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Prix Moniteur de la Construction 2015: les champions de l'Ouest
Rousseau fait entrer le bois dans le logement collectif Bepos - © © Cyril Chigot / Divergence / Le Moniteur Cyril Chigot

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Prix Moniteur de la Construction 2015: les champions de l'Ouest

Jean-Philippe Defawe (Bureau de Nantes du Moniteur) |  le 14/12/2015  |  Loire-Atlantique

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Rousseau fait entrer le bois dans le logement collectif Bepos

© © Cyril Chigot / Divergence / Le Moniteur Cyril Chigot

L’entreprise Rousseau a déjà fait parler d’elle au niveau national l’an dernier, en livrant 23 logements Bepos situés à Montreuil-Juigné (Maine-et-Loire) pour le compte d’Angers Loire Habitat. C’était la première opération collective française labellisée Bepos Effinergie 2013. «On ne construit plus du tout comme il y a trois ou quatre ans», estime Régis Rousseau, qui a repris l’entreprise de construction bois créée par son grand-père après-guerre. Il a fallu du temps à l’informaticien pour se convertir à la construction et se décider à reprendre l’affaire: plus d’une dizaine d’années, qu’il mettra à profit pour se former (CAP de charpentier, DUT de gestion en alternance...) et découvrir les différents métiers de l’entreprise jusqu’à la conduite de travaux. Lorsqu’il se retrouve seul à la tête de l’entreprise, en 1995, celle-ci compte une quarantaine de salariés. Aujourd’hui, les 120 salariés se répartissent une dizaine de marchés, allant de la charpente traditionnelle au lamellé-collé, de la construction bois à la fabrication d’escaliers (marque Tour du Bois) et à la menuiserie ou à la distribution de vitrage avec Alglass, reprise en 2004. Depuis quelques années, l’entreprise s’oriente vers la gestion de chantier tout corps d’état. Cette stratégie semble réussir, puisque son carnet de commandes est rempli à dix mois avec des clients aussi prestigieux qu’Angers SCO, le club de football qui a créé la surprise en Ligue 1, et dont Rousseau a réalisé les loges en un temps record.

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SRB, cinq ans, joue déjà dans la cour des grands

© © Jean-Marie Heidinger / Le Moniteur Heidinger Jean-Marie

La nouvelle gare de Lorient, le siège de la DDTM à Vannes, une maison de retraite en conception-réalisation sur l’île de Groix, 70 logements sociaux en entreprise générale pour le compte d’Immobilière 3F en région parisienne, un hôtel Mercure à Brest... Avec de telles références, difficile de croire que Stéphane Robic a créé SRB Construction de toutes pièces en 2009 avec pour seul capital 100 000 euros d’économie et un bungalow en guise de bureau. Mais le dirigeant formé au Centre des jeunes dirigeants (CJD) disposait d’atouts de taille: son réseau (il était directeur d’exploitation d’une PME locale) et surtout des valeurs et des méthodes qu’il défend avec fermeté et conviction. Sa chance ? «Nous avons démarré dans le dur, en pleine crise et nous sommes partis d’une feuille blanche», explique Stéphane Robic. Depuis, SRB connaît une croissance fulgurante: 5 millions d’euros la première année, 10 millions la deuxième... Elle devrait atteindre 25 millions d’euros l’an prochain et s’est fixée pour objectif 35 millions dans les cinq ans à venir. Yannik Lallour, son associé en charge des études et des achats, ainsi que les conducteurs de travaux et chefs de chantiers qui viennent en appui des services QSE, Méthodes et Matériel (et sont formés sur les prérequis de la prévention par l’OPPBTP) se chargent de mettre progressivement en place «une intelligence collective», synthétisée par «treize commandements» ou standards à respecter impérativement.

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Michel Marie Peinture ravive les couleurs du management

© © Frédéric Grimaud / Le Moniteur Frederic Grimaud / divergence-im

Kevin Lecroere s’est battu un an et demi pour convaincre les banques de le suivre dans son projet de reprise. A l’époque, il était âgé de 28 ans et, en dépit de son expérience de directeur de travaux et de bras droit d’une PME locale, ce jeune diplômé en génie civil a dû affronter les sarcasmes d’une partie de la profession. Quatre ans après le rachat, Michel Marie Peinture a doublé son effectif et son chiffre d’affaires, et dispose d’un carnet de commandes rempli à six mois. Dans les trois départements bas-normands, l’entreprise est sur tous les fronts, de la déco du théâtre de Caen à l’isolation par l’extérieur de logements sociaux en passant par la pose de moquette tendue sur les navires de Brittany Ferries. «J’aime aller où les autres ne vont pas», explique le jeune chef d’entreprise. Pour chaque chantier, Kevin Lecroere cherche à faire la différence et n’hésite pas à prendre des «risques mesurés». Cela va d’un investissement matériel pour rentabiliser un chantier à la création d’une agence à Lisieux pour remporter un marché d’entretien. Le dernier projet de l’entreprise: le lancement de MM Design, une offre «clé en main» en aménagement. Toutes ces décisions stratégiques, Kevin Lecroere les partage avec un noyau dur de jeunes responsables (31 ans de moyenne d’âge). «Je ne me sens pas un manager au sens classique. Au sein de ce staff, chacun est autonome, et nous avons su développer une vraie relation de confiance», assure-t-il. Ce jeune patron de 33 ans aurait-il trouvé la meilleure formule de management ?

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Esvia a décuplé son activité en dix ans

© © Thomas Louapre / Le Moniteur Thomas Louapre

Esvia est une jeune marque, créée il y a un an. L’entreprise vient pourtant de fêter son 30e anniversaire. Car cette PME spécialisée dans la signalisation routière trouve son origine chez Lesourd, acteur historique des travaux publics ligériens racheté en 2005 par Stéphane Morgo. «En dix ans, nous avons multiplié l’activité par dix», se réjouit le président, ancien cadre des travaux publics qui a tenté l’aventure de l’entrepreneuriat en 2005, «depuis un bungalow».Se dépensant sans compter et malgré la crise du secteur, Stéphane Morgo a su diversifier la palette des métiers grâce au développement de nouvelles activités, comme la signalisation verticale, le balisage de chantier ou la fabrication de bandes podotactiles dès 2006, mais aussi grâce à la croissance externe (Traceco, Equip’sols puis Marquavia). C’est ainsi qu’Esvia dispose d’un réseau de six agences, jusqu’à Tours et Toulouse. «Nous avons des marchés de maintenance dans les villes où nous sommes implantés mais l’essentiel de notre activité est réalisé avec des travaux ponctuels et, pour cela, il faut de la proximité avec nos clients», explique Stéphane Morgo. Ce dernier veut également proposer de la prestation intellectuelle aux gestionnaires de voirie et a racheté, en 2013 et en 2014, deux bureaux d’études spécialisés dans la signalisation: Brunet Ingénierie à Mâcon (Saône-et-Loire) et Coros à Avignon (Vaucluse). Deux structures regroupées sous la marque Coros, qui est aussi centre de formation agréé.

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Anvolia décolle sur tout le territoire national

© © Thomas Louapre / Le Moniteur Thomas Louapre

Lorsqu’en 1991, Marc Faburel créé son entreprise artisanale avec Hervé Mercier, personne, et surtout pas lui, n’aurait imaginé qu’il serait à la tête d’un groupe de 480 salariés, avec 23 agences dans toute la France. «Je suis un patron heureux», reconnaît cet autodidacte, qui avoue avoir pour modèle Michel Hervé, l’emblématique fondateur du groupe Hervé Thermique. Spécialisée dans l’installation et la maintenance en climatisation et chauffage, l’entreprise s’est d’abord développée auprès d’une clientèle de professionnels (Zannier, Inditex, Maisons du Monde, Nocibé...), sous l’enseigne Atlantic Climat. «Ce nom nous localisait trop dans la région Ouest, et nous avons changé en 2007 pour Anvolia», raconte Marc Faburel. De fait, cette année-là, Anvolia s’implante à Lyon, puis à Bordeaux et à Marseille en 2008, à Lille en 2009, à Strasbourg en 2010... et enfin à Pau, en 2014. «Dans notre métier, on peut s’installer n’importe où, mais pour assurer la maintenance, il est important d’être au plus près de nos clients», insiste Marc Faburel.Après la réalisation d’un nouveau siège social au nord de Nantes, il s’est lancé dans un nouveau projet et vient de créer Oléa Services, une société spécialisée dans le facility management. Avec l’impulsion de son fils Anthony, qui aspire à reprendre le flambeau, l’entreprise s’est également ouverte sur les marchés des énergies renouvelables et sur la clientèle des particuliers, avec la marque Anvolia Habitat.
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