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L'activité dans le bâtiment : bilan 2012, prévisions 2013
Evolution de la production en 2012 - © © FFB

Diaporama

L'activité dans le bâtiment : bilan 2012, prévisions 2013

le 12/12/2012  | 

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Evolution de la production en 2012

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En 2012, l’activité dans le bâtiment aura légèrement reculé, de 1,2 % en volume contre - 1,9 % prévu initialement. Plus en détail, la crise générale, la nette contraction du marché du crédit et l’attentisme des ménages ont conduit à un repli du logement neuf (- 3,5 % en volume). De fait, les mises en chantier enregistrent une baisse de près de 20 %, pour atteindre de l’ordre de 340.000 logements. A l’inverse, contre toute attente, le marché du non-résidentiel neuf s’inscrit en hausse de 1,4 % en volume, notamment eu égard à la bonne tenue du marché des bureaux (+ 6,6 %). Quant au marché de l’amélioration-entretien, il connaît une petite baisse de 0,7 %.

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Evolution prévues de l'activité 2012/2013

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Pour 2013, compte tenu d’un contexte macroéconomique, financier et institutionnel moins porteur, la production totale bâtiment reculerait de 3,5 % en volume, hors choc exogène exceptionnel. Le marché du neuf connaîtrait un net repli (- 7,2 %), avec 315.000 logements mis en chantier et 19,9 millions de m² de surfaces non-résidentielles commencées (hors bâtiments agricoles). Compte tenu des délais de réalisation, la production de logement neuf reculerait de 8,9 % et celle de non-résidentiel de 4,4 %. Toutefois, le recul limité à 0,5 % de l’activité en amélioration-entretien, permettra d’amortir en partie le choc du neuf. L’hypothèse d’anticipations de travaux par les ménages en 2013, dues à la hausse prévue du taux de TVA réduite dès le 1er janvier 2014, a été retenue.

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Construction de logements - Prévisions 2012/2013

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Le marché du logement neuf, après un point haut à plus de 421.000 mises en chantier en 2011 selon [email protected], enregistrera une baisse de près de 20,0 % en 2012, pour atteindre 341.000 logements commencés, soit un niveau proche de la moyenne de long terme. Toutefois, atteindre ce chiffre prévisionnel suppose que sur les deux derniers mois de 2012, les mises en chantier s’établissent à un niveau comparable à ceux de septembre et d’octobre (30.000 unités par mois). Cette chute de 2012 s’explique principalement par : - une croissance économique atone (+ 0,2 % en 2012) et une montée concomitante du chômage, qui n’incitent pas les ménages à investir et encore moins à s’engager dans des projets de long terme ; - une forte chute de la distribution du crédit par les banques (selon Crédit Logement / CSA, en neuf, moins 21,4 % sur les onze premiers mois de l’année 2012 par rapport à la même période il y a un an), en lien avec l’entrée en vigueur de Bâle III initialement prévue pour 2013 ; - enfin, la dégradation de l’environnement institutionnel en 2012 avec, d’une part, la suppression des différés de remboursement du PTZ+ neuf pour les ménages les plus modestes, d’autre part, la forte diminution, de 21 % à 13 % du montant de l’investissement plafonné, du taux de réduction d’impôt en Scellier libre.

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Construction non-résidentielle - Prévisions 2012/2013

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La forte hausse des mises en chantier en 2011 (+ 22,2 %) cèdera la place à une baisse en 2012 de 5,1 %. Toutefois, hors bâtiments agricoles, il s’établira aux environs de 10,0 %, tendance grosso-modo identique quel que soit le segment de marché considéré (bâtiments industriels, bureaux, commerces, bâtiments administratifs). Ainsi, hors bâtiments agricoles, 22,3 millions de m² de surfaces seront mises en chantier en 2012 sur l’ensemble du territoire, après 24,8 millions de m² en 2011. Cette baisse des mises en chantier s’explique par le repli global des investissements des entreprises (- 0,5 % anticipé en 2012, en volume). Compte tenu des délais de réalisation, la production bâtiment sur le marché du non-résidentiel neuf s’inscrira encore en légère hausse de 1,4 % en 2012, après un recul de 0,8 % en 2011, soit, au global, deux années de quasi-stabilisation. Concernant les autorisations, contre toute attente, elles auront progressé assez fortement en 2012 (+ 12,3 %). Néanmoins, la hausse spectaculaire des bâtiments agricoles n’y sera pas étrangère (+ 164,1 % anticipé). Hors ce segment, la progression sera contenue à 2 %. [1] L’exceptionnelle tenue des locaux agricoles tient assez largement à l’entrée en vigueur des normes « Bien Etre » en 2013 dans les bâtiments d’élevage.

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Mises en chantier - Prévisions 2012/2013

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Emplois

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La baisse d’activité prévue de 3,5 % en 2013 devrait se traduire par un recul des effectifs. La FFB estime aux environs de 40.000 le nombre de destructions d’emplois dans le bâtiment, y compris intérim en équivalent temps plein. Si, jusque là, l’emploi avait été plutôt épargné, les entreprises souhaitant conserver leur main d’œuvre pour des jours meilleurs, le recul d’activité prévu, conjugué à des trésoreries de plus en plus dégradées, devrait conduire les entreprises, d’une part, à moins recourir à l’intérim, à ne pas remplacer des départs en retraite, mais aussi à licencier parfois.

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Amélioration et entretien

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Le marché de l’amélioration-entretien, moins cyclique que celui du neuf, ressortirait en légère baisse de 0,5 % en 2013, après un retrait de 0,7 % en 2012. De fait, l’augmentation de 7 % à 10 % du taux réduit de TVA au 1er janvier 2014 donnera lieu à des anticipations de travaux de la part des ménages au second semestre 2013. Cette hausse « artificielle » d’activité devrait toutefois être compensée par la baisse du nombre de transactions dans l’ancien en 2012 (moins de 700.000 mutations attendues selon les experts de ce marché), transactions généralement propices à la réalisation de travaux lourds de rénovation dans les deux années qui suivent l’achat. En ce qui concerne le non-résidentiel, le recul anticipé de l’investissement des entreprises en 2013 devrait également peser négativement sur le marché de l’amélioration-entretien.

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Evolution des carnets de commande

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Après la violente phase de crise de 2008 et 2009, les carnets de commandes des entreprises de bâtiment de plus de dix salariés ont recommencé à s’orienter à la hausse dès le début 2010, pour retrouver aujourd’hui leur niveau de fin 2007. A fin novembre 2012, ils atteignent alors près de 7,3 mois de chiffre d’affaires. Concernant les carnets de commandes des artisans, ils restent à bas niveau depuis la fin 2008, soit aux environs de 3 mois de chiffre d’affaires. Au global, les carnets de commandes des entreprises du bâtiment ressortent assez stables entre la fin 2011 (5 mois de chiffre d’affaires) et la fin juin 2012 (5,1 mois de chiffre d’affaires).

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Résistance non durable des entreprises

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En termes de démographie des entreprises, les principales préoccupations portent sur les défaillances. Or, quelle que soit la source retenue (Insee, Banque de France, Coface, etc.), elles s’inscrivent en recul dans la construction. On retient, par exemple, que les défaillances d’entreprises dans la construction suivies par la Banque de France (en date de jugement) ont diminué de 0,5 % en glissement annuel sur douze mois à fin octobre 2012. En niveau, quelle que soit la source, quelques 1.200 structures sont concernées en moyenne par mois depuis le début 2012. Concernant les créations d’entreprises (hors auto-entrepreneurs dans la construction) selon l’Insee, elles enregistrent un recul de 5,6 % en glissement annuel sur douze mois à fin octobre 2012. En volume, près de 3.300 nouvelles entreprises (toujours hors auto-entrepreneurs) sont apparues par mois en moyenne sur les dix premiers mois de l’année. Quant aux seuls auto-entrepreneurs dans la construction, environ 4.000 entreprises sous ce régime ont été créées par mois en moyenne sur la même période. De plus, ces derniers affichent de fortes hausses, soit, par exemple, + 14,2 % en glissement annuel sur douze mois à fin octobre 2012. Au global, le solde net de créations d’entreprises dans la construction (hors auto-entrepreneurs) ressort toujours positif, avec de l’ordre de 2.100 créations nettes par mois en moyenne depuis le début de 2012.

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Evolution prévue des prix

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Alors que les chefs d’entreprises de plus de dix salariés du bâtiment semblaient espérer une amélioration des prix du secteur fin 2011, la situation n’a cessé de se dégrader par la suite. Par ailleurs, ces mêmes dirigeants témoignent d’un allongement massif et généralisé des délais de paiement clients qu’ils supportent depuis le début 2009. Cette situation s’avère d’autant plus désastreuse que la Loi de modernisation de l’économie (LME) a imposé une forte baisse des délais de paiement fournisseurs. Ces tendances contribuent à une nette dégradation de la trésorerie des entreprises du secteur, pour les artisans comme pour les entreprises de plus de dix salariés.(voir les deux graphiques suivants)

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Opinions sur les délais de paiement clients

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Opinions sur la trésorerie

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