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Prix Moniteur de la Construction 2015: les champions de l'Est
Berthold veut capitaliser sur son savoir-faire - © © Jean-Christophe Verhaegen / Le Moniteur Jean-Christophe VERHAEGEN

Diaporama

Prix Moniteur de la Construction 2015: les champions de l'Est

Christian Robischon (Bureau de Strasbourg du Moniteur) |  le 15/12/2015  |  Bas-Rhin

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Berthold veut capitaliser sur son savoir-faire

© © Jean-Christophe Verhaegen / Le Moniteur Jean-Christophe VERHAEGEN

A Verdun, Berthold intervient actuellement en entreprise générale pour construire un centre de soins de 4,7 millions d’euros. Dans ses ateliers de Dieue-sur-Meuse, Berthold assemble dans le même temps les 300 tonnes d’acier d’un bow-string en partance pour la Tunisie. Spécialiste des ponts, le fleuron du BTP meusien sait aussi construire des passerelles entre les compétences et les marchés. «Depuis ma prise de fonction en février 2015, je m’attache à présenter Berthold dans toute sa polyvalence, car sa notoriété ne me paraît pas à la hauteur de son savoir-faire», estime Pascal Ribolzi, P-DG. Le dirigeant s’appuie sur un parc de matériel, objet d’un investissement récent de 2 millions d’euros, et sur un bureau d’études intégré pour chaque activité. Certifié Mase (Manuel d’amélioration sécurité des entreprises), Berthold travaille pour la SNCF, la Sanef ou encore de grands sites industriels chimiques et énergétiques. Les ouvrages d’arts métalliques et les ponts en béton apportent la moitié de l’activité. Le complément se répartit entre les constructions métalliques dans la France entière et les travaux de génie civil, de bâtiment et de VRD dans le quart nord-est. Fondée en 1949, Berthold a connu une défaillance en 1987, suite à un hiver trop rigoureux et aux déboires d’un ouvrage d’art. Reprise un an plus tard par le groupe Baudin-Chateauneuf, l’entreprise connaît depuis lors une progression ininterrompue. Investie dans la formation, l’insertion et l’apprentissage, elle espère une meilleure prise en compte de son engagement sociétal par les donneurs d’ordres publics.

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Schaffner s’impose comme l’orfèvre du métal

© © Vincent Kessler / Le Moniteur

Sept générations de dirigeants, 203 ans d’histoire: s’il est une PME familiale qui résiste au temps, c’est bien Schaffner. Les techniques et les outils ont changé, mais l’entreprise alsacienne reste une orfèvre de la métallerie. Le talent de ses salariés, dont trois meilleurs ouvriers de France, a fini par attirer l’attention de donneurs d’ordre nationaux en quête de portails, verrières, escaliers ou rampes de grand standing. Schaffner a équipé le Ritz, la tour Eiffel, le Louvre, la fondation Louis-Vuitton, le palais de l’Elysée, de nombreuses ambassades et magasins de luxe, dont récemment une boutique Dior à Londres. «L’Alsace ne représente plus que 15 % de notre chiffre d’affaires, la proportion baisse d’année en année au profit de réalisations haut de gamme, souvent en région parisienne, et de plus en plus à l’export (25 % du chiffre d’affaires cette année). Nos références ont amené vers nous les architectes et designers prescripteurs, comme Jean-Michel Wilmotte, Peter Marino ou Sylvain Dubuisson», confirme Vincent Schaffner, codirecteur général avec son frère Philippe. C’est toutefois à Strasbourg que la PME a signé l’une de ses références majeures: le majestueux escalier en spirale de la Bibliothèque nationale universitaire rénovée. Labellisée Entreprise du patrimoine vivant (EPF), Schaffner concentre son savoir-faire sur le formage, le façonnage et les finitions. Son dirigeant trentenaire voit dans la «capacité à fabriquer toutes dimensions, de la main courante au monumental», un atout qui distingue la PME sur son marché.

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Potain, un courant ascensionnel

© © Guillaume Atger / Le Moniteur

Sous le regard impassible des charolaises, les trancheuses de Potain TP labourent coins et recoins des confins de la Loire et de la Saône-et-Loire. C’est là que la PME a forgé son savoir-faire dans les réseaux secs souterrains, l’activité vers laquelle Philippe Potain, 53 ans, a réorienté à partir de 1987 la petite entreprise de maçonnerie de son père. Le virage a été le bon: à deux exceptions près, 2009 et l’an dernier, Potain TP a augmenté son chiffre d’affaires, sans croissance externe. «Nous nous sommes diversifiés dans l’eau potable et à partir de 2002, à un degré moindre, l’assainissement. Puis, en 2009, les réseaux aériens moyenne et basse tension se sont ajoutés grâce à un gros effort pour répondre aux qualifications requises. Ils ont généré la création d’un bureau d’études intégré, à la demande des syndicats locaux d’électrification et d’ERDF», relate Philippe Potain. Lors du dernier exercice, l’eau potable (42 %) et les réseaux électriques (35 %) se sont disputé la première place en termes d’activité, loin devant les réseaux gaz (13 %) et ceux de télécommunications pour leur partie mécanisée. Chemin faisant, la PME s’est fait une spécialité des interventions en milieu escarpé. Ce qui l’amène au-delà des vallons du Charolais, vers les reliefs plus pentus des Alpes. Son dirigeant relate avec fierté ce déroulage de câbles héliportés sur 2 km de pente à 40 % en 2011 à Bernex (Haute-Savoie), au moyen d’une pelle-araignée. Ou, cette année, la pose de fibre optique le long des 14 km du col de l’Iseran.

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Eimi prend du poids mais garde sa ligne

© © Sebastien Bozon / Le Moniteur LE MONITEUR

Un installateur local devenu le troisième plus gros indépendant du génie climatique et électrique: Eimi a parcouru un beau chemin. L’entreprise a été créée en 1979 par l’autodidacte Bartolino Nardis, pour répondre à la demande en chauffage-tuyauterie d’industriels locaux, et en premier lieu, l’usine PSA de Sochaux. L’essor en France a débuté par l’implantation à proximité d’autres sites du groupe automobile, et s’est accéléré, à partir de 1985, grâce à la croissance externe. En parallèle, l’installateur de génie climatique Eimi a enrichi son offre par la maintenance, en 1995, puis l’électricité (maintenance et installation), en 2000. «Nous avons grandi en taille pour nous adapter à notre marché, mais notre organisation nous permet de continuer à cultiver nos valeurs de proximité, réactivité et qualité de travail, reconnues par nos multiples certifications. Chacune de nos 14 agences est une PME qui ne dépasse pas les 60 personnes», décrit Sandro Nardis, le fils du fondateur et président d’Eimi depuis quatre ans. Deux priorités guident la politique de développement. Rassembler les trois compétences d’études, de travaux et de maintenance dans l’ensemble des agences, «pour constituer une chaîne de valeur complète». Et continuer à saisir les opportunités de croissance externe, afin de compléter l’implantation géographique et/ou d’entrer dans de nouveaux métiers. A ce titre, Eimi vient de faire l’acquisition de Bail, une société du Nord de la France en froid industriel et récupération d’énergie.
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