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Environnement : où en sont les Français ?
Préoccupation des Français - © Ademe

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Environnement : où en sont les Français ?

FV |  le 20/01/2012  | 

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Préoccupation des Français

© Ademe

En 2011, les préoccupations des français sont marquées par la crise et l'accident de la centrale de Fukushima. Parmi les problèmes de société jugés les plus importants au sein d'une liste proposée aux enquêtés, le chômage garde la première place qu'il occupe dorénavant depuis le bilan 2008. Malgré une baisse continue depuis 2008, la pollution, seul item environnemental de la liste, reste en seconde position parmi les préoccupations des Français au même niveau que le sujet «inégalités sociales ».

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Problèmes d'environnement

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L'enquête « effet de serre » montre que l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima bouleverse l'ordre de citation constaté habituellement sur les problèmes environnementaux : l'item «les risques du nucléaire » passe ainsi dans cette enquête de la 5ème place (10% en 2010) à la 1ère place cette année. Le problème du «réchauffement climatique », première préoccupation en 2009 avec 28% de citations, 2ème préoccupation en 2010, est cette année à la 4ème place. Les problèmes touchant plus les Français au quotidien tels que la pollution de l'eau et de l'air passent respectivement en 2ème et 3ème place. Néanmoins dans ce paysage marqué par les difficultés économiques, les questions environnementales gardent une place de choix et la prise en compte par les ménages d'un nécessaire bouleversement de la société et de nos modes de consommation actuels gagne du terrain.

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Impact

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Les Français ont aussi conscience de leur impact sur l'environnement et reconnaissent qu'il reste une marge de progrès dans leurs comportements quotidiens (78% en moyenne). Ce sentiment domine nettement chez les personnes ayant souvent recours à une voiture pour se déplacer (82%) ou qui dispose d'un chauffage électrique individuel (84%).

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Expertise scientifique

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Après une relative défiance vis-à-vis de l'expertise scientifique sur le climat en 2010, les Français expriment à nouveau leur confiance envers la communauté scientifique sans pour autant retrouver les niveaux de 2009. Alors que l'année dernière, 51 % seulement des répondants à l'enquête « Effet de serre » estimaient que l'augmentation de l'effet de serre responsable du réchauffement de l'atmosphère de la terre était «une certitude pour la plupart des scientifiques », le pourcentage est de 60 % en 2011, comparable à celui observé au début des années 2000, mais cependant inférieur au niveau atteint le plus souvent dans les années les plus récentes . Un deuxième signe de prise de conscience du public des problèmes du changement climatique réside dans le fait que les Français semblent plus convaincus que l'année précédente du sérieux des prévisions des climatologues : 72 % des répondants estiment qu'en matière de réchauffement climatique « les scientifiques évaluent correctement les risques », contre 28 % pensant qu'ils exagèrent les risques. L'année dernière, ces mêmes pourcentages étaient respectivement de 66 % et 34 %.

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Consommer local

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Dans un contexte marqué par la crise, la notion de consommation durable est de plus en plus associée à une sobriété centrée sur l'essentiel (57%, + 6 pts depuis 2009), même s'il est probable que la définition des produits et services qui relèvent du superflu ne soit pas pour autant consensuelle. Le choix de produits locaux rassemble ensuite 43% des suffrages (+15 points par rapport à 2009). Le souci de limiter les transports de marchandises, conjugué à une forme de solidarité économique avec les salariés français en temps de crise explique probablement l'essor de ce thème dans l'opinion. En parallèle, la consommation durable évoque de moins en moins le choix de produits respectueux de l'environnement (-8 points en deux ans).

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Energies renouvelables

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Les énergies nouvelles demeurent, cette année comme l'année précédente, des énergies socialement valorisées même si leurs performances demeurent questionnées. Ainsi l'énergie solaire et à un niveau moindre éolienne constituent les énergies ayant le territoire d'image le plus riche et diversifié alors que le nucléaire reste principalement associé à la performance. Cependant, contrairement à la perception de l'éolien qui a peu évolué entre 2010 et 2011, l'image positive de l'énergie solaire s'est légèrement érodée en 2011 pour ce qui concerne notamment son prix (31% contre 36% en 2010) ou son impact environnemental (42% contre 46%). L'enquête «énergies renouvelables » souligne aussi que le taux d'acceptation d'éoliennes en France, en Région ou "à moins d'un kilomètre de chez vous" avait tendance à diminuer ces dernières années. Cette fois, il remonte assez sensiblement (de 54 % à 61 %). Parallèlement les arguments mobilisés pour refuser l'implantation d'éoliennes perdent du poids, notamment la motivation "esthétique" qui passe de 42 à 34 %. Dans le cas de l'énergie solaire, on assiste également à une acceptation un peu plus élevée de l'installation d'équipements (notamment sur le toit de sa propre habitation) alors que, comme dans le cas des éoliennes, les arguments justifiant un refus de ce type d'installations tendent à s'affaiblir. Les catastrophes environnementales qui ont marqué la période 2010/2011 (plateforme BP, centrale de Fukushima) peuvent expliquer ce maintien d'une opinion positive pour les énergies qui réduiraient la dépendance aux énergies conventionnelles.

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Investissement

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Les ménages continuent d'être intéressés pour investir dans les énergies renouvelables avec une intentions d'acquisition en légère hausse en 2011 : 13% des français (contre 11% en 2010) déclarent envisager acquérir un équipement d'énergie renouvelable pour leur consommation d'énergie principalement en panneaux photovoltaïque (36% des intentions déclarées), mais aussi un chauffe-eau solaire, une installation géothermique ou un installation de chauffage au bois (12% pour chaque item). Les incitations relevées pour s'équiper sont principalement d'ordre économique ou technique. Selon l'enquête « énergies renouvelables », la baisse du prix des équipements, l'augmentation des aides reste le premier élément déclencheur (jugé important ou plutôt important pour 85 % des ménages en 2011), devant le prix de l'énergie utilisée (70%). La fiabilité et performance des énergies renouvelables est aussi un facteur incitatif important et en croissance (68% contre 64% en 2010). Les informations sur la baisse du tarif de rachat de l'électricité ont eu cependant des conséquences perceptibles sur l'intention de s'équiper en énergie renouvelable électrique. Ainsi, selon l'enquête « énergies renouvelables », 60 % des personnes interrogées trouvent « intéressant » (très ou plutôt) l'idée de revendre de l'électricité produite à domicile alors qu'en 2010, ce même pourcentage s'élevait à 72 %. De plus, 50 % des personnes interrogées pensent qu'à l'avenir les tarifs de rachat de l'électricité produite par les particuliers vont baisser.

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Energie

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Le renchérissement des prix de l'énergie affecte nettement les ménages. Dans ce contexte ils sont d'après l'enquête « maîtrise de l'énergie », 46% en 2010 (vs 42% en 2009) à juger trop importante la part de l'énergie dans leur budget. 80% des ménages interviewés cherchent ainsi à réduire leur facture énergétique. La première incitation pour réduire la consommation est d'abord l'augmentation du prix des énergies qui progresse de 13 points en un an alors même que la volonté d'éviter le gaspillage au même niveau en 2009 baisse de 11 points en 2010.

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Travaux de maitrise d'énergie

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La proportion des ménages ayant réalisé des travaux de maîtrise de l'énergie se maintient à un haut niveau d'après l'enquête « maîtrise de l'énergie » : 14,4% en 2010 versus 14,8% en 2009, supérieur à celui des années antérieures. A noter que, cette année, ce sont autant l'amélioration de confort que l'intérêt financier qui sont invoqués pour lancer des travaux alors même qu'en 2008 la réduction du montant de la facture énergétique était placée comme première motivation.

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Recours aux professionnels

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Par ailleurs, le recours aux professionnels demeure en 2010 aussi important qu'en 2009 et un peu supérieur aux années précédentes. La moitié des ménages a d'ailleurs demandé conseil à un professionnel avant de réaliser ces travaux et ce conseil des professionnels est de loin la source d'information jugée la plus utile. L'opinion sur les professionnels est très positive au niveau de la prise en charge de la demande, de la gestion des travaux, de la recherche d'entreprises et de leur rôle de conseil (entre 89 et 96% se disent tout à fait ou plutôt satisfaits à l'égard des professionnels sur ces points). Elle est plus mitigée concernant la capacité à proposer des solutions innovantes et à apporter une aide pour l'évaluation de la performance énergétique du logement (51% à 56% de satisfaction).

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Qualité de l'air

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L'Ademe a enquêté, cette année, pour la première fois sur l'inquiétude des Français vis-à-vis de la qualité de l'air intérieur (à la maison, au bureau, à l'école, etc.). Loin derrière le risque de maladie grave ou d'accident de la route, la pollution de l'air intérieur préoccupe peu le grand public (37%). Néanmoins, les personnes qui ont déjà subi des gênes liés à la pollution atmosphérique (qui représentent un tiers de la population) ou celles s'estimant en mauvaise santé sont plus inquiètes où ce score atteint respectivement 46% et 43%. Les Français semblent en revanche beaucoup plus concernés par les problèmes de pollution de l'air extérieur et 82% d'entre eux se disent prêts à renoncer à leur voiture en cas de pic de pollution pour préférer les transports en commun (34%), la marche (21%) ou le vélo (20%).
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