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Les espoirs du BTP
Sophie Boissard, 44?ans, directrice générale de SNCF ­Immobilier - © ManuelleTOUSSAINT/SNCF Immo

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Les espoirs du BTP

le 18/03/2015  | 

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Sophie Boissard, 44?ans, directrice générale de SNCF ­Immobilier

© ManuelleTOUSSAINT/SNCF Immo

Elle valorise le foncier du groupe SNCF. Son CV est aussi rempli qu’un quai de gare un jour de grève. Entrée à la SNCF en?2008, elle y crée la branche Gares et connexions. Quatre?ans plus tard, elle devient directrice générale déléguée. Certains y voient un tremplin pour succéder à Guillaume Pepy. Patience. Le président rempile pour cinq?ans. Depuis six?mois, Sophie optimise la manne immobilière de la SNCF. En quatre?mois, la construction de 5?528?logements a été engagée. • B. K.

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Jean-Philippe Ricard, 38?ans, directeur du pôle Grands Projets d’Eiffage Travaux publics

© Eiffage

Il souhaite lancer des projets clés en main à l’export. Après un début de carrière à l’international, dans le parapétrolier, les travaux maritimes et le génie civil, Jean-­Philippe Ricard est appelé en janvier?2012 par Jean-Louis Servranckx, son ancien patron chez Vinci Construction Grands projets, pour prendre la tête de l’entité équivalente chez Eiffage TP. Ce jeune X-Ensta relève rapidement des défis. En mai dernier, pour aborder le Grand Paris de manière autonome, il secoue le milieu des entreprises de fondations en créant une filiale dédiée, Eiffage TP Fondations, alors que le groupe n’en disposait pas jusqu’alors. Son prochain objectif?: lancer des projets clés en main à l’export, en capitalisant sur les expériences réussies du Perpignan-­Figueras, de l’A65?ou de la LGV BPL. • O. B.

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Vianney Hamoir, 42 ans, directeur de l’activité ­professionnelle de Cofaq (Master Pro)

© © Alain Montaufier/Cofaq

Arrivé en tant que chef de produit en?2003, celui qui dirige l’activité professionnelle de Cofaq depuis?2010, a vécu les profondes transformations du groupe coopératif. L’activité est passée de 210?millions d’euros à près de 900?millions avec 518?points de vente, les expertises se sont multipliées, ainsi que les enseignes… Une évolution que ­Vianney Hamoir a pu accompagner en agissant concrètement sur le cours de l’entreprise, voire du secteur, avec un challenge supplémentaire chez Cofaq?: susciter ­l’adhésion des acteurs de la coopérative.

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Annalisa de Maestri, 33 ans, directrice du BET Bianchi

© © Bruno Levy

Si Annalisa de Maestri est inscrite à l'Ordre des ingénieurs de Milan, elle a mené toute sa carrière en France. En stage chez Dominique Perrault Architecture, puis chez Ubik, société d'un certain Philippe Starck. Elle décroche le poste par sa maîtrise des logiciels de modélisation 3D. Pendant deux ans, elle travaille aussi bien en conception-design qu'en suivi de chantier et utilise le BIM pour la production industrielle du designer. Mais, c'est chez Studios Architecture, en 2008, qu'elle va utiliser le BIM côté bâtiment, avec un nouveau logiciel : Digital Project. Elle réalise alors la synthèse de l'architecture intérieure et des réseaux de la Fondation Vuitton pour la création, puis propose ses services au BET Bianchi, et devient responsable de la synthèse pour le clos couvert de la Fondation. Aujourd'hui directrice du bureau d'études, elle suit plusieurs chantiers emblématiques tels que l'Arena 92 (Nanterre) ou la fondation Luma (Arles) et développe la filiale MBA-Ingénierie à l'international. Si Marc Bianchi lui a donné cinq ans pour développer cette activité, elle prévoit d'y arriver en seulement trois ans

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Thierry Méline, 50 ans, directeur général adjoint de Colas Routes France

