mais ce peut également être le cas pour des petits cours d’eau ou d’autres lignes de chemin de fer.  Leur largeur est environ de 13,60 m pour 2 voies. La longueur dépend de la largeur de la route qui passe dessous. La plate-forme est bordée par un garde-corps. Une centaine de ponts-rails sont prévus sur l’ensemble du trajet.

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Ecrans de protection

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Parfois la pose d’écran de protection le long de la ligne en vue de la réalisation d’un ouvrage d’art est nécessaire. La longueur LGV SEA représente une emprise totale de 5000 hectares, qui traverse des communes, des terrains agricoles, des maisons. 1000 hectares seront rendus à leur propriétaires à la fin du chantier. "Et seulement 7% de ces 5000 ha ont dû être expropriés, assure Xavier Neuschwander, directeur du projet Cosea. Le reste a été négocié à l'amiable". Les trois régions traversées sont riches d’un patrimoine naturel qui regroupe 219 espèces protégées et 14 sites Natura 2000. La réglementation en matière de sauvegarde de la biodiversité est de plus en plus stricte et impose d’éviter les impacts, lors de la définition initiale du tracé, réduire les impacts avant et pendant les travaux. Cela est fait grâce à la saisonnalité des actions de déboisement, la mise en défense des zones sensibles, le déplacement des espèces (amphibiens, poissons, grandes mulettes et mulettes épaisses, flore), la construction de 800 ouvrages de transparence écologique, la maîtrise des couverts végétaux et notamment les espèces invasives, ainsi que la pose de filets ou les dispositifs d’effarouchement pour éviter que la faune ne revienne sur des secteurs de chantier. Enfin, des mesures compensatoires sur des surfaces couvrant environ 3 000 hectares sont et seront mises en œuvre.

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Des fouilles archéologiques sur tout le tracé

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Plus d'une centaine d'indices archéologiques ont été détectés à l'occasion des diagnostics du tracé de cette future LGV. Les archéologues grattent la terre pour détecter ces indices comme sur cette photo. Parmi les sites pour lesquels les Préfectures de Région ont prescrit des fouilles, on compte notamment deux sites du paléolithique moyen (dont un vieux de plus de 250 000 ans); trois sites du paléolithique supérieur; deux sites néolithiques témoignant des premières communautés villageoises sédentaires; huit sites protohistoriques se rapportant à part égal à l'Age du Bronze et à l'Age du Fer; cinq sites gallo-romains et, enfin, huit sites du Moyen-Age. Sur l'ensemble du tracé, une soixantaine de fouilles seront réalisées.

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La zone de transit de matériaux

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En attendant d'être posés, les matériaux sont stockés. Ici du ballast arrive chaque jour par camion principalement depuis l'étranger alors qu'il ne sera réellement posé sur les voies qu'à partir de 2015.

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La formation, une composante importante du chantier

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Neuf plates-formes de formation (dont 5 dédiées aux métiers du terrassement) ont été installées en lien étroit avec les organismes de formation professionnels. Elles permettront de former les futurs collaborateurs aux compétences requises par le chantier. La photo montre de futurs conducteurs d’engins en formation en conditions réelles. Ces formations d'adaptation auront intégré plus de 1 300 personnes avant leur embauche. Ces dernières seront ensuite recrutées par les entreprises associées du projet. Cette phase de formation permettra de fournir le personnel local formé et de participer à l'ancrage territorial du projet.

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Aménagement du terrain naturel

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Première étape du chantier de la LGV, les travaux de terrassement ont commencé fin février sur l’ensemble du tracé, après obtention des autorisations administratives (arrêtés préfectoraux de la loi sur l’eau et arrêté du Conseil National pour la Protection de la Nature concernant les espèces protégées). Ces travaux de terrassement permettent de réaliser la plate-forme en aménageant le terrain naturel, avant de laisser place aux travaux ferroviaires à partir de mi-2014. Plus de 2 000 compagnons sont d’ores et déjà mobilisés, et des équipes d’encadrement ont été déployées de Tours à Bordeaux afin d’assurer le bon déroulement des opérations.
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