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Extension en surépaisseur pour un Ehpad parisien
Façade sur la rue Pelleport - © Charly Broyez
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Extension en surépaisseur pour un Ehpad parisien

Eve Jouannais |  le 30/05/2022  |  RéalisationsParisEhpad

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A Paris XXe, la restructuration lourde de l’Ehpad Sara Weill-Raynal procède de l'épaississement de sa façade sur rue. Fruit du travail de l'agence Avenier-Cornejo, le résultat offre un nouveau visage à l'établissement ainsi que des ambiances lumineuses et chaleureuses à l'intérieur...

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Façade sur la rue Pelleport

© Charly Broyez

Implanté rue de Pelleport, à Paris XXe, l'Ehpad Sara Weill-Raynal abrite 94 chambres médicalisées derrière son épaisse façade en briques Kolumba. Un élément en terre cuite développé par l'architecte Peter Zumthor (Pritzker 2009), avec Petersen Tegl, pour le musée de l'église Sainte-Colombe de Cologne (Allemagne) en 2000.

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Vue sur le jardin

© Charly Broyez

L'édifice s'ouvre sur un espace intérieur arboré, loin du tumulte de la ville, conçu par les paysagistes de Base.

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Vue d'une chambre

© Charly Broyez

L'intimité nécessaire aux résidents n'exclut pas de larges ouvertures sur la ville ou sur le parc intérieur de la parcelle.

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Plan du rez-de-chaussée

© Avenier-Cornejo Architectes

L'Ehpad rénové, avec sa façade nouvellement épaissie de deux mètres, s'implante désormais à l'alignement sur la rue de Pelleport. L'espace vert intérieur bénéficie de la présence d'une cour d'école arborée contiguë.

Remarquable par sa nouvelle façade en briques artisanales rythmée par de grandes ouvertures aux menuiseries en bois clair, l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Sara Weill-Raynal situé dans le XXe arrondissement de Paris, offre aujourd’hui un cadre de vie stimulant autant qu’apaisant à l’ensemble de ses résidents. La restructuration lourde de cet établissement construit dans les années 1970 s’inscrit dans le programme de la Ville de Paris mené par son centre d’action sociale (CASVP) visant à moderniser l’ensemble du parc qu'il gère (une quinzaine d'établissements sur les 62 que compte la Ville), tant sur le plan des usages que des performances environnementales.

«Après désamiantage, nous n’avons gardé que le squelette - poteaux et dalles - et avons ajouté deux mètres de plancher côté rue jusqu’au quatrième étage pour aligner l’immeuble à l’un des mitoyens. Cette extension d’environ 460 m2, nous a permis de créer cinq chambres supplémentaires mais aussi d’offrir des surfaces plus généreuses côté rue.» expliquent les architectes Christelle Avenier et Miguel Cornejo. Par retraits successifs, les deux derniers étages bénéficient de balcons filants, non accessibles, qui atténuent l’effet de hauteur et cadrent sur le paysage plus lointain. Adoucissant la rigueur du dessin, un jeu d’ébrasements caractérise l’encadrement des grandes fenêtres qui créé l’épaisseur de la façade ouest, sur rue, et la protège.

Ces dispositifs, réalisés grâce à un profilé de brique mise au point spécialement pour ce projet par la briqueterie danoise Petersen, «évoquent les balcons triangulaires disparus du bâtiment d’origine», précisent les architectes. Sur la structure en béton isolée par l’extérieur, l’ensemble du revêtement est majoritairement constitué de briques longues et fines posées à l’horizontal dont les irrégularités affirment la matérialité. Elles forment par endroit un moucharabieh pour délimiter et accompagner la transition entre l’intérieur et l’extérieur. «Le bâtiment est apprécié pour le cadre de vie et de travail qu’il offre», souligne Louise Rothé, directrice de l'Ehpad, qui ajoute que «les résidents comme leurs familles sont impressionnés par sa qualité.» Particulièrement prisé, le rez-de-chaussée se prolonge par un jardin arrière de 620 m2, avec une terrasse attenante au restaurant dont la façade vitrée s’ouvre complètement en accordéon. Ce jