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Musée de la guerre de 1870 et de l'Annexion à Gravelotte (Moselle), par l’architecte Bruno Mader
L’évocation de la guerre - © © Gaston F. Bergeret

Diaporama

Musée de la guerre de 1870 et de l'Annexion à Gravelotte (Moselle), par l’architecte Bruno Mader

le 21/07/2014  |  ArchitectureMoselle

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L’évocation de la guerre

© © Gaston F. Bergeret

La commune de Gravelotte (Moselle) fut le siège d’une bataille courte mais sanglante en août 1870. Le musée de la Guerre de 1870 et de l’Annexion rend hommage aux soldats tombés dans les champs alentour. Son architecture emprunte au registre de la guerre. Failles et pans inclinés en toiture entaillent et lacèrent le monolithe. Son enveloppe de laiton pré-patiné est une évocation des canons de fusil et obus. Par son gabarit, sa forme, et l’irrégularité de ses plis, c’est aussi un bâtiment « en empathie avec les lignes familières des hangars agricoles et des maisonnées voisines », souligne l’architecte Bruno Mader.

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Mise en condition progressive

© © Gaston F. Bergeret

Alignée sur la route de Metz, la façade principale est précédée d’un parvis en béton et de stèles en acier autopatinable, « une évocation des batailles alentour ». Cette mise en condition progressive se poursuit lorsqu’on passe la faille de l’entrée et qu’on entre dans le hall. De part et d’autre de l’entrée, certaines cassettes en laiton sont placées en pivot devant les ouvertures,  pour former des brise-soleil. Manière de ne pas interrompre le rythme de la façade.

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Un hall « dramatisé »

© © Gaston F. Bergeret

Le hall d’entrée, 8 mètres de hauteur, volume irrégulier séquencé par des sheds en toiture, a ses parois revêtues de laiton également. « Ce hall, placé au cœur du bâtiment, est comme une fracture générée par les ondes de choc des façades, explique l’architecte. Les ouvertures cadrant les champs viennent tempérer cette tension. » Cet espace volontairement dramatisé distribue l’ensemble du programme (salles d’exposition, salle de conférences, espace pédagogique). Un escalier en pente douce accède aux collections permanentes.

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Plan du rez-de-chaussée

© © Bruno Mader Architecte

Un plan carré, déformé par le hall monumental qui le traverse.

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Un musée du souvenir mais aussi d’histoire

© © Gaston F. Bergeret

Ce musée de la mémoire et du souvenir est aussi un musée d’histoire doté d’un conseil scientifique. Certains objets viennent du musée de Mars-la-Tour, qui a fermé ses portes, et sont complétés par de nouvelles collections. Cartes, documents (archives, caricatures, témoignages, photographies), objets du quotidien viennent éclairer sur la guerre mais aussi l’Annexion. La scénographie de Pierre Verger prend place dans un volume dégagé de tout faux plafond, d’où les variations de hauteur sous les plis noirs du plafond. « C’est un lieu réversible, poursuit l’architecte. Toutes les gaines et structures sont laissées apparentes, le sol et les murs sont en béton brut, les textes étant directement sérigraphiés sur ces derniers. » Les vitrines sont posées sur des podiums illustrant chacun un des grands temps de bataille. Le parcours s’achève avec la présentation de neuf fragments du panorama de Rezonville, champ de bataille exposé à Paris au XIXe siècle.

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Œuvres d’art

© © Gaston F. Bergeret

Le musée accueille de nombreuses pièces de la guerre, mais aussi des œuvres d’art. Les sculptures et tableaux sont exposés dans de petits espaces, à l’écart de la partie chronologique historique. Le visiteur a ainsi un rapport direct aux œuvres d’art.

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Passage

© © Gaston F. Bergeret

La passerelle à la sortie de l’exposition permanente, d’où l’on appréhende le hall d’un côté et les champs de l’autre.

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Parcours

© © Gaston F. Bergeret

Vue du musée depuis le cimetière, de l’autre côté de la route de Metz. Avec la halle du Souvenir, érigée en 1905 pour accueillir les sépultures des soldats français et allemands, il compose la séquence d’approche depuis le parking. La façade du musée se découvre derrière les arbres et les alignements des croix.
Musée de la guerre de 1870 et de l'Annexion à Gravelotte (Moselle), par l’architecte Bruno Mader

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