© Tess Baes/COLAS

Entré chez Screg il y a 25 ans, le gadzarts Thierry Méline y devient vite chef de centre, puis directeur d'agence en 2000 à Grenoble, où il s'intéresse au nouveau marché des tramways. Cinq ans plus tard - fait assez rare dans le groupe - il quitte Screg pour Colas « Côte d'Azur », où il arrive à marier l'approche commerciale de la première à la culture plus industrielle de la seconde, avant de prendre les rênes de la filiale Midi-Méditerranée. Depuis le 1 er janvier, ce Tarbais d'origine a rejoint la direction du groupe à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Une de ses missions : la refonte des procédures de fonctionnement du groupe. Une bonne manière d'acquérir la connaissance fine des rouages de l'entreprise routière.

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Raphaël Ménard, 40 ans, directeur général d'Elioth, filiale d'Egis Concep

© Stephane REMAEL Stephane Remael

t Attiré par la technique et le design, Raphaël Ménard est à la fois ingénieur X-Ponts et architecte. Après un passage par RFR, il fonde Elioth, une filiale d'Egis Concept, en 2003. Directeur général, il mène recherches académiques et développement d'inventions. Parmi les projets en cours, il surveille le prototype de Wind-It, une éolienne à axe vertical. Depuis deux ans, il est également enseignant du DPEA architecture post-carbone à l'école de Marne-la-Vallée, qu'il a contribué à créer. Un diplôme qui vise à outiller les architectes en technique, afin de mieux comprendre l'énergie, les matériaux&hellip La convergence, toujours

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Bénédicte Danis, 36 ans, secrétaire générale de Setec Bâtiment

© © Bruno Levy / Le Moniteur

En 2014, Bénédicte Danis est devenue numéro trois de l'un des principaux bureaux d'études français, Setec Bâtiment. La lauréate du trophée 2014 de la « Femme du BTP », organisé par « Le Moniteur », s'était vue confier, en 2006, la conception structurelle du bâtiment de la Fondation Louis-Vuitton. A 36 ans, Bénédicte Danis est déjà une habituée des sommets.

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Nicolas Sablier, 33 ans, gérant de Maison Muller

© Bruno Levy/Le Moniteur

En 2004, avant même la fin de ses études - il est diplômé de l'EPSCI, une école de commerce du groupe Essec - Nicolas Sablier avait déjà trouvé une petite société de peinture à racheter : Maison Muller, à Pierrelaye (Val-d'Oise), aujourd'hui spécialisée dans la rénovation de logements (2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires, 20 salariés). Dix ans plus tard, « attiré depuis toujours par le syndicalisme patronal », il devient le plus jeune président de France d'une fédération départementale du bâtiment. Depuis, il mène de front ces deux responsabilités, tout en développant une société de chiffrage en ligne des travaux, créée avec un associé.

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Ludovic Boyron, 43 ans, directeur général de la SPL Lyon Part-Dieu

© Emma Arbogast

Depuis septembre 2014, Ludovic Boyron dirige la SPL Lyon Part-Dieu qui pilote le projet d'aménagement du quartier d'affaires lyonnais. Diplômé de l'IEP de Lyon et d'un troisième cycle de droit-finances publiques, Ludovic Boyron a un parcours marqué par la sphère publique. Tour à tour responsable du service juridique de la direction de l'action foncière du Grand Lyon, chargé de mission d'un groupe d'élus, conseiller technique au cabinet de Gérard Collomb en charge de l'aménagement urbain&hellip Ludovic Boyron côtoie depuis quinze ans les acteurs de l'immobilier et de l'aménagement urbain. « La conduite du projet Lyon Part-Dieu est une formidable occasion de revenir à une démarche opérationnelle. »

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Rachel Denis-Lucas, 44 ans, directrice générale du groupe Denis Matériaux

© © Bruno Levy / Le Moniteur

Elle fait partie des rares femmes dirigeantes dans la distribution professionnelle. Mais si Rachel Denis-Lucas est « née » dans le négoce (son père a créé Denis Matériaux), sa position dans l'entreprise n'allait pas de soi. Ainsi, à l'issue de ses études à l'EM Lyon, en 1993, elle entre chez Rösle, puis se voit confier la direction commerciale d'Emile Henry, aux Etats-Unis. En 2000, retour aux sources. Avec son frère, elle pilote Denis Matériaux et surtout innove. Ainsi, elle est à l'origine du Réseau Energie habitat avec pour partenaires Rexel, le Crédit mutuel de Bretagne, Chavigny, Costamagna, Raboni, le groupe Samse et Tanguy Matériaux...

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Johan Bencivenga, 41 ans, président de Climatech

© © Anne Van der Stegen/Le Moniteur

Représentant la 5 e génération familiale d'entrepreneurs, Johan Bencivenga dirige Climatech à Marseille, un groupe de cinq sociétés en fort développement dans le génie climatique (70 personnes, 20 millions d'euros de chiffre d'affaires). Ce diplômé de l'Ecole supérieure des ingénieurs de Marseille s'est aussi très tôt engagé dans la vie syndicale. En 2011, il prend la présidence du BTP 13 devenant, à 37 ans, l'un des plus jeunes présidents de fédération départementale. Ses combats : une pression de tous les instants sur les décideurs locaux et la lutte contre les détachements abusifs de salariés européens. En juin 2014, il entre au comité exécutif de la FFB et est nommé président du groupement national des Jeunes dirigeants.

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Sandra Chabrier-Breil, 43 ans, directrice générale de Bouygues Transmission & Distribution

© © Bruno Levy / Le Moniteur

Volontaire pour travailler à l'international, Sandra Chabrier-Breil a eu l'occasion d'y faire largement ses preuves. Pendant quatre années, elle a pris en charge tous les corps d'état technique sur le chantier du « Sports Hub », à Singapour. Avoir mené à bien ce contrat de 170 millions d'euros est l'une des raisons de sa nomination, l'an dernier, en tant que directrice générale de Bouygues Transmission & Distribution. En décembre 2014, elle a remporté le prix spécial du jury des Trophées de la femme du BTP, organisés par « Le Moniteur ».

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Mathieu Schweyer, 46 ans, directeur général Nexity Promotion

© Schweyer

Est Un parcours de vingt ans chez Nexity a permis à Mathieu Schweyer de découvrir plusieurs métiers, dont celui d'aménageur. Il en a tiré une conviction : « Le promoteur 2.0 doit acquérir une sensibilité politique, pour intégrer le mieux possible ses projets dans la ville. » Et d'ajouter : « La force de Nexity est de disposer d'une palette d'offres large et complémentaire sur le logement privé, les résidences gérées ou encore les bureaux. » Aujourd'hui, Mathieu Schweyer donne la priorité au développement de son activité dans les métropoles d'Alsace et de Lorraine.

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Paul-Étienne Davier, 28 ans, gérant d'AI Environnement

© © Guillaume ATGER / LE MONITEUR

Une sensibilité pour le bâtiment et une fibre environnementale forte ont incité Paul-Etienne Davier à créer le bureau d'études AI Environnement en 2008. Agé à l'époque de 22 ans, il suit en parallèle un double cursus d'ingénieur à Centrale Paris et une école de commerce. Cinq ans plus tard, la société emploie neuf personnes et prévoit deux embauches. Paul-Etienne Davier mise avant tout sur les projets passifs ou à énergie positive, avec une approche bas carbone. Il a d'ailleurs mis en place le premier Mooc (cours en ligne) sur ce thème en 2014. Cette année, les chantiers parisiens sont à l'honneur avec la rénovation-extension du musée de Cluny, mais aussi l'aménagement d'une pépinière d'entreprises sous les tribunes du stade Jean-Bouin, à Paris, un espace tertiaire basse consommation, bien entendu !

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HéloïsePacory, 35 ans, chef d'agence recyclage, négoce, transport, Eurovia, délégation Nord

© VINCI

Pas facile pour une jeune femme non-ingénieure de trouver sa place dans une entreprise de TP. C'est pourtant ce qu'Héloïse Pacory a réussi à faire. Pourvue d'un DESS en transport, elle est embauchée par la délégation Nord d'Eurovia en 2003 en CDD sur une mission logistique. Deux ans après, la voilà responsable commerciale de la société fluviale TFMN. Son dynamisme et son regard neuf vont vite l'imposer. Nommée directrice logistique en 2012, elle développe le fret ferroviaire dans sa région : partis de rien, ce sont désormais 200 000 t de matériaux qui transitent chaque année par le fer. Signe de la confiance qu'on lui accorde : sa nomination, le 1 er janvier, au poste de chef d'agence.

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Manuel Flam, 36ans, directeur général du groupe SNI

© Christophe Caudroy

Cet énarque avance à toute allure. En juillet 2013, alors âgé de 34 ans, il devient directeur général du groupe SNI en charge du logement social. Il travaille au rapprochement d'Osica et Efidis, pour créer Grand Paris Habitat en janvier 2015. Objectif : doubler la production de logements sociaux en Ile-de-France (11 000 unités d'ici à 2019) et en faire le premier opérateur HLM du Grand Paris. Manuel Flam a été directeur de cabinet de Cécile Duflot au ministère du Logement. Il avait, auparavant, fait un saut au ministère du Développement durable, sous Jean-Louis Borloo, et au ministère des Finances (Eric Woerth), ce qui en fait un spécialiste de la fiscalité verte.

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Adrien Suire, 36 ans, président et fondateur de Qivivo

© Suire

C'est à partir du constat que « l'utilisateur devait s'adapter au bâtiment » que cet ingénieur Isat s'est intéressé aux problèmes énergétiques. Après avoir, notamment, été responsable R & D chez PSA, il lance Qivivo, un thermostat connecté avec une capacité d'apprentissage selon le logement, des modes de vie, la météo. En recueillant ces millions de données, Qivivo démocratise le diagnostic par la mesure et apporte une valeur ajoutée aux professionnels. Sur ce marché naissant, la start-up contre-attaque l'américain Nest avec un produit simple, peu onéreux et proposé avec un abonnement. La formule décolle rapidement au point que Saint-Gobain est récemment entré dans le capital de la start-up.

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Laurent Amar, 49 ans, directeur opérationnel Sud-Est de NGE

© FRTP PACA

A presque 50 ans, Laurent Amar a réalisé un parcours sans faute, tant chez NGE qu'au sein de la FRTP Paca où il entame son second mandat de président. Passé directeur opérationnel Sud-Est de NGE l'été dernier (700 personnes, 120 millions d'euros de chiffre d'affaires), cet ingénieur de l'ESTP Paris a mis très tôt son expérience et ses valeurs au service de la profession et de l'action collective. Vice-président délégué aux mandats du Medef Paca, très attentif à l'évolution de la formation professionnelle, il va sans doute être appelé à gravir de nouvelles marches dans les années à venir.

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Alban Lapierre, 42 ans, président fondateur d'Alterea

© ALTEREA

A 42 ans, Alban Lapierre est à la tête d'Alterea, ingénieriste de l'énergie et du bâtiment qu'il a créé en 2004. Fils d'un électricien de Laval, il a complété sa formation d'ingénieur en environnement par un master de gestion d'entreprise. L'envie d'entreprendre le démangeait déjà. Après une expérience parisienne de valorisation énergétique des déchets, dans des filiales de Suez, puis de Veolia, il est prêt pour se lancer. Il revient dans l'Ouest et dans le bâtiment, comme son père, avec une dimension environnementale. A Nantes, il lance Alterea qu'il oriente vers la réhabilitation énergétique en maîtrise d'œuvre tous corps d'Etat, puis crée des agences à Paris et à Lille. Il aborde aujourd'hui le marché chinois « pour s'ouvrir l'esprit ».

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Marjan Hessamfar et Joe Vérons, 41 ans, architectes (Bordeaux, Paris)

© David Helman

La quarantaine passée depuis peu, les deux associés issus de l'école d'architecture de Bordeaux, ont décroché le Prix de la première œuvre en 2008. « Un accélérateur formidable, notamment en région », reconnaît Joe Vérons. Reconnus dans la cour des grands, ils militent pour une architecture désirable alliant qualité des matériaux et sens esthétique certain.

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Cédric Simonin, 42 ans, P-DG de Trianon Résidences

© Serge Lohner

Formé à l'école de la maison individuelle, Cédric Simonin fait de la satisfaction clients son credo, et de l'innovation son levier de différenciation. A la fin 2014, Trianon Résidences a livré un collectif construit uniquement avec des matériaux non-polluants et généralisera la démarche à ses futures opérations. Le promoteur finalise aussi un bâtiment doté de buanderies communes, dans un souci de confort acoustique et de gain de place dans les logements. « Nous avons créé une cellule de R & D chargée de définir ce que sera le bâtiment de demain », précise Cédric Simonin. Présent sur l'ensemble du territoire alsacien, le promoteur envisage de gagner d'autres régions, notamment dans le cadre d'opérations couplées avec sa société sœur Carré de l'Habitat.

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Benoît Chauvin, 55 ans, P-DG de Spac (groupe Colas)

© @J.DRIEUX

Après 27 ans passés dans le parapétrolier, chez Bouygues Offshore, puis Saipem, Benoît Chauvin a rejoint Colas en 2012 pour prendre la direction de Spac. Après avoir redressé la société, cet ESTP mise aujourd'hui sur le développement et la croissance, notamment à l'export. Dans un contexte incertain et tourmenté, il veut rendre son entreprise « plus agile » pour mieux anticiper les attentes de ses clients et saisir les opportunités.

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François Villette, 40 ans, directeur général adjoint de la Ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)

© © Bruno Levy / Le Moniteur

Fini l'achat purement juridique ! En introduisant des méthodes innovantes dans la commande publique de Saint-Ouen, François Villette améliore la relation avec les entreprises prestataires et optimise l'utilisation des deniers publics. La démarche qualimétrique des achats mise en place - via notamment une évaluation des fournisseurs - lui a valu de décrocher, en 2013, un Trophée de la commande publique. Récemment nommé directeur général adjoint et toujours en charge de la commande publique, il entend bien approfondir le dialogue avec le tissu économique.

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Emma Blanc, 39 ans, paysagiste

© © Bruno Levy/Le Moniteur

La voix est douce, teintée d'inflexions du Sud-Ouest, mais le propos est piquant. Emma Blanc, est « née sous le signe du chiendent ascendant ortie. Je m'accroche pour défendre mon métier auprès de mes partenaires. Nous ne sommes pas là que pour le végétal. A l'égal des architectes, nous travaillons sur l'espace. Nous sommes des généralistes avec des compétences techniques. » Aguerrie à l'Agence Ter, puis chez HYL et Jean Nouvel, elle est en libéral depuis 2007. Lauréate des Nouveaux albums des jeunes architectes et paysagistes (Najap) la même année, elle se dit « atypique ». Son credo ? « La simplicité des projets. Leur épure. Ne pas surajouter, aller à l'essentiel et travailler avec le déjà là pour trouver le bon usage de l'espace public ». Son royaume est la ville : « Je me greffe sur les projets et j'aime l'idée que la nature colonise la ville ». Et parce que son métier relève aussi d'un art du temps, elle a à cœur de « porter les choses jusqu'au bout ». « Emma est mon nom de scène », s'amuse celle qui est Emmanuelle pour l'état civil. Une apocope qui lui sied : élaguer pour aller - là aussi - vers plus de simplicité.

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Lucas Vallon, 40ans, directeur général du groupe Alkern

© ALKERN

Venu à Bordeaux en 1993 pour jouer dans l'équipe de rugby de Bègles, Lucas Vallon a trouvé dans le BTP les valeurs humaines recherchées. Le diplômé de l'ESC Bordeaux a touché à tous les métiers : chef de service achats chez Bouygues, directeur du pôle marché structure de Point.P, directeur général du groupe Duroux. En 2014, il prend la tête d'Alkern après la fusion des deux sociétés.

