Exosquelette : le remède contre les TMS ?
Bioservo/Eiffage - Ironhand
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Exosquelette : le remède contre les TMS ?

Maya Pic |  le 18/01/2019  |  100 % eau et énergie 100 % gros œuvre 100 % second œuvreExosqueletteVie du BTP

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Destinés à réduire les efforts et à prévenir certains troubles musculo-squelettiques (TMS), les exosquelettes apparaissent comme une solution tentante pour améliorer les conditions de travail. Toutefois, leur usage demande vigilance et précautions.

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Bioservo/Eiffage - Ironhand

Un gant bionique en phase de test
Ce gant robotisé à capteurs et tendons synthétiques amplifie la poigne en reproduisant les mécanismes de la main. Quand l’utilisateur saisit un objet, les capteurs envoient l’information à un PC, qui calcule la force à fournir d’après la pression exercée par les doigts. La machine transmet alors un signal à de petits moteurs qui referment les doigts artificiels du gant, augmentant la puissance du porteur.

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Vizo - Viz-O

© © Vizo

Protection dynamique des cervicales
Destiné aux personnes travaillant le regard vers le haut de manière prolongée, cet appui-tête est un véritable système dynamique de protection des cervicales. Pesant moins de 150 g, l’appareil accompagne le poids de la tête en suivant le mouvement des cervicales. Il annule la contrainte mécanique de la position, mais ne supprime pas l’activité musculaire du cou. Lorsque l’utilisateur ne regarde plus vers le haut, le système redevient passif, il se comporte alors comme un vêtement léger et n’entrave en rien les mouvements habituels de la tête.

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Iturri - Laevo

Aide au port de charges
Ce dispositif d’assistance à l’effort 100 % mécanique supporte le dos dès que l’utilisateur se penche ou lors du transport de charges, le maintenant au niveau de la poitrine et des cuisses. La force est répartie sur la partie supérieure des jambes, réduisant jusqu’à 40 % l’activité des muscles du dos. Flexible, il accompagne en souplesse les mouvements de flexion de l’utilisateur qui peut librement marcher et réaliser ses mouvements.

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RB3D/Colas - ExoPush

Un râteau multipliant l’effort par cinq
Destiné aux tireurs au râteau, cet exosquelette, qui peut pousser et tirer jusqu’à 50 kg au sol, pourrait évoluer à l’avenir vers d’autres applications. Pesant 8,4 kg, il se compose d’un harnais et d’un manche télescopique accroché à la jambe de l’opérateur, d’une batterie et d’un capteur de force. Il démultiplie par cinq les efforts de l’opérateur, qui passent par le pied et non par le dos. Il évite ainsi les postures excessives, l’angle d’inclinaison du dos passant de 50° (avec un outil traditionnel) à 20°.

Plusieurs familles

L’INRS classe les exosquelettes en deux grandes familles : les dispositifs d’assistance physique (DAP) - mécanisés - et les robots d’assistance physique (RAP) - motorisés -. Ils se distinguent aussi selon la zone du corps qu’ils assistent : le dos, les membres supérieurs, les membres inférieurs ou le corps entier.

 

Points de vigilance


Si les exosquelettes peuvent soulager, leur utilisation n’est pas sans risques. L’INRS en pointe six principaux : inconfort dû aux frottements et pressions répétés, risques de collision, déséquilibre et/ou mouvements incontrôlés, augmentation du stress due à l’attention exigée, sollicitations cardiovasculaires accrues, nouvelles contraintes biomécaniques à risques de TMS.

 

Sur mesure


Certaines entreprises nécessitent des exosquelettes sur mesure pour des besoins précis. C’est le cas de la société SOE Stuc & Staff, qui, pour le grand chantier de rénovation de l’hôtel The Peninsula à Paris, a co-développé avec Exhauss un appareil facilitant le ponçage des plafonds. En maintenant les bras et en diminuant le poids de la ponceuse, il réduit de 80 % la pénibilité de cette activité. Les salariés de l'entreprise l’ont depuis lors adopté.

 

Réglementation : EPI ?


Non, les exosquelettes ne sont pas des EPI, ils ne protègent pas des risques. Ils ne sont pas soumis à des règles de conception et certification nécessaires pour être considérés ainsi. Le cadre réglementaire des exosquelettes destinés au travail n’est pas encore défini et aucune norme dédiée ne s’applique.

 

Bien s'informer


L’intégration d’exosquelettes en entreprise doit résulter d’une vraie démarche de réflexion et d’évaluation des besoins. Pour mieux appréhender ce sujet encore peu connu, l’INRS propose sur son site de nombreux articles, vidéos et guides récents à télécharger.

 

Le chiffre

 
L’effort musculaire peut être réduit de 10 à 40 % avec l’utilisation d’un exosquelette. (Source : INRS)

 

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