En direct

Ouverture du Musée national estonien - DGT Architects
Porte ouverte - © © Takuji Shimmura

Diaporama

Ouverture du Musée national estonien - DGT Architects

le 28/09/2016  |  ProfessionArchitectureCulture

1/11

Porte ouverte

© © Takuji Shimmura

Après de longues années de gestation, le Musée national estonien (MNE) va ouvrir à Tartu. Son entrée monumentale, haute de 14 mètres, large de 70 mètres, agit comme un large entonnoir : les visiteurs seront happés vers l’intérieur du bâtiment. Le parvis est ainsi abrité par un porte-à-faux de 35 mètres de profondeur, réalisé en structure métallique.

2/11

Périple

© © Takuji Shimmura

Dès le 1er octobre, le public découvrira la mémoire du pays en parcourant 350 mètres qui, depuis l’entrée du musée, le mèneront jusque sur le tarmac d’une ancienne piste militaire soviétique.

3/11

Cicatrice

© © DGT Architects

Lors du concours, le trio Dorell-Ghotmeh-Tane avait choisi l’option risquée de sortir du périmètre imposé. Les jeunes architectes avaient ainsi décidé d’étirer leur bâtiment pour le raccorder à la piste militaire désaffectée toute proche, une balafre laissée là par l’occupation soviétique. « Le site était très fort, avec cette trace qui tranchait le paysage, explique l’architecte Lina Ghotmeh. En se positionnant dans le prolongement de la piste, et non comme une simple boîte posée un peu plus loin, le musée permet de se réapproprier cette histoire nationale de guerre et de résistance ».

4/11

Esplanade populaire

© © Marie-Douce Albert/Le Moniteur

En choisissant d’ouvrir également le musée côté piste, les architectes suggèrent que l’ancien site militaire, qui avait été interdit aux civils depuis une soixantaine d’années, cesse d’être une friche honteuse. La piste pourra ainsi servir de lieu d'accueil pour des événements populaires.

5/11

Minimalisme

© © Takuji Shimmura

A l’opposé de l’ouverture à l’ouest, grandiose, l’extrémité est du Musée national estonien s’amenuise pour finir par disparaître dans le sol.

6/11

Coupe longitudinale

© © DGT Architects

Cette architecture a été pensée pour créer des « moments de tensions ». Ainsi, alors que le porte-à-faux de l’entrée principale s’élève à 14 mètres, le visiteur ressort par une issue d’une hauteur d’environ 3 mètres. « De cette façon, il rentre dans une certaine monumentalité pour finir sa visite à une échelle plus humaine. Puis, là, il se retrouve face à l’immensité de la piste », explique l’architecte Lina Ghotmeh. Le bâtiment construit en structure béton enjambe par ailleurs une extension du lac voisin.

7/11

Capitale culturelle

© © Marie-Douce Albert/Le Moniteur

Le choix d’installer une institution dont la portée symbolique est nationale à Tartu, soit à 200 km au sud-est de la capitale Tallinn, a fait l’objet de polémiques nourries. Mais Tartu représente la deuxième ville du pays et sa capitale culturelle et est, de fait, le siège historique du musée, où il avait été fondé en 1909. A partir de 1922, les collections avaient été transférées au manoir de Raadi, situé tout près du nouveau musée. Le site avait brûlé pendant la Seconde Guerre Mondiale et il n’en reste aujourd’hui que ces ruines.

8/11

Reflets au sud

© © Marie-Douce Albert/Le Moniteur

Gigantesque par ses dimensions, le nouveau musée sait aussi se faire discret grâce à ses longs pans de façades vitrées et réfléchissantes. « La vie du bâtiment en devient fascinante, note Lina Ghotmeh. Romantique sous le ciel bleu d’été et blanc comme la neige en hiver, il acquiert sous ces ciels d’automne un aspect plus menaçant. »

9/11

Reflets au nord

© © Marie-Douce Albert/Le Moniteur

La peau extérieure du musée est en verre laminé. D’une teinte un peu bleutée, le matériau n’a pas reçu de traitement miroir particulier. Mais sa capacité de réflexion est renforcée par une sérigraphie blanche pointilliste. Le motif évoque à la fois le point de croix des broderies traditionnelles et la fleur de bleuet emblématique de l’Estonie.

10/11

Simplicité

© © Takuji Shimmura

L’agence DGT a choisi d’abriter les différents éléments du programme culturel (auditorium, salles d’exposition temporaires, billetterie, bibliothèque, théâtre…) dans de grands volumes blancs très simples. Avec sa peau de verre, le bâtiment offre par ailleurs de larges vues sur le paysage extérieur.

11/11

Hélas...

© © Marie-Douce Albert/Le Moniteur

Le projet de muséographie n’a pas échu à l’agence DGT mais à l’agence estonienne 3+1 Architects. Et au minimalisme manifeste de l’architecture s’oppose une scénographie chargée. Les éléments de décor sont étranges et de lourdes capsules semblent comprimer les pièces de la collection.
Ouverture du Musée national estonien - DGT Architects

Commentaires

Ouverture du Musée national estonien - DGT Architects

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Livre

Prix : 75.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Presse - Vente au n°

Prix : 37.00 €

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX