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Lyon-Turin : la galerie de reconnaissance de Saint-Martin-La-Porte
Creusement en méthode traditionnelle d’une galerie de 1,3 km sur le tracé du tunnel de base. - © Caroline MOUREAUX - Photographe

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Lyon-Turin : la galerie de reconnaissance de Saint-Martin-La-Porte

le 15/11/2017  | 

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A la mi-juillet 2017, les équipes sont arrivées au niveau du tube Sud de la ligne Lyon-Turin pour réaliser l’intersection par le biais de deux fronts d’attaque : côté Est, direction Turin et côté Ouest, direction Saint-Jean-de-Maurienne.

© Caroline MOUREAUX - Photographe

A la mi-juillet 2017, les équipes sont arrivées au niveau du tube Sud de la ligne Lyon-Turin pour réaliser l’intersection par le biais de deux fronts d’attaque : côté Est, direction Turin et côté Ouest, direction Saint-Jean-de-Maurienne. Le véritable défi se trouve côté Est, principal front d’attaque de cette partie 3 du chantier. Une galerie d’1,3 km en très grande section (130 m²) est actuellement en cours de réalisation. Elle vise à reconnaître et traverser le front houiller. En effet, cette zone très hétérogène, composée de grés, de schistes, d’argilite, et de veines de charbon, rend extrêmement instable le terrain lors du creusement. On assiste alors à un phénomène de refermement du terrain, autrement appelé, l’effet de « convergence ». Ces travaux ont débuté à l’explosif mais le passage du front houiller nécessite une excavation à attaque ponctuelle. Trois types de soutènement sont réalisés : un soutènement souple à front avec l’installation de cintres automatiques doublés munis de treillis soudés, un soutènement semi-rigide plus en amont et un soutènement rigide pour bénéficier des convergences et obtenir le gabarit de 7 m de diamètre intérieur. Là encore, des sondages (carottages sur une centaine de mètres) sont réalisés pour affiner les études de ce front houiller et anticiper les futures excavations. Ils répondent également à l’important programme d’auscultation du marché des ouvrages de reconnaissance de ce chantier.

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Le tunnelier Federica

© © Caroline Moureau

A l’aide de deux portiques pouvant soulever près de 1.000 tonnes, Federica a été assemblé entièrement au pied de la descenderie dans une chambre de montage aux dimensions de cathédrale : 25 m de haut, 23 m de large et 45 m de long. D’abord la tête de coupe, puis son bouclier, sa motorisation et pour terminer, la mise en place des sept remorques. Federica a été conçue de manière à répondre aux exigences du terrain qu’il va traverser et possède quelques spécificités : 2 foreuses à l’avancement, positionnées à l’avant du tunnelier, qui permettent la réalisation de sondages à travers la jupe de la machine ; une puissante motorisation de 5 mégawatts, soit l’équivalent de 8 moteurs de F1. Il dispose d’un couple de déblocage maximum de 35000 kN. Creusant et construisant simultanément le revêtement du tunnel, Federica avance chaque jour de 10 mètres, et jusqu’à 19 mètres certains jours. 850 000 m3 de matériaux sont à extraire. Ces matériaux sont pour partie valorisables en remblais. L'excavation a démarré en octobre 2016. La fin du creusement est attendue  pour la fin du premier trimestre 2019.

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Aménagement du pied de la descenderie de la Praz

© © Caroline Moureau

Enfin, la 4e partie du chantier a concerné l’aménagement du pied de la descenderie de la Praz via la réalisation à l’explosif d’une galerie de liaison de 168 m et 75 m² de section rejoignant le tube Sud. Au pied de cette galerie de liaison sera réalisée la chambre de démontage du tunnelier. Cette chambre longue de 30 m, large de 23 m et de 24 m de hauteur abritera le tunnelier à l’issue du creusement. Les travaux ont débuté en janvier 2016 et se sont achevés la même année.

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Gestion des déblais

© Caroline MOUREAUX - Photographe

La différence des matériaux recueillis en phase d’excavation à l’explosif (450 000 m3) et lors du creusement au tunnelier (850 000 m3) nécessitent la mise en place d’un tri pour sélectionner les matériaux valorisables de ceux qui ne le sont pas, ensuite transférés jusqu’à l'un ded 4 dépôts existants aux alentours du chantier. Deux sont destinés à ne recevoir que les matériaux valorisables avec une capacité de stockage comprise entre 150 000 et 300 000 m3. Enfin, les deux autres de 100 000 m3 et 1 500 000 m3 sont des sites de dépôt dits définitifs.

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Le chantier en surface

© © Caroline Moureau

Les 52 416 voussoirs nécessaires pour réaliser les 8,7 km de tunnel (soit 5 824 anneaux à fabriquer : 1 anneau = 7 voussoirs universels + 1 clé + 1 voussoir de radier), sont fabriqués dans une usine située à 3km du chantier. Piloté par le groupement d’entreprises, cette usine fabrique chaque jour 90 voussoirs.
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