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Prix Moniteur de la Construction 2015: les champions d’Ile-de-France
H. Chevalier aime les moutons à cinq pattes du bâti ancien - © © Vincent Leloup / Le Moniteur

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Prix Moniteur de la Construction 2015: les champions d’Ile-de-France

le 11/12/2015  |  Hauts-de-Seine

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H. Chevalier aime les moutons à cinq pattes du bâti ancien

© © Vincent Leloup / Le Moniteur

En 2010, Dominique Niel (54 ans), cadre dirigeant chez TDF, décide de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat en reprenant H. Chevalier. Rien ne prédisposait cette polytechnicienne, ingénieur télécoms, à prendre les rênes d’une entreprise spécialisée dans la restauration du patrimoine ancien - taille de pierre et maçonnerie-gros œuvre - si ce n’est ses origines, «une famille de dirigeants de PME», et son «goût des belles pierres».Créée en 1946, H. Chevalier, désormais filiale du groupe Mériguet, intervient sur des sites prestigieux, du château de Versailles au Palais-Royal, en passant par l’Elysée ou l’hôtel Lutetia... «L’entreprise est spécialisée dans les moutons à cinq pattes du bâti ancien. Elle prend en charge des chantiers techniquement difficiles, comme la création d’ascenseurs, la reprise en sous-œuvre... souvent en milieu occupé», indique la P-DG. Par petites touches, Dominique Niel s’attache à transformer l’entreprise: réorganisation de la logistique avec un nouveau dépôt à Suresnes (2013), démarrage d’une activité de restauration de sculptures (2014), achat d’un atelier de taille de pierre en plein cœur des carrières de l’Oise (2015). Elle a aussi étoffé le bureau d’études et s’est tournée vers une clientèle privée, les propriétaires d’hôtels particuliers parisiens notamment. Une stratégie payante: en cinq ans, le chiffre d’affaires a progressé de 14 à 23 millions d’euros, les effectifs passant dans le même temps de 74 à 98 salariés. Une équipe, qui, suite à une trentaine de départs en retraite, s’est beaucoup renouvelée et compte désormais de nombreux jeunes.

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Livet mise sur l’isolation thermique par l’extérieur

© © Vincent Leloup / Le Moniteur

Depuis 1987, Stephan Livet (56 ans) est aux commandes de l’entreprise créée par son grand-père en 1931. Car, depuis sa fondation, la société se transmet de père en fils... Et la tradition devrait se perpétuer. En 2011, Thibault Livet (28 ans), diplômé de l’Edhec (école de commerce et de gestion) a en effet rejoint l’entreprise familiale pour travailler aux côtés de son père et se préparer progressivement à prendre la relève. Spécialisée dans les ravalements de façades (80 % de l’activité) et les travaux de peinture intérieure (20 %) pour une clientèle de copropriétés et d’institutionnels, Livet s’est positionnée depuis plusieurs années déjà sur l’isolation thermique par l’extérieur. «C’est une compétence qu’il est indispensable d’avoir aujourd’hui, commente Thibault Livet. Pour former nos compagnons, nous n’avons pas hésité à les sortir des chantiers. Ce qui est difficile pour une PME comme la nôtre.» Outre la qualité du travail fourni, Livet s’attache à établir des devis clairs pour bien informer ses clients et minimiser les risques de contestation. Elle s’est aussi fixé comme règle «de ne pas traiter à n’importe quel prix». Située à Levallois-Perret, en tissu urbain dense, et donc un peu à l’étroit, elle gère son stock au plus juste. Depuis 1977, Livet a une «petite sœur», Rivay, à l’activité complémentaire: les revêtements de sols. Elle est dirigée par Thibault Livet: « C’est une situation idéale pour permettre à un jeune diplômé de se faire la main», constate-t-il.

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Pian opte durablement pour le développement durable

© © Brigitte Cavanagh / Le Moniteur © BRIGITTE CAVANAGH/LE MONITEUR

Avant de fonder son entreprise, en 2004, Pascal Pian (57 ans) dirigeait l’agence seine-et-marnaise de Jean Lefebvre, groupe dans lequel il a passé vingt-cinq ans. «J’ai eu de la chance au départ, car les clients m’ont fait confiance alors que je n’avais aucune référence», se rappelle-t-il. Assez rapidement, pour se démarquer de ses concurrents, il introduit une touche de développement durable dans ses réponses aux appels d’offres (retraitement de chaussées en place, notamment). En 2010, il poursuit dans cette voie en créant AMR, plate-forme de traitement des déchets de chantier (80 000 à 90 000 tonnes traitées par an) avec quatre autres entreprises du département, avant de mettre au point le Stabimousse, un enrobé froid à base de matériaux recyclés. La société a su s’adapter à la conjoncture en améliorant sa productivité, en réalisant des économies sur les frais généraux et en se tournant un peu plus vers les donneurs d’ordre privés. Elle s’est aussi positionnée sur de nouveaux marchés comme la sécurisation et le nettoyage de sites. Pour Pascal Pian, «la force de l’entreprise, c’est la qualité de son personnel». Autre facteur de réussite: le binôme qu’il forme avec sa femme, chargée de toutes les questions administratives, financières, RH... En 2013, Pascal Pian a racheté Récipon, une société de location d’engins de TP (8 millions d’euros de chiffre d’affaires, 45 salariés), dirigée par son frère, Thierry Pian. La même année, il est aussi devenu maire de Villevaudé (2 000 habitants), avant d’être réélu en 2014. Autant de responsabilités qu’il parvient à mener de front «en étant organisé et rigoureux».

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Fulgoni table sur l’esprit d’équipe pour concurrencer les majors

© © Brigitte Cavanagh / Le Moniteur

Giovanni Monti (54 ans) a racheté en 2003 Fulgoni, spécialisée en génie climatique, chauffage et ventilation, après quatre années passées à seconder le gérant. Pour mettre toutes les chances de son côté, ce technicien en génie climatique, «un peu autodidacte en gestion», selon ses termes, décide alors de suivre les cours de l’Ecole supérieure des jeunes dirigeants du bâtiment. Dans un secteur très concurrentiel, Giovanni Monti estime que les PME ont une carte à jouer face aux majors: « apporter une réponse adaptée aux besoins spécifiques des clients». Ce qui suppose un «personnel qualifié aux compétences multiples». Il mise aussi sur la réactivité, essayant de «coller autant que possible à la réglementation», décrochant dans la foulée les qualifications exigées. Au sein de sa société, il s’attache à «cultiver un esprit d’équipe fort». Tous les recrutements se font par cooptation. Et pour compenser les avantages qu’une PME ne peut offrir, il pratique une politique salariale attractive. Résultat ? Un doublement des effectifs en douze ans et un chiffre d’affaires passé de 2,5 à 11,5 millions d’euros. Aujourd’hui, Giovanni Monti veut élargir sa clientèle -des copropriétés et des institutionnels au secteur tertiaire, essentiellement. Autre axe de développement envisagé: le contrat de performance énergétique. En plus de son entreprise, Giovanni Monti assure la présidence de la commission chauffage du GCCP (Syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture-plomberie), et la vice-présidence d’Afortech. Autant de responsabilités qu’il réussit à conjuguer «en étant méthodique et organisé».
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