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Reconversion de l’hôtel Tyndo à Thouars (Deux-Sèvres), par Arc&Sites
Hôtel du président Tyndo - © © Antoine Guilhem-Ducléon

Diaporama

Reconversion de l’hôtel Tyndo à Thouars (Deux-Sèvres), par Arc&Sites

le 16/09/2015  |  ArchitectureDeux-Sèvres

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Hôtel du président Tyndo

© © Antoine Guilhem-Ducléon

Livré en août 2015, le nouveau conservatoire de musiques et de danses de Thouars (Deux-Sèvres) prend place au sein de l’hôtel du président Tyndo, construit à la fin du XVe siècle et transformé en école des filles en 1873. Une aile de style néo-médiéval est alors bâtie pour accueillir les salles de classes et le dortoir du pensionnat. L’hôtel du XVe siècle et les bâtiments du XIXe siècle sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH). Seule la tourelle d’escalier médiévale est classée Monument historique.

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Jardin

© © Arc&Sites / Milena Chessa / Le Moniteur.fr

« Contrairement aux idées reçues, la réutilisation de bâtiments anciens est généralement plus économique que de construire, affirme l’architecte Rémi Desalbres (agence Arc&Sites). Elle participe également ici à un développement urbain responsable, en régénérant la ville existante. » Un jardin d’agrément dessiné par l’agence Nunc, actuellement en chantier, remplace un parking et signale l’entrée du nouvel équipement.

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Entrée

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

L’entrée principale du conservatoire se fait par le nouveau jardin, au droit de l’ancien préau de l’école des filles. Les arcades en pierre ont été fermées par des baies vitrées.

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Escalier

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Un nouvel escalier, créé à la jonction entre les bâtiments des XVe et XIXe siècles, assure la distribution de l’équipement. Les marches et les paliers sont habillés de chêne massif en surface et d’acier Corten en sous-face. Les garde-corps sont en filet Inox. La cage d’ascenseur est habillée de panneaux ajourés en acier Corten. Les motifs floraux, dessinés par l’artiste plasticienne Sarah Dreaper, ont été réalisés par découpe laser. Ils font écho aux décors peints sur la « cheminée aux oiseaux » (voir photo suivante).

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Cheminée

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Le limon de l’escalier est décollé des murs pour mettre en valeur les trésors redécouverts lors du chantier, comme cette « cheminée aux oiseaux ». Les planchers ayant disparu, les deux autres cheminées des étages supérieurs sont également visibles.

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Plan du premier étage

© © Arc&Sites

« L’un des principaux enjeux de la réhabilitation consiste à trouver une juste affectation aux espaces et à faciliter les déplacements intérieurs par l’implantation judicieuse des éléments du programme », indique l’architecte Rémi Desalbres. Logiquement, les salles de classes de l’ancienne école des filles accueillent aujourd’hui les salles de pratique instrumentale.

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Musique

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Poutrelles métalliques, menuiseries extérieures en bois et poêles chauffants d’autrefois ont été conservés dans les salles d’enseignement musical. S’y ajoutent à présent des panneaux acoustiques, des fenêtres intérieures à double vitrage et des dalles flottantes sur plots en caoutchouc pour un confort optimal des utilisateurs. « Les couloirs ne reçoivent pas de traitement acoustique particulier, les enfants peuvent s’y défouler », souligne Philippe Guignouard, directeur du bureau d’ingénierie acoustique Lasa.

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Circulations

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Un large escalier en béton blanc a été aménagé sous l’aile sud en pierre de tuffeau. Le public peut ainsi librement circuler entre la cour basse et la cour haute. Un autre escalier en acier Corten donne accès à l’aile dédiée à la danse. Celle-ci est bardée de pin Douglas, non traité. « Nous avons choisi des matériaux contemporains qui se patinent, mais ne vieillissent pas », indique Rémi Pottier, architecte chef de projet au sein de l’agence Arc&Sites.

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Tourelle

© © Arc&Sites / Milena Chessa / Le Moniteur.fr

A l’image de la tourelle d’escalier médiévale, les façades des bâtiments anciens étaient particulièrement dégradées et ont été restaurées. Plus de 80 m3 de pierre de taille ont été nécessaires pour cette importante restauration. Tailleurs de pierre, sculpteurs et maçons ont œuvré sur le chantier durant plus de vingt mois. La sculpture et les fleurons des lucarnes ont notamment été rétablis. Les enduits au ciment ont été remplacés par des enduits à la chaux naturelle de teinte claire, qui respirent et s’harmonisent avec la pierre de taille.

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Coupe

© © Arc&Sites

Les planchers existants ont été renforcés en connectant les poutres anciennes en bois avec une dalle en béton armé par l’intermédiaire de connecteurs métalliques.

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Salle d’orchestre

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Au second étage, la salle d’orchestre de 280 places est implantée dans l’ancien dortoir et sa salle d’eau. Une détection incendie généralisée au bâtiment, conforme à la demande des pompiers, a permis de conserver les poutres en bois apparentes.

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Salle de percussion

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Vue de la salle de percussion, au second étage. L’air conditionné est soufflé à faible vitesse dans les gaines de ventilation, afin de ne pas générer de bruits perturbateurs pour les musiciens.

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Médiathèque

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

La médiathèque a été aménagée au rez-de-chaussée de l’hôtel médiéval, à l’emplacement d’un ancien salon dont les boiseries datent du XVIIIe siècle.

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Aile sur rue

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

L’aile sur rue est principalement affectée à la danse avec deux salles superposées de 250 m². Une extension sous la forme d’une tour de bois abrite un monte-charge pour la manutention des instruments de musique volumineux et un escalier de secours.

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Danse

© © Antoine Guilhem-Ducléon

Pour des raisons acoustiques, les salles de musique et de danse ont été équipées de dalles flottantes, sur ressorts (studio d’enregistrement, salle de percussion, etc.) ou sur plots néoprène (salle d’orchestre, studio de danse, etc.).

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Douglas

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

La trémie de l’escalier de secours, à ciel ouvert, est agrémentée d’un pin Douglas d’une dizaine de mètres de haut. Ses branches pousseront petit à petit à travers le bardage en bois et sa cime dépassera le faîtage du bâtiment. Une idée de l’artiste plasticien Simon Boudvin, imaginée avec l’agence d’architecture Arc&Sites dans le cadre du 1% artistique. Pour l’architecte Rémi Desalbres, « la création artistique est une opportunité de prolonger le patrimoine ».
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