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Frédéric Carmillet, 39 ans, directeur général d'Eiffage Energie France

© Eiffage

Polytechnicien passé par le corps des Ponts, Frédéric Carmillet entame sa carrière en 2002 à la DDE du 76 sur le projet du pont levant de Rouen. Cinq ans plus tard, attiré par la production, il est embauché par Eiffage où il devient chef de l'agence de Lille pour la filière construction. En 2010, ce touche-à-tout change de branche pour prendre la direction régionale de Forclum Nord, qu'il réorganise et redresse en deux ans avec son équipe. Après un bref passage chez Clemessy, il est nommé directeur général d'Eiffage Énergie France en août 2013. En moins de deux ans, celui qui a la confiance de Pierre Berger a déjà réussi à rétablir les marges. Et après ?

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Nicolas Moreau, 36 ans, et Hiroko Kusunoki, 35 ans, architectes

© © Bruno Levy / Le Moniteur

Ces natifs de Tokyo pour l'une et de Bourges pour l'autre, cofondateurs de l'agence parisienne Moreau-Kusunoki, apprendront en juin si leur projet - sorti du lot parmi 1 715 autres - est lauréat du concours international pour le musée Guggenheim à Helsinki (Finlande). En attendant, ils poursuivent notamment les études pour l'aménagement du parvis du futur TGI de Paris, avec la paysagiste Emma Blanc. Toujours dans la capitale, mais à une autre échelle, le couple franco-japonais a réalisé, en 2013, le restaurant Matsuri et la pâtisserie Mori Yoshida dans lesquels le style est sobre et les matériaux nobles. Un mariage entre les plaisirs des pupilles et ceux des papilles.

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Thierry Glories, 50 ans, président du groupe Floriot

© © FLORIOT

Né à Toulouse, Thierry Glories est implanté depuis vingt ans en Rhône-Alpes. Il y œuvre comme directeur régional chez Vinci, après quatre ans passés chez Bouygues en région Paca. « Vers 40 ans, j'ai décidé de devenir mon propre patron en reprenant une entreprise. » Le hasard fera bien les choses. « Michel Garde, ancien directeur général de Floriot, m'a invité à déjeuner en 2006 pour me demander si cela m'intéressait de reprendre la PME familiale. » Cet entrepreneur dans l'âme accepte et double le chiffre d'affaires entre 2007 et 2013. « Pour pérenniser une entreprise, il faut la mettre en mouvement. » Diversification d'activité, extension du rayon d'action de l'entreprise... Thierry Glories a déjà le regard tourné vers demain.

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Raum : Thomas Durand, 37 ans, Benjamin Boré, 32 ans, et Julien Perraud, 32 ans, architectes

© RAUM

Depuis qu'il a décroché le Prix de la Première œuvre en 2010, le trio d'architectes nantais tient ses promesses. Sur l'Ile de Nantes, il livre à la fin mai, avec l'Escaut, un lieu d'apprentissage des arts vivants, dont l'usage sera partagé entre le conservatoire voisin et un pôle d'enseignement supérieur du spectacle. Pour ces trentenaires, l'étape est marquante. Elle sera suivie cette année par la mise en chantier de logements pour 3F, à Pantin (Seine-Saint-Denis), puis d'un centre d'interprétation du littoral, à L'Aiguillon-sur-Mer (Vendée). Créé en 2007 par les trois associés, Raum compte aujourd'hui 10 personnes. Et a déjà déménagé deux fois. .

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Boris Bouchet, 34 ans, architecte

© Christophe Camus

D'allure distinguée, ce Clermontois de 34 ans a déjà vu plusieurs fois son architecture récompensée. En 2013, l'espace rural de proximité de Marsac-en-Livradois (Puy-de-Dôme) a reçu le Prix de la première œuvre et le Grand Prix de l'architecture en terre crue. L'an dernier, il a été lauréat du Palmarès des jeunes urbanistes et des Albums des jeunes architectes et paysagistes (Ajap), respectivement organisés par les ministères du Logement et de la Culture. Ce dernier l'a récemment intégré à un groupe de réflexion sur sa « Stratégie nationale pour l'architecture ». D'ici au mois de juin, aux côtés de Frédéric Bonnet, Grand Prix de l'urbanisme 2014 (lire p. 14), il devra formuler des propositions destinées à « mobiliser et sensibiliser » le public autour de sa profession.

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Itaï Cellier, 38 ans, P-DG de Polantis

© Milena Perdriel

Architecte diplômé en 2007, Itaï Cellier ne veut déjà plus exercer ce métier. Il a déjà constaté le hiatus entre les industriels qui investissent dans des catalogues produits version papier et celui des architectes qui demandent des produits numérisés en 3D. En 2008, il fonde donc Polantis. La société qui numérise les produits du bâtiment aux formats des principaux logiciels de maquette numérique, connaît des débuts chaotiques : Itaï Cellier a trois ans d'avance sur son temps. Aujourd'hui, Polantis possède un bureau à Manchester (Royaume-Uni), 12 000 objets BIM et CAO (conception assistée par ordinateur) en ligne et un nouvel architecte connecté toutes les sept minutes.

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Olivier Périer, 46 ans, directeur d'exploitation chez Bateg (Vinci Construction France)

© VINCI

Entré en 2006 chez Bateg, Olivier Périer prend rapidement des responsabilités sur des ouvrages prestigieux : hôpital Foch (Suresnes), Cité du cinéma et siège de SFR (Saint-Denis). Fort de ces succès, il est nommé, début 2015, directeur d'exploitation en charge des ouvrages fonctionnels. Auparavant, cet ingénieur ESTP a travaillé sept ans dans l'export (Russie, Cuba) chez Bouygues Construction, puis chez Vinci Construction Grands Projets.

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Stéphanie Minnebois, 38 ans, directrice du pôle Route et réseaux chez Lafarge France

© Vincent Leloup/Le Moniteur

Venue de la « route » (quinze ans chez Screg, puis Colas), Stéphanie Minnebois relève un challenge inédit chez Lafarge depuis 2013 : conquérir le marché des infrastructures routières et de réseaux en décloisonnant les lignes de produits (ciment, béton, granulats) pour proposer une offre de services transversale. Une démarche qu'elle assure « différenciante et unique », mêlant compétences commerciales, techniques et logistiques.

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Matthieu Ramery, 37 ans, président de Ramery Environnement

© Maxime Dufour

« Dans trois ou quatre ans, Matthieu Ramery devrait prendre les rênes. » C'est Philippe Beauchamps, le président du directoire du groupe nordiste de BTP Ramery, qui l'annonce. D'ailleurs, Matthieu Ramery a désormais son bureau qui jouxte celui du patron, dont l'une des missions est de préparer cette transmission managériale. Ingénieur travaux publics de formation, Matthieu Ramery débute sa carrière en tant qu'ingénieur méthodes chez Razel. En 2007, il rejoint le groupe familial, en tant que responsable d'exploitation au sein de la filiale Environnement, qu'il pilote depuis 2011. Il a également présidé Ramery Travaux publics jusqu'à la nomination récente de Bernard Duhamel.

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Sébastien Matty, 43ans, président du directoire de GA

© GA

Elève-ingénieur à Centrale Paris, il découvre le BTP lors d'un stage chez Bouygues. C'est la révélation. A sa sortie d'école, en 1996, il entre dans le groupe. Il multiplie pendant vingt ans les expériences pour finir directeur général d'une filiale francilienne spécialisée dans le tertiaire. Lorsqu'un chasseur de têtes le sollicite pour prendre la direction de GA, son plan de carrière semblait fait. Mais le modèle atypique du groupe toulousain a attisé sa curiosité. Il rencontre l'ancien président du directoire de GA. Le contact est excellent. En juin 2014, il prend sa succession avec l'ambition de travailler le volet architectural et d'étendre le marché au-delà du bureau qui représente 75 % du chiffre d'affaires.
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