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Le Palmarès du 12e concours Habitat Solaire Habitat d’Aujourd’hui 2009-2010
CATÉGORIE MAISONS INDIVIDUELLES PRIX EX-ÆQUO GRENELLE 2010 BBC MAISON INDIVIDUELLE Maison Richard P. à Cussey-sur-l’Ognon (Doubs) - © © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architecte : Jean-Louis ABT

Diaporama

Le Palmarès du 12e concours Habitat Solaire Habitat d’Aujourd’hui 2009-2010

le 07/10/2010  |  Technique

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CATÉGORIE MAISONS INDIVIDUELLES PRIX EX-ÆQUO GRENELLE 2010 BBC MAISON INDIVIDUELLE Maison Richard P. à Cussey-sur-l’Ognon (Doubs)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architecte : Jean-Louis ABT

Une maison à énergie positive réalisée en matériaux naturels ? Conception bioclimatique : toiture et pièces de jour au sud dont les chambres. Pièces techniques et garage au nord pour protéger la construction du vent et du froid. Chaque pièce est éclairée naturellement. ? Isolation : Murs en ossature bois sec non traité, isolés avec 140 mm de laine de bois entre montants + 40mmde fibres de bois à l'extérieur + pare vapeur + 60mm de laine de bois à l'intérieur. Revêtement : crépi sur façades nord/est/ouest et bardage sur façade sud. Le revêtement du sol est en bois. L'isolation du plancher est assurée par 160mm de laine de bois. Isolation toiture : 400 mm de laine de bois entre le pare pluie et revêtement intérieur. Isolation phonique du plancher à l'étage. -Menuiseries extérieures bois-alu avec triple vitrage au nord, double vitrage au sud. Volets roulants électriques posés sur l'extérieur. ? Panneaux photovoltaïques : 26 m2 de panneaux photovoltaïques intégrés en toiture reliés au réseau produisent environ 3 000 kWh/an soit près de 1 750 euros de production/an. ? Solaire thermique : 7,2 m2 de panneaux solaires thermiques intégrés en toiture assurent environ 65 % pour l'eau chaude sanitaire. Le reste de l'eau chaude sanitaire est assuré par un poêle à granulés et bûches, l'ensemble est couplé à un ballon de stockage. Une ventilation double flux à haut rendement complète les performances énergétiques de la construction. Par une température de 8 °C extérieure, pour les 160 m2 habitables, le besoin en énergie est environ équivalent à celui d'un radiateur électrique. En hiver par -13 °C, le besoin enénergie est de 4 800watts pour une température intérieure de 19 °C. Solution choisie : poêle à granulés et bûches. ? Réseau électrique biocompatible* : Câbles blindés pour l'ensembleduréseau électrique sur zone ossature bois et bio rupteurs sur les chambres. De plus, le régulateur de vapeur absorbe les rayonnements électromagnétiques et les transforme en chaleur. (* Un réseau électrique biocompatible capte les champs électriques nocifs émis par une installation électrique traditionnelle et les remet à la terre). FICHE TECHNIQUE Construction d'une maison individuelle à ossature bois de 160 m2 habitables (180 m2 avec annexes) en matériaux naturels. Lieu : Cussey-sur-l'Ognon. Maître d'ouvrage : Pascal Richard Maître d'oeuvre : Jean-Louis Abt, architecte géobiologue. Objectif : Construire une maison passive et à énergie positive par l'installation de panneaux solaires, consommation chauffage de 13 kWh/m2/an, toutes énergies confondues < 41 kWh/m2/an. Cette maison produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Coût global (du terrassement aux finitions,avec raccordement à la voirie) : 293 000 euros T.T.C. soit 1 831 euros T.T.C./m2 habitable.

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CATÉGORIE MAISONS INDIVIDUELLES PRIX EX-ÆQUO GRENELLE 2010 BBC MAISON INDIVIDUELLE Maison Matonog à Saint-Didierau- Mont-d'Or (Rhône)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architectes : Detry & Levy architectes

Ce projet s'inscrit dans deux politiques urbaines : - Densifier les centres de village de l'agglomération, nous sommes en effet à proximité du centre du village de St Didier au Mont dOr, à deux pas des écoles, des commerces, des arrêts de bus.... Cette densification permet de diminuer l'usage de la voiture pour les transports quotidiens et évite l'étalement urbain. - Préserver les espaces naturels existants ; nous sommes ici mitoyen du parc de l'école de Fromente et du bois du Morateur. Les qualités paysagère, culturelle et naturelle de cet espace sont naturellement à sauvegarder. L'architecture de la maison est contemporaine : un volume simple, desservi par un jeu d'escaliers, de rampes et de terrasses. Elle reprend des éléments d'architecture moderne (volume, enduit clair, ouverture sobre,...) et apporte une considération environnementale, chère à notre époque. La façade Sud est très largement vitrée pour bénéficier des apports solaires, la façade Nord est sur-isolée avec l'adjonction d'un isolant extérieur recouvert d'un bardage bois, la toiture est végétalisée avec un système de récupération des eaux pluviales, des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques diminueront la facture énergétique. Ce projet forme un ensemble cohérent qui viendra compléter les trois autres maisons modernes avoisinantes; il préserve les qualités paysagères du site. FICHE TECHNIQUE Pierre LEVY ARCHITECTE (mandataire), Christine JOURDAA, Sophie ZELE architectes assistantes, Ingénieur structure : CARAROL, Etudes géotechnique: EG SOL, Romain FEVRE : Ingénieur assistant S.H.O.N. : 210 m2 Surface habitable: 170 m2 Coût des travaux : 418 000 Eur H.T. env. Consommation en chauffage et ECS : 28 kWh/m2.an (en énergie primaire) Travaux : juin 2006 - juin 2008

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PRIX GRENELLE 2010 BBC MAISONS INDIVIDUELLES GROUPÉES Les Hauts de Feuilly à Saint-Priest (Rhône)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architecte : Atelier Thierry Roche et associés

Ces maisons forment le coeur de la ZAC des Hauts de Feuilly, qui constitue le volet habitat du plus grand pôle de développement économique de l'agglomération lyonnaise (Porte des Alpes). Les 31 maisons sont implantées en bordure du parc technologique et à la lisière de la forêt, en greffe sur le vieux village de Saint-Priest. Elles sont situées sur la ligne T2 du tramway et raccordées au réseau cyclable. Cette implantation permet de contenir certains coûts différés externes, notamment en termes de déplacements.Les 31 maisons passives des HautsdeFeuilly ont atteint le niveau Passivhaus. Ces maisons préfabriquées sont à ossature et bardage bois et 60 % de leurs baies vitrées, toutes en triple vitrage, sont en façade sud. Celle-ci est protégée du soleil, par une pergola et les autres fenêtres par des brise-soleil orientables (BSO). Les faibles besoins en chauffage (< 15 kWh/m².an) sont couverts uniquement par un système double flux thermo31 dynamique, 5 m² de capteurs solaires chauffent un ballon de 300 litres et 10 m² de panneaux photovoltaïques (en option) produisent de l'électricité revendue au réseau. La consommation d'énergie totale, tous usages confondus, est de l'ordre de 50 kWh/m².an exigés par Passivhaus. Ces maisons sont également dotées d'une cuve de récupération des eaux pluviales, un tri sélectif, un petit jardin potager, des arbres fruitiers, ... et d'une piscine biologique en option. FICHE TECHNIQUE Maître d'ouvrage : Groupe MCP Ossabois Maîtrise d'oeuvre Architecte : Atelier Thierry Roche Bet DD : Tribu

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MENTION GRENELLE 2020 BEPOS Bâtiment REMSES à Saint- Hilaire-de-Riez (Vendée)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architectes : Alliance Soleil et Stéphane Chabrol

C'est le 1er bâtiment à énergie positive en Pays de Loire et le 3e en France. Cette construction innovante répond aux critères stricts de la bioclimatique, de la maison passive et est équipée de solaire thermique et photovoltaïque. Le cabinet d'études Alliance Soleil occupe ces bureaux et y étudie les performances et le comportement de la construction. Alliance Soleil assurera un suivi énergétique et technique pendant plusieurs années (enregistrement horaire des températures, hygrométries, consommation et production d'énergie et d'eau, etc.). Ces besoins en chauffage sont quasiment négligeables (inférieurs à 15 kWh/m².an). Le bâtiment est à ossature bois avec isolation en ouate de cellulose. Mandataire : Alliance Soleil

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MENTION GRENELLE 2010 BBC DÉMONSTRATEUR COUCHE MINCE Maison Zen à Montagnole (Savoie)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architectes : Cythelia Sarl

Le projet novateur de la maison ZEN (Zero Energy Net) s'est concrétisé en 2007 sur la commune de Montagnole, en Savoie. C'est la première maison à énergie positive en France. Il présente une solution aux problèmes énergétiques et environnementaux liés au secteur du bâtiment. Il a pour ambition de démontrer qu'il est possible de construire avec les techniques disponibles aujourd'hui des maisons « zéro émission » et « zero energy net » en tirant parti notamment des avantages de l'énergie photovoltaïque dont les gens ignorent les possibilités technico-économiques réelles. Le solde énergétique de la maison ZEN, intégré sur l'année, est positif. Si on se base pour l'électricité spécifique et l'eau chaude sanitaire sur le scénario d'efficacité énergétique, la consommation annuelle estimée est de 46 kWh/m².an. Elle devient 36 kWh/m².an en prenant en compte la sobriété des habitants. Un monitoring sert à confirmer ou à infirmer ces prévisions. L'énergie supplémentaire produite par les modules photovoltaïque pourra très facilement être valorisée dans une voiture électrique. FICHE TECHNIQUE Mandataire : Alain Ricaud. Architectes : Cythelia Sarl S.H.O.N : 225 m² Surface habitable : 192 m².

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MENTION RÉHABILITATION Maison Mosser à Schiltigheim (Bas-Rhin)

© © B. Dubreu / OBSERV’ER – Architecte : Benjamin Dubreu

Réhabilitation en profondeur d'une maison en assez mauvais état et ajoût d'une maison neuve pour faire cohabiter deux familles tout en conservant les arbres sur le terrain. Parti Architectural Un jardin en centre-ville Situé sur une parcelle en cœur d'îlot, dans le centre urbain de la ville de Schiltigheim, le projet vise à créer une extension en respectant les arbres présents dans le jardin et en choisissant de manière précise les orientations de la partie neuve. 2 familles + 2 Maisons = 1 projet La répartition des surfaces dans la réhabilitation de la maison ancienne et dans la construction neuve prend un grand soin de la combinaison des volumes et de l'enchaînement des vues de chaque logement, pour préserver les intimités tout en créant des lieux de partage. Ecologique = Economique Les principes bioclimatiques permettent au bâtiment de rester sobre en énergie avec un coût de construction faible. Le projet utilise des matériaux sains et écologiques (brique épaisse à isolation répartie, structure bois, forte isolation), il profite des apports solaires gratuits et d'équipements performants (puits canadien, chaudière à condensation, chauffage par la dalle de béton, panneaux solaires pour l'eau chaude sanitaire et le chauffage). FICHE TECHNIQUE SHON: 340 m2 Maîtrise d'ouvrage privée (75) Maîtrise d'oeuvre : Benjamin Dubreu Architecte mandataire Strasbourg (67)

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CATÉGORIE LOGEMENTS COLLECTIFS PRIX GRENELLE 2010 BBC LOGEMENT COLLECTIF Résidence du Cèdre à Obernai (Bas-Rhin)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architecte : Régis Mury

La Résidence du Cèdre est un ensemble de deux bâtiments en "R+2+combles", en lieu et place de l'ancien immeuble « Lustucru » à structure métallique, démoli fin 2004 après désamiantage. Avec ce projet, Obernai Habitat a expérimenté un nouveau type d'habitat faiblement consommateur d'énergie. Pour atteindre cet objectif, les orientations suivantes ont été retenues : 1. la réduction des besoins à la source avec structure bois intégrale, parois extérieures à très forte isolation, menuiseries bois à triple vitrage 2. le bioclimatisme : orientation optimale des logements de sorte à tirer profit des apports solaires gratuits 3. la maîtrise des flux d'eaux pluviales par la végétalisation des toitures-terrasses 4. le recours aux énergies renouvelables : installation d'un chauffe-eau solaire et de panneaux solaires pour compenser les besoins en éclairage des communs de la résidence 5. le confort et la santé : appartements traversants, éclairage naturel de toutes les pièces, espaces extérieurs privatifs (jardinets au rez-de-chaussée, balcons aux étages). La consommation de chauffage prévisionnelle est d'environ 32 kWh/m²/an, soit une économie de 60 % par rapport aux exigences de la RT 2005. FICHE TECHNIQUE Surface (SHON en m²) : 2 000 m² Coût de la construction (HT) 2 685 800 € Maître d'Ouvrage : OBERNAI Habitat Architecte : Régis MURY Structures béton : SIB Études Structures bois : Thomas STEUERWALD Fluides : CEREC Économie : C2BI Acoustique : Roger STOFLIQUE Fabrication : LIGNOTREND Distribution : OBJECTIF BOIS Mise en œuvre : MARTIN - GTG

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PRIX RÉHABILITATION LOGEMENT COLLECTIF Résidence étudiante et sociale (Paris)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architecte : Équateur Sas

La Ville de Paris s'est, avec la SIEMP, engagée dans un important programme de réhabilitation d'immeubles anciens. L'objectif : créer des logements sociaux de qualité avec une préoccupation environnementale constante, contribuant ainsi à construire une ville plus solidaire et plus durable. L'opération du 161 rue de la Convention Paris 15e est l'une des premières à avoir été certifiée « Patrimoine habitat et environnement » par l'organisme de certification Cerqual. L'utilisation de l'énergie solaire (25m2 de panneaux solaires photovoltaïques et 33m2 de panneaux solaires thermiques), l'installation d'équipements économes en énergie (chaudières à gaz collectives à condensation) et une isolation performante ont permis une nette amélioration de la performance énergétique du bâtiment : baisse de plus de 70% de la consommation énergétique et de l'émission de gaz à effet de serre. Le choix de matériaux écologiques et la création de nouveaux espaces verts participent encore à la qualité environnementale de la réalisation. La mise en œuvre de ces solutions entraîne jusqu'à 40% de réduction des charges locatives. FICHE TECHNIQUE Maître d'ouvrage : SIEMP. Maîtrise d'œuvre : Agence Équateur (Dominique Desmet, Marc Benard). Sincoba, BET. GCEC, coordination. Contrôle technique : Norisko. Entreprise : Brezillon Réhabilitation. Coût de revient : 1850 euros/m2 SU.

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CATÉGORIE BÂTIMENTS TERTIAIRES PRIX SPÉCIAL BÂTIMENT TERTIAIRE ÉNERGIE ZÉRO Groupe scolaire Jean-Louis Marquèze à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architectes : Lipa et Serge Goldstein

Le groupe scolaire, esquissé par le cabinet d'architecte Lipa et Serge GOLDSTEIN, se compose de 12 classes, parmi lesquelles 5 classes maternelles implantées de plain-pied et disposant d'un jardin de classe, véritable support d'activités pédagogiques. Les 7 classes élémentaires, situées au premier étage, bénéficient d'une cour de récréation placée en terrasse.L'exposition du bâtiment Principalement orienté vers le sud pour couvrir, en hiver, une partie importante des besoins de chauffage grâce à la chaleur du soleil.Isolation des murs, fenêtres et toiture du bâtiment -Isolation des murs par 21 cm de laine minéral (U ?0,2W/m2°C) par l'extérieur (à la façon d'un manteau); -Utilisation d'un vitrage de haute performance : triple vitrage anti-émissif avec gaz rare dans des huisseries bois (Uw voisin de 1) et occultation par stores et volets extérieurs. -En toiture, une terrasse « végétalisée » de 5 à 8 cm de terre qui contribue fortement à l'isolation de l'enveloppe du bâtiment (à ne pas confondre avec une terrasse-jardin de 30 à 40 cm de terre) et retarde l'écoulement des eaux de pluies avec un aspect visuel non négligeable (utilisation de plante de type sedum) ; 14 cm de polyuréthane composent également la toiture dont l'isolation par l'extérieur est forte grâce à la rupture des ponts thermiques (U < 0,2 W/m2°C). Le coefficient de déperdition conductive de l'enveloppe globale du bâtiment est ici estimé à U bât<0,4 W/m2°C.Utilisation de techniques de vitrages les plus performantes L'école est largement vitrée pour que l'éclairage électrique soit utilisé le moins longtemps possible et que la lumière naturelle soit exploitée au maximum grâce aux larges baies présentes sur le bâtiment. -Dans les classes, une double orientation de la luminosité, permet un éclairage des 2 côtés. Il n'y a alors pas de coin sombre notamment au fond de la salle. -Le hall d'accueil offre une transparence sur un patio planté. Les circulations horizontales du rez-de-chausée et du 1er étage ont pour particularité d'être généreusement éclairées (verrière et plafond en pavés de verre en r-d-c, bande d'éclairage filant en façade du 1er étage), ce qui dispense de l'utilisation de l'éclairage artificiel en plein jour. Les classes profitent également de cet apport lumineux puisqu'elles sont vitrées en partie haute sur les circulations. Au rez-de-chaussée, des patios complètent l'éclairement et animent le parcours de points de vue diversifiés. Le coefficient U est ici inférieur de plus de 50% aux valeurs obtenues avec des doubles vitrages classiques. Ventilation du bâtiment Ici, un système appelé « double flux » permet de récupérer toute la chaleur contenue dans l'air avant de la rejeter à l'extérieur; surventilation naturelle en été (fraîcheur de la nuit stockée grâce à l'inertie du bâtiment). Dans les salles à activités variables (bibliothèque, salle polyvalente, salle d'activités...), des détecteurs de CO2 permettent une aération optimale du bâtiment. Ces détecteurs permettent d'entraîner une rotation du moteur des 2 ventilateurs (air entrant et air extrait) en fonction du taux de CO2 présent dans les différentes pièces. Des détecteurs de présence viendront amplifier ces économies en énergie. Le taux de CO2 présent dans chaque pièce (qui est un indicateur du nombre de personnes présentes) est ici mesuré et permet une ventilation calculée et mieux adaptée. Chauffage - Pour le chauffage des pièces, il a été choisi un système de « pompe à chaleur » qui va puiser une partie de son énergie dans la nappe phréatique. - L'eau chaude sanitaire est fournie, pour les trois quarts, par 30 m2 de capteurs solaires installés en toiture.Besoin énergétique en fonctionnement couvert par une production autonome d'énergie Le peu d'énergie dont l'école a malgré tout besoin est totalement couvert par 700 m2 de cellules solaires « photovoltaïques » installées en toiture et en façade, dont la puissance est estimée à 80 kWc pour 700m2. L'énergie solaire thermique produite sera directement utilisable pour les besoins de l'école (préparation de l'eau chaude, chauffage des espaces par gain direct grâce aux baies vitrées), et indirectement pour fournir de l'électricité qui pourra être revendue sur le réseau de distribution d'électricité. Cette «production énergétique» se traduit sur une année par un bilan énergétique positif, tant en termes de kWh que de facture d'électricité : chaque année l'école produira et revendra à EDF plus d'énergie qu'elle n'en utilisera. Consommation totale énergétique du bâtiment: 23 kWh/m2/an (soit 65.000 kWh/an au total) Production locale énergétique du bâtiment : plus de 70.000 kWh/an revendus au réseau. FICHE TECHNIQUE Maître d'Ouvrage : Mairie de Limeil-Brévannes Assistant à maîtrise d'ouvrage HQE : BET TRIBU Mandataire / MOD : AURIS Maîtrise d'oeuvre : Lipa & Serge GOLDSTEIN Architectes mandataires, BERIM BET et Economiste, H.PENICAUD BET HQE Projet et Surfaces : Groupe Scolaire Jean-Louis Marquèze - 5 classes de maternelle et 7 classes élémentaires - sur 2 niveaux et 3000 m2 Coûts des travaux estimés : 5.800.000 euros HT Délais : inauguration le 10 novembre 2007

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PRIX GRENELLE 2010 BBC BÂTIMENT TERTIAIRE École maternelle de Pringy (Haute-Savoie)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architecte : Tectoniques

L'école maternelle de Pringy est une école de campagne, construite dans un site très ouvert et peu dense. Développée sur un seul niveau, avec toutes les classes ouvertes sur le Sud, elle propose une architecture 'illustrée', où chaque élément du programme est identifiable, associé à une position géographique spécifique et doté d'un bardage personnalisé. Quand le contexte de l'opération le permet en terme de densité, cette formulation architecturale est, selon nous, bien adaptée aux enfants de la petite école. Cette école privilégie certains dispositifs environnementaux comme le puits canadien, le chauffage bois-énergie, une centrale photovoltaïque, les bassins de rétention d'eaux pluviales, la ventilation double flux, la lumière naturelle abondante dans tous les espaces et, bien sûr, l'utilisation du bois avec plus de 300m3 utilisés pour ce bâtiment. La présence des classes est signalée en façade par un grande baie horizontale. De l'intérieur, elle offre aux enfants une généreuse scène de paysage et de lumière. Depuis la cour, ces grandes baies indiquent l'échelle des classes et leur disposition. Leur taille, leur position dans la classe et leur habitabilité offrent aux enfants un vrai lieu de vie. FICHE TECHNIQUE Surfaces : 1.147m² utiles / Préau : 200m² Coût travaux : 2.239.292€ H.T. Livraison : 2008 Maître d'ouvrage : Commune de Pringy Architectes : Tectoniques Energie fluides et cuisine : Fluitec Economie : Cholley Structure bois : Anglade Structure béton : Martin BA Acoustique : DB Vib Bureau de contrôle : Socotec

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MENTION GRENELLE 2010 BBC BÂTIMENT TERTIAIRE Pôle enfance Claude Simon à Perpignan (Pyrénées- Orientales)

© © R. Delacloche / OBSERV’ER – Architecte : Mimi Tjoyas

Le pôle enfance est situé dans un nouveau quartier à la sortie de Perpignan. Le terrain a une légère déclivité vers le Sud. C'est l'orientation principale choisie pour l'ensemble des quatre bâtiments qui sont implantés le plus loin possible de la route pour se prémunir du bruit de la circulation. Ainsi cette disposition permet la plantation de haies brises-vent au nord et à l'ouest comme protection à la tramontane. L'accès principal est couvert par un auvent "photovoltaïque" qui marque le parti pris environnemental dès l'entrée. On passe d'abord par la crèche, construite autour d'un patio central, ensuite l'école maternelle avec les locaux communs, bibliothèque et ludothèque, le restaurant scolaire et, enfin l'école primaire. Chaque bâtiment a ses espaces extérieurs propres situés à l'est et protégés de la tramontane. Les matériaux La brique monomur est une brique isolante de terre cuite à forte inertie. Elle permet de réaliser des murs extérieurs sans isolation complémentaire. Avec ce matériau sont réglés: - La présence d'une masse thermique pour réguler les apports solaires. - L'absence de ponts thermiques. - L'absence d'humidité et de moisissures La masse thermique des murs periphériques en brique monomur, n'était pas considérée suffisante. Ainsi, chaque classe dispose d'un mur de refend en maçonnerie lourde (briques à bancher remplies de béton). L'enduit intérieur au plâtre permet une régulation hygrométrique. Les baies vitrées sont équipées de double vitrage à faible émissivité. Les sols sont soit en carrelage, soit en caoutchouc naturel pour des besoins d'affaiblissement acoustique ou d'exercices au sol. Ces matériaux naturels ont été choisis pour éviter l'émission de composants organiques volatiles et pour leur capacité de recyclage. L'éclairage Une attention toute particulière a été apportée à l'utilisation et au contrôle de la lumière naturelle : - Répartition homogène des éclairements, - Garantie d'un niveau minimum d'éclairement naturel sur le plan de travail et sur le tableau, - Absence de taches de soleil sur le plan de travail et le tableau. Les façades de tous les bâtiments sont marquées par une forte différentiation suivant leur orientation : - L'orientation au sud est privilégiée avec de grandes baies protégées du rayonnement direct du soleil par un "auvent réflecteur" qui permet un éclairage optimal des salles de classes. - Les baies vitrées au nord sont conçues avec des allèges et des ouvertures en hauteur pour favoriser l'éclairage naturel, - Les "lucarnes bioclimatiques" tournent leur dos à la tramontane et s'ouvrent généreusement au soleil. Elle complètent le dispositif de l'éclairage naturel. La ventilation Les "lucarnes bioclimatiques" permettent une excellente ventilation. De plus, l'ouverture motorisée des fenêtres en imposte permet la ventilation des classes dans la journée et la surventilation nocturne en période chaude. Ainsi, l'air frais nocturne est aspiré à travers le bâtiment par effet de cheminée. Ce dispositif, géré par une gestion technique centralisée permet de rafraîchir simplement les locaux à forte inertie. SHON (surface hors œuvre net) = 2624 m² Consommations énergétiques du Pole Éducatif Claude SIMON pour l'année 2007 Consommation électrique (12 mois) = 83.808 kWh soit, Énergie primaire (x 2.58) = 216.224 kWh Consommation gaz (12 mois) = 18.266 kWh Consommation énergie primaire - gaz (chauffage, cuisine) = 7 kWh/m² Consommation énergie primaire - électricité (éclairage, ventilation, informatique, logement concierge...) = 82 kWh/m² Consommation primaire globale = 89 kWh/m² Production d'électricité photovoltaïque = 9 293 kWh Entre la mise en service le 18 août 2007 et le 21 février 2008 (7 mois) Mandataire : Mimi Tjoyas
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