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Littoral : 10 sites pilote en transition
Baie d’Authie (Pas-de-Calais et Somme) - © Larrey
Diaporama

Lido de l’Or (Hérault)

Laurent Miguet |  le 13/12/2022  |  AménagementLittoralFrance

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Baie d’Authie (Pas-de-Calais et Somme)

© Larrey

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 237 ha
Le contexte : Avec l’élévation du niveau de la mer, une possible brèche du cordon dunaire menace l’arrière-pays, situé en zone submersible. La frontière départementale a longtemps nui à l’émergence d’un projet cohérent.
Le projet : Aux aménagements indispensables à la sécurité des personnes, s’ajoute joute la construction de digues arrière-littorales. Facilitée par le programme d’actions de prévention des inondations (Papi), une vision globale cherche à éviter que les protections instaurées à un endroit ne renforcent l’érosion ailleurs. Adapto amène une vision globale du territoire, depuis Fort-Mahon Plage (Somme) jusqu’à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais).

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Baie de Lancieux (Côtes-d’Armor)

© N.Lamontagne et A.Collin (CGEL, EPHE-PSL)

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 125 ha
Le contexte : A l’horizon 2100, tous les ouvrages seront submergés. Les changements d’usage occasionnés par la maîtrise foncière du Conservatoire du Littoral préparent l’évolution des esprits : des espaces prairiaux succèdent à l’agriculture intensive.
Le projet : Les collectivités élaborent un système de protection en trois rideaux successifs : l’ancienne île  aux Moines, réhabilitée pour son caractère patrimonial ; un nouvel ouvrage de sécurisation des biens et des personnes, entre la digue aux moines et la zone urbanisée ; enfin, un espace d’expansion de l’eau salée, dans une zone restituée à la mer, pour dissiper l’énergie marine.

3/11

Estuaire de l’Orne (Calvados)

© Frédéric Larrey

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 813 ha
Le contexte : Le changement climatique oblige à réinterroger le modèle paysager façonné depuis 1857 par le canal de l’Orne, puis dans les années 1960 par la création de nouvelles surfaces agricoles déconnectées de la mer.
Le projet : En 2050, un grand territoire estuarien, plus large et plus profond, garantira la résilience climatique. A court terme, cette perspective implique des chantiers de décloisonnement latéral et une mise en mouvement de la bande côtière. Adapto facilite l’émergence d’un projet de territoire qui inclut l’agglomération de Caen.

4/11

Marais de Brouage (Charente-Maritime)

© Geos-AEL

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 1500 ha
Le contexte : Jusqu’à l’ouverture de la digue de la réserve naturelle nationale de Moëze-Oléron en 2018, l’espace produit par les alluvions de la Charente s’était soumis aux façonnages des saliculteurs, ostréiculteurs et agriculteurs.
Le projet : Adapto conduit à élargir l’échelle de réflexion à l’ensemble du marais de Brouage. La concertation associe désormais tous les acteurs concernés sur la totalité du site.

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Ile Nouvelle (Gironde)

© Nous Autres

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 317 ha
Le contexte : Sur les 635 km2 du plus vaste estuaire d’Europe occidentale, des bancs de sable façonnés par la Gironde et l’Atlantique se sont transformés en île au XIXème siècle. La viticulture, puis la céréaliculture y ont régné en maîtres jusqu’en 1997.
Le projet : Entre renaturation, conservation et mise en valeur du patrimoine, l’Ile Nouvelle offre un exemple à d’autres polders de l’estuaire. Adapto a offert un cadre à l’approndissement des recherches scientifiques (avec l’institut national de recherche en agriculture et environnement et avec le museum national d’histoire naturelle) et aux animations pédagogiques.

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Polders de Mortagne-sur-Gironde (Gironde)

© ELC_MO

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 270 ha
Le contexte : En 1999, la tempête Martin lance le signal d’alarme : l’agriculture intensive introduite dans les années 1960 et 1970 doit battre en retraite, à l’aval du port. Il s’ensuit une spectaculaire démonstration de reconquête des marais estuariens, sur la rive nord de l’estuaire de la Gironde.
Le projet : Le retour d’expérience de l’aval alimente la réflexion sur l’avenir du polder situé à l’amont, créé en 1964 et exploité en céréaliculture jusqu’en 2011. Désormais offert à l’élevage, ce site pourrait former une nouvelle zone tampon, avec un milieu adapté aux intrusions d’eau saumâtre, et favorable à la sédimentation.

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Delta de la Leyre (Landes)

© Hauser Patrice/hemis.fr

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 35 ha
Le contexte : Les physiocrates productivistes du XIXème ont lâché prise. L’exploitation du sel et du poisson a laissé la place à une fenêtre naturelle entourée par la ville, où les anciens prés salés réapparaissent.
Le projet : La capitalisation de l’expérience du site pilote repose sur un protocole de suivi et sur une évaluation de l’évolution du patrimoine naturel, confié au muséum national d’histoire naturelle.

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Lido de l’Or (Hérault)

© en Haut ! pour CPIE - ADAPTO

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 700 ha
Le contexte : Pour mettre en péril l’écosystème du cordon dunaire, la sur-fréquentation a cumulé ses effets avec l’érosion favorisée par la digue et les épis construits entre 1970 et 1995. En 2015, la suppression d’un tronçon de route départementale a donné le signal de la renaturation.
Le projet : Les retours d’expérience alimenteront d’autres démarches d’adaptation. Dans un périmètre élargi, les partenaires d’Adapto évaluent plusieurs scénarii intégrant biodiversité, paysage et urbanisme réglementaire.

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Vieux Salins d’Hyères (Var)

© Larrey

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 365 ha
Le contexte : Les enrochements légués par l’activité salicole historique constituent une menace. S’ils limitent l’érosion dans leurs abords, ces ouvrages l’amplifient au contraire en aval du transit sédimentaire.
Le projet : L’étude du Bureau de recherche géologique et minière et d’Artelia a débouché sur les premiers chantiers de désenrochement. Ils s’inscrivent dans un scénario qui combine la renaturation du trait de côte et l’accompagnement de l’évolution du site par des opérations de génie écologique.

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Rizières de Mana (Guyane)

© Larrey

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 1600 ha
Le contexte : Sous l’influence de l’Amazone et de l’Atlantique, le plus grand site d’Adapto a vécu en accéléré la vanité du mythe de la toute-puissance : 35 ans séparent la construction du polder, en 1975, et l’abandon des rizières, en 2010. Après avoir détruit les digues, la mer a déjà englouti 800 ha. Les migrateurs perdent une escale de prédilection, entre les deux Amérique.
Le projet : Le plan de gestion 2020-2026 porte sur une valorisation agro-écologique et écotouristique. Les bovins contribueront au maintien de zones humides favorables à l’avifaune. Le territoire parie sur le boom du « birdwatching ».

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Delta du Golo (Haute-Corse)

© Banda Bianca/Conservatoire du littoral

Surface protégée par le Conservatoire du Littoral : 700 ha
Le contexte : Conséquence des remblaiements et assèchements du XIXème siècle, la submersion a longtemps menacé les plages et le cordon dunaire, sur 30 km de linéaire côtier, riche d’espèces emblématiques comme le genévrier oxycèdre à gros fruits, la tortue d’Hermann ou la tortue cistude.
Le projet : En 2015, le lancement de la démarche Adapto coïncide avec un élargissement du périmètre de réflexion et une approche souple de la gestion du trait de côte, des travaux de restauration du cordon dunaire et des aménagements pour l’accueil du public.

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