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Les projets et équipes distingués en France au concours Europan 12
Communauté d’agglomération Roissy Porte de France-Fosses (projet lauréat) - © © L’amateur… rend possible l’imprévisible… / Photo Isaac Stillwell

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Les projets et équipes distingués en France au concours Europan 12

le 13/12/2013  |  ArchitectureFrance entière

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Communauté d’agglomération Roissy Porte de France-Fosses (projet lauréat)

© © L’amateur… rend possible l’imprévisible… / Photo Isaac Stillwell

Architectes-urbanistes : Julien Boidot, Mathieu Holdrinet, Arnaud Ledu, Emilien Robin. Avis du jury : « Ce projet processus se focalise sur les leviers à actionner pour que la ville se transforme sur elle-même. Le partage économique et social des compétences et des pouvoirs entre l’expert et le citoyen, à l’image des réseaux de production 2.0, fonde le projet. Des communautés d’Amateurs passionnés coproduisent un projet commun en s’aidant d’outils tels qu’une SCIC ou une SCOP. Les différents projets seront identifiés par la SCIC (dont la commune fait partie) qui tiendra lieu de maître d’ouvrage partenarial, tandis qu’ils seront conçus, étudiés, développés construits par la SCOP. A partir de ces outils, le projet développe spatialement un scénario de densification raisonné, permettant la réappropriation de l’existant : 70 micro-maisons et micro-collectifs se glissent dans tous les interstices du village et de ses lotissements. La maison du projet, implantée dans la ferme Laforest est le cœur du projet, le siège des SCOP et SCIC. Une nouvelle ferme et une maison de retraite complètent ce scénario esquissé de manière atypique sous forme de notice de montage des bâtiments. Le jury a jugé la méthode envisagée juste dans son dimensionnement et son principe.  Le processus proposé a été estimé innovant mais aussi  très sérieux, solide et bien construit, à même de servir de modèle pour des sites similaires. Le processus de projet répond pleinement aux enjeux de la thématique de la session notamment dans sa capacité à mettre en place un catalyseur sensible aux qualités existantes. »

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Communauté d’agglomération Roissy Porte de France-Fosses (projet mentionné)

© © Entrecroisements

Urbaniste : Morvan Rabin. Architectes-urbanistes : Alline Correa Bouric, Vincent Prié. Jardinier-botaniste : Tangi Rabin. Avis du jury : « La mise en relation systématique des axes de stratégie métropolitaine avec la stratégie urbaine et son expression architecturale garantit une forte cohérence au projet. Le projet de renouvellement rural met en avant 3 axes de recherche autour de l’agriculture urbaine de  proximité, du renforcement du cœur de village, et de la stimulation des initiatives individuelles.  La complexité spatiale du projet (11 profils d’espaces public et 5 typologies de logement dont plusieurs atypiques (maisons serres ou  patio ou extension de type ‘bimby’) correspond à l’envie d’entrecroiser des systèmes urbain et naturel progressivement. La programmation est recherchée et explicitée (maraichage bio-intensif) et rayonne au-delà du site de projet. Ce projet a été jugé très complet. Le développement économique, fouillé, autour d’un maraîchage bio-intensif a été considéré comme une option tout à fait réaliste. Le processus de projet répond pleinement aux enjeux de la thématique de la session. »

3/21

Communauté d’agglomération Roissy Porte de France-Fosses (projet mentionné)

© © Par la grande porte

Architectes : Matthieu Bergeret, Paul Rolland, Hans Lefevre, Julien Rouger. Urbaniste : Flavien Bézy. Avis du jury : « Le projet part d’une restructuration fine et d’une densification forte du bourg par de l’habitat pour s’ouvrir ensuite sur la prairie et le PNR. Dans le bourg, un maillage fin rend le tissu existant poreux et dessert de petites opérations de logements intermédiaires à l’écriture architecturale maitrisée et s’implantant autour d’un noyau d’équipements publics et culturels consolidé. Au nord du centre bourg, la lisière est qualifiée et cherche à ré-adopter la nature et ses métiers: une ferme pédagogique et la maison du PNR s’articulent autour d’une nouvelle place publique et s’ouvrent sur la prairie. A l’échelle territoriale, un renouvellement du  partenariat entre Fosses et le PNR a lieu et s’illustre - entre autre - par la création de plusieurs parcours en boucle qui font du site une  porte du PNR, tout en renforçant les liens avec la ville de Fosses. Proposant une densification douce, le jury a apprécié la finesse de l’insertion paysagère. « Par la grande porte » est un beau projet, élégant, adapté aux paysages typiques de l’Ile-de-France. Le jury aurait toutefois apprécié que l’équipe développe de manière plus approfondie les enjeux de processus. »

4/21

Marseille Plan d’Aou Saint-Antoine (projet mentionné)

© © Concomitance

Architectes : Adrien Zlatic, Simon Moisière, Jean Rodet. Géographe : Nicolas Persyn. Avis du jury : « La réflexion menée interroge la question de la propriété. L’évolution des sociétés, la crise rendent l’adaptabilité des systèmes de la construction indispensables. L’architecture développée ici n’est pas figée mais est systématiquement adaptable à la commande et aux changements. L’équipement développe une architecture aérienne mixte et son toit est accessible au public. Le jury a jugé les propositions sur le foncier et sa gestion au travers des baux très intéressantes. C’est un projet qui présente des qualités architecturales et paysagères très méditerranéennes. »

5/21

Marseille Plan d’Aou Saint-Antoine (projet mentionné)

© © Plan d’Aou - a new urban village

Architectes-urbanistes : Jeanette W.Frisk, Rasmus Westergaard Frisk. Collaboratrices : Emilie Salling Kjeldsen, étudiante en architecture, Bianca Maria Hermansen, architecte. Avis du jury : « Ce projet propose la création d’un morceau de ville très structuré qui ressert le Plan d’Aou. L’espace y est gradué du public au privé par trois types d’outils urbains : la rue, l’alley et le yard. La place d’Aou au centre du bâtiment intergénérationnel est pensé comme un espace urbain adaptable pré-figuré pour recevoir différents usages publics (marchés, jeux, concerts etc.). Le jury a apprécié la singularité de l’approche de l’équipe qui propose d’urbaniser le coteau Sud avec une forme architecturale moins attendue. Il a également souligné la capacité du projet à ouvrir le quartier à une plus grande diversité de population. »

6/21

Marseille Plan d’Aou Saint-Antoine (projet cité)

© © Il n’y a que maille qui maille

Architectes : Pauline Behr, Louise Balliet, Anaïs Giraud, Mauro Lombardo, Pauline Vincent. Urbaniste : David Matéos Escobar. Géographe : Amaga Dolo. Graphiste : Patrice Rambaud. Avis du jury : « Le projet se fonde sur une analyse fine de la situation du Plan d’Aou et propose de créer des nouveaux points de passage vers le quartier Saint-Antoine mais également de l’hôpital Nord à l’Estaque grâce à un  téléphérique. L’aménagement de l’espace public est marqué par des microarchitectures développées de manières participatives. Le jury a souligné les qualités de maillages urbains proposés ici à plusieurs échelles. Il a toutefois jugé le développement architectural peu pertinent aux regards des enjeux posés par le concours. »

7/21

Paris-Porte des Poissonniers (projet mentionné)

© © In transition - A local metropolis

Architectes : Fabian Wallmüller, Christina Kimmerle. Paysagiste : Dominik Scheuch. Avis du jury : « Cette équipe met en place une stratégie pertinente et développée à toutes les échelles d’espace et de temps jusqu’à la traduction architecturale. Le projet travaille à partir d’un maillage de l’espace public, d’une densification aérée, et développe un dispositif de petites tours qui s’implantent de la rue Championnet au périph, épaississant et brouillant la limite de Paris. Différentes typologies sont articulées : des tours accueillant des programmes mixtes, des petits bâtiments de bureaux accueillant des terrains de sport en toiture. L’ensemble du programme est respecté en accueillant une grande diversité de fonction et de typologies. L’espace public est extrêmement diversifié, il se prolonge jusqu’au rez-de-chaussée de chaque bâtiment. Le jury a apprécié le caractère prospectif de la proposition qui offre une réflexion singulière sur le type architectural de la tour.  Le projet met en effet en place un système urbain « granulaire » qui sort de la logique d’objets ou de celle d’îlots. Le jury a également souligné la qualité des typologies développées et la richesse programmatique verticale qui apporte un vrai confort d’usage. »

8/21

Paris-Porte des Poissonniers (projet mentionné)

© © Collective unit - Monument de la Cohabitation

Architectes : Julia Tournaire, Marie-Charlotte Dalin. Avis du jury : « La proposition interprète le périmètre d’étude comme un ensemble d’éléments disparates et autonomes reliés par un espace public et largement végétal. La proposition architecturale se concentre sur un prototype de “monument de la cohabitation” destiné à des habitants temporaires de la ville. Cette proposition est une interprétation forte de la vie métropolitaine dont le caractère impermanent pourrait même devenir une esthétique. Le plan proposé pour cette “unité collective” présente quelques limites auxquelles il serait intéressant d’essayer de palier pour vérifier plus précisément la pertinence de cette idée. Le jury a apprécié les questions posées par le projet au regard du nomadisme métropolitain et les nouvelles formes d’habiter. Il a par ailleurs jugé très intéressante la réponse typologique apportée sur le site au regard du fonctionnement de la bande urbaine située entre le boulevard des maréchaux et le boulevard périphérique. Il aurait toutefois apprécié un développement architectural plus fin de l’unité collective. »

9/21

Paris-Porte des Poissonniers (projet mentionné)

© © Green Belt Dilatation

Architecte-urbaniste : Anne-Lise Bideaud. Architecte : Matthieu Wotling. Avis du jury : « Le projet propose de créer un vaste espace vert articulé avec la petite ceinture (dénommée low line en référence à la high line de New York) au sud du boulevard Ney, dans une vision large des espaces verts des limites de Paris. Une approche qui articule différentes échelles et horizons temporels. La limitation de l’usage de la voiture est instaurée. Un franchissement du périphérique est installé en prolongement de la trame viaire de Saint-Ouen. Un travail sur les gabarits est proposé : des tours séquencées avec de nouveaux espaces collectifs au niveau du gabarit haussmannien. Le centre de bus de la Ratp n’est pas mentionné. Le jury a apprécié l’approche territoriale du projet menée au niveau des circulations douces. Il a également été sensible à la reprise de la thématique de la ceinture verte qui permet de donner une respiration urbaine et de mettre le quartier en réseau. Il a toutefois questionné l’absence de réponse apportée aux équipements importants comme la mosquée et le garage RATP. »

10/21

Paris-Saclay, Campus Vallée (projet lauréat)

© © Reversing the Grid

Architectes-urbanistes : Maia Tüür, Yoann Dupouy. Avis du jury : « Ce projet veut faire du plateau et de la vallée un ensemble cohérent avec deux territoires qui s’équilibrent. Il propose un “miroir “du projet d’OMA sur le plateau, où la densité urbaine est remplacée par la densité naturelle, par la création de 3 milieux .Il répond à la nature intermédiaire par la ville intermédiaire: restructuration urbaine des franges du campus par des programmes mixtes (logements, commerces, équipements). Il répond aux espaces publics du plateau par des clairières universitaires: respirations dans paysage naturel autour des bâtiments universitaires existants. Il répond à la grille urbaine par une grille naturelle: allées piétonnes sur tout le site qui délimitent des espaces verts et des équipements sportifs. Le jury a jugé la stratégie de mise en relation du plateau, de la ville et de l’université très juste. Il a salué la cohérence de la démarche mettant en place trois milieux identifiables et la souplesse d’une stratégie peu interventionniste. L’armature spatiale, en miroir du projet du plateau a été perçue comme un concept à la fois puissant et adaptable, à même de pouvoir resserrer l’espace distendu et de clarifier la structure viaire du site. Il a par ailleurs apprécié la densification proposée sur les franges du campus qui ouvre la porte à une mixité habitants-étudiants. Le jury a cependant trouvé la grille naturelle peu souple et attend de voir son adaptation à la réalité du site. »

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Paris-Saclay, Campus Vallée (projet lauréat)

© © Lieu(x) de négociation(s)

Architectes : Yvan Okotnikoff, Aurélien Delchet. Architecte-urbaniste : Thomas Nouailler. Ingénieurs-paysagistes, urbanistes : Thibault Barbier et Mathieu Delorme. Avis du jury : « Ce projet propose de mettre le logement au cœur du projet: le Campus-Vallée serait un lieu d’expérimentation pour développer un logement “coopératif ”. Le projet met en place une structure urbaine qui doit permettre le développement futur du site: il propose d’aménager un axe majeur Nord Sud, un tracé tendu, chemin le plus court entre la ville et le plateau pour les piétons et les vélos et, à terme, un téléphérique. Il est complété par un tracé sinueux E-O qui s’appuie sur les voies existantes pour créer une ligne de bus. En reprenant l’idée de la signalétique préexistante basée sur les altimétries, 5 plateformes programmatiques sont identifiées, créant 5 plateaux de développement progressif en grappe depuis l’axe. Le jury a souligné les ambitions de liaisons entre la ville et le plateau développées par ce projet. Il a par ailleurs apprécié la démarche mise en place sur un principe « bottom/up » capable de réunir l’ensemble des acteurs. La proposition d’un téléphérique reliant la vallée au plateau a été jugée très pertinente au regard des enjeux de liaisons pour les étudiants et le personnel universitaire. La logique de plateaux de densification mise en place par l’équipe offre une lecture fine et contextuelle de la topographie et des usages du site. Le jury aurait toutefois apprécié un développement plus approfondi de l’échelle architecturale. »

12/21

Paris-Saclay, Campus Vallée (projet cité)

© © Concentrer/Morceler : deux figures structurante pour un développement différencié

Architecte : Suzanne Jubert. Avis du jury : « La qualité de ce projet réside dans la mise en place de deux figures urbaines complémentaires. Des cours : orientées sur la rivière et formées par agglomération de nouveaux programmes autour des bâtiments existants. Elles sont implantées sur les espaces déjà imperméabilisés des parkings. Elles proposent des dominantes programmatiques: cours-campus, cours-résidences (logements étudiants). Des lanières : bandes paysages Nord-Sud de 24m de large du plateau jusqu’à la rivière, installées dans la topographie, elles peuvent être bâties ou non-bâties, et accueillent des logements individuels pour chercheurs ou jardins, des vergers, des terrains de sport. Le jury a apprécié la pertinence de cette stratégie de rassemblement des formes urbaines et architecturales autour de cours orientées qui permet de redonner une mesure à l’étendue du site du Campus. Le jury a par ailleurs souligné la qualité adaptable de la proposition qui développe un phasage intéressant. »

13/21

Rouen-Saint-Sever, Ile Lacroix (projet lauréat)

© © Que m’anquetil ?

Architectes : Nicolas Cèbe, Louise Naudin. Géographes urbanistes : Juliette Lafille, Jérôme Stablon. Graphiste : Thomas Bernard. Avis du jury : « L’intervention sur le site est précise et fine: elle adresse à la fois la grande échelle de la ville et celle du site d’étude : tous les éléments importants du site sont problématisés. Le fleuve redevient un élément central et permet d’articuler l’ensemble des interventions. Le projet s’appuie sur la mise en place de trois parcours piétons incluant le site. La démarche est opérationnelle tout en étant expérimentale et pragmatique, évolutive et adaptable au fil du temps. La proposition n’aboutit pas une formalisation architecturale, le but étant d’écrire une partition avec des règles du jeu. Il s’agit d’un projet urbain ouvert et «léger», invitant à l’intervention de tous les acteurs et notamment à différentes équipes de maîtrise d’œuvre. Le jury a jugé le projet très pertinent au regard de la thématique de l’adaptabilité de la session. Il pose une stratégie simple qui définit un processus d’occupation souple des lieux. En mettant en place une « structure capable » comme lieu d’accueil de tous les possibles, le projet construit un imaginaire urbain fort conférant au lieu un véritable point d’identité. »

14/21

Rouen-Saint-Sever, Ile Lacroix (projet mentionné)

© © Rouen on the Move

Architectes : Francisco Pomares Pamplona, Saimon Gomez Idiakez, Irena Nowacka, Johannes Pilz. Etudiants en architecture : Filippo Fanciotti, Nicolas Lee, Jonathan Schuster, Hugo Maffre. Avis du jury : « Le projet met en place une logique de transformation de la ville théorique. Il présente trois outils : le nuage et les attracteurs, les règles du jeu, et les prototypologies. Ces outils permettent une approche de type « bottom-up » et célèbrent la diversité, l’intensité et la complexité des villes.  A la limite du chaos, proche d’une démarche de jeu vidéo, le projet développe un alphabet de volumes fonctionnels à combiner suivant les logiques économiques et les besoins des acteurs. Le projet offre une approche très libre de l’autogestion, mais très spécifique quant à son  application sur le site de Rouen. Le jury a jugé que ce projet posait un regard décalé et riche sur ce site. En proposant une adaptabilité absolue structurée autour d’une boîte à outils très souple, le projet interroge avec pertinence et richesse les possibilités contemporaines de faire la ville. Le jury a apprécié la variété des typologies architecturales proposées. Il a également souligné que ce projet était l’un des seuls à traiter aussi exhaustivement les deux rives de la Seine. Enfin, le développement de la préfabrication  a été très identifié comme une piste de réflexion très intéressante. »

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Rouen-Saint-Sever, Ile Lacroix (projet cité)

© © Rouen-une gare pour les deux rives

Architectes : Achille Racine, Juliette Laurence, Lucile Osmont. Avis du jury : « Ce projet fait de la future gare un lien transversal entre les quartiers rive gauche, la Seine et l’île. La réflexion se concentre uniquement sur l’emplacement stratégique de la future gare qui est, à contre-point de la plupart des projets, positionnée au Sud du site de Saint Sever, en accroche au Pont Mathilde / boulevard de l’Europe. Le projet propose une « une archéologie du futur » où une structure temporaire d’échafaudage préfigure l’équipement, c’est une structure à investir, à s’approprier et un imaginaire à construire. Le site de la friche est vidé, nettoyé pour devenir support d’évènements divers. Il libère la vue sur et depuis la gare; les quais et les berges de l’ile sont ouverts au public. A terme une frange bâtie dense est proposée en limite Sud-Ouest (en accroche au tissu existant) et sur le quai bas du Cour de la Reine, tout en maintenant un cadrage fort sur le vieux Rouen ; une voie est percée reliant avenue Clémenceau et boulevard de l’Europe. Le jury a souligné la force conceptuelle d’un projet qui répond aux enjeux de la thématique de la session. « Une gare pour les deux rives » est un projet en acuponcture, évolutif, ouvert et totalement réversible. Le jury a toutefois jugé que le projet la formalisation architecturale aurait mérité un développement plus poussé. »

16/21

Saint-Herblain, quartier de Preux (projet lauréat)

© © Métacentre l’émergence d’un territoire jardin

Architectes-urbanistes : Jean-Rémy Dostes, Claire Jeanson, Antoine Pinon. Architectes : Nicolas Beyret, Paul Jacquet. Paysagiste : Gabriel Mauchamp. Avis du jury : « Ce projet aborde le site à l’échelle métropolitaine. Il propose un axe structurant Est-Ouest d’une épaisseur variable, sur lequel des calques thématiques (commerces, loisirs, énergie et agriculture) se superposent. Le projet propose la mise en place de catalyseurs urbains, une réanimation des centralités et une symbiose entre les différents tissus du quartier. Le projet détaille quatre situations : l’accroche à Atlantis, la place de Preux, la zone d’activité de Preux et le croisement entre la rue Neruda et le boulevard Allende. Le jury a apprécié la stratégie territoriale qui développe une mise en relation des centralités. En proposant d’ouvrir le quartier de Preux sur d’autres polarités, Métacentre suggère une méthode pour aborder un schéma directeur urbain, base d’une coproduction avec les habitants. Ce faisant, ce projet évite l’écueil d’une sur-intensification du quartier uniquement menée de l’intérieur. Le jury a par ailleurs identifié que ce projet offrait une approche complémentaire à celle développée par le projet Permaculture. »

17/21

Saint-Herblain, quartier de Preux (projet mentionné)

© © Permaculture - une méthodologie dynamique pour la ville en projet

Architectes : Anne-Lise Gruet, Amélie Allioux, François Hamon. Architecte, ingénieur génie civil : Maud Nÿs. Artiste plasticienne : Anne Petit. Avis du jury : « Ce projet propose une méthode pour fabriquer la ville de manière partagée et phasée dans le temps. Le projet fait la synthèse de plusieurs temporalités de projet : celle de l’urbanisme, celle des acteurs et celles de l’espace public .Il interroge le court terme et le long terme. Le projet revendique un urbanisme de l’éclectisme et du provisoire. Il se positionne à l’échelle du territoire et du site de manière parallèle. A l’échelle du territoire, il identifie quatre leviers de transformations. A l’échelle du site d’étude il développe quatre interventions thématiques. Le jury a apprécié le spectre large et complet des problématiques abordées par le projet. Il a souligné les qualités d’un travail de régénération appuyé sur les qualités locales du quartier de Preux. »

18/21

Saint-Herblain, quartier de Preux (projet cité)

© © Ponctuations

Architectes : Mélaine Ferré, Pierre-Yves Arcile, Benoit Moreira. Avis du jury : « Le projet propose un principe d’un « urbanisme de ponctuation » qui se différencie des stratégies de plans masse ou de schémas de directeur. Cette stratégie en acuponcture est matérialisée par seize interventions ciblées. Le jury a apprécié le développement d’une boite à outils permettant une intervention à la petite échelle et pouvant être implémentée avec les habitants. Il a toutefois regretté l’absence de développement territorial. »

19/21

Vichy Val d’Allier, Montpertuis (projet lauréat)

© © Franges pionnières

Architecte-urbaniste : Anne-Laure Marchal. Paysagistes : Mathieu Delmas, Léa Hommage. Dessinateur projeteur : Sébastien Deldique. Avis du jury : « Sans programmation particulière, le projet propose d’installer une armature paysagère capable de composer avec  l’aléatoire programmatique et d’accéder à un certain équilibre et autonomie. Le projet lie les 3 entités paysagères du site par ses franges en les valorisant comme des interfaces d’activités. Il définit de ce fait une infrastructure paysagère capable d’accueillir une programmation évolutive et concourt à une certaine autonomie énergétique du site. En s’appuyant sur le vocabulaire identitaire et certains bâtiments existants, le projet dessine un parc sur l’axe historique du tunnel et valorise les franges Est le long de la RD6 et Ouest en bordure d’agriculture. Ainsi, sur la base d’une trame hydraulique forte marquée par des bassins de lagunage, d’une topographie exacerbée, d’une trame boisée évolutive, d’un respect de l’existant et sur une logique de mutation énergétique paysagère, l’équipe réussit à installer un projet mutable et parfaitement adapté à une temporalité incertaine. Le jury a souligné le caractère fortement adaptable de la proposition tant au niveau du paysage qu’au niveau des bâtiments. Il a apprécié les qualités paysagères d’intégration développées dans ce site très singulier. »

20/21

Vichy Val d’Allier, Montpertuis (projet mentionné)

© © Archipel de clairières : articuler des usages - composer des entités paysagères

Architectes : Céline Frattesi-Bros, César Canet, Laura Chavy, Laetitia Paradis. Avis du jury : « Appuyés par les deux gouttes, Montpertuis et Palazol sont valorisés comme 2 bourgs qui prolongent le chapelet initié par les «lieux dits» constitutifs de Charmeil et Bellerive-sur-Allier. L’ensemble constitue un archipel de clairières que le projet propose d’investir par des équipements publics redynamisant et autour desquels pourront s’implanter (sur la trame existante) les activités, équipements, commerces et logements. Les sites historiques deviennent le support au développement d’activités spécifiques et ne se limite pas à des lieux de mémoires pour devenir des pôles et des germes à de nouvelles dynamiques Un thème programmatique autour de la filière bois est valorisé comme une identité fédératrice : recherche et formation. Le jury a apprécié le développement d’un « paysage dans le paysage » et le caractère adaptable de la proposition. Il a souligné les qualités d’insertion urbaine et paysagère développées. Le jury a jugé que projet interrogeait avec richesse la mémoire militaire du site sans passéisme, remettant ce dernier dans un nouveau cycle de fonctionnement. »

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Vichy Val d’Allier, Montpertuis (projet cité)

© © Arboripôle5 une réappropriation éco-responsable

Architecte-urbaniste : Nils Le Bot. Architectes : Mathilde Busca, Laurent Naud, Lucille Thiery. Avis du jury : « L’ambition du projet est l’excellence environnementale en 20 ans par l’installation d’un urbanisme écoresponsable lié à une charte et une économie circulaire. Le projet recherche une diversité programmatique; Il valorise néanmoins un liant programmatique intermédiaire (renouvelable) lié à une pépinière d’entreprises, la recherche et l’enseignement et par l’installation d’un centre de formation agricole ou une bibliothèque de la biodiversité agricole. Le projet propose, sur la base existante, de lier Montpertuis et Palazol par un «ruban» routier ondulant. Cette onde définit et dessert 5 quartiers d’activités et est hiérarchisée en fonction des secteurs traversés. Chaque pôle est symbolisé par un bâtiment ou structure phare producteur d’énergie qui apparait alors à la fois comme un élément emblématique et fonctionnel. La trame paysagère est respectée et sectorisée en fonction d’une gestion liée à la recherche, la production en sylviculture... La trame bâtie est réinvestie ou renouvelée sur elle-même et parfois adaptable avec l’exemple de serres modulables. Le jury a apprécié la prise en compte des qualités actuelles du site. Il a jugé intéressante la proposition de reconversion économique proposée. Le jury a par ailleurs souligné les qualités d’adaptabilité de la proposition. »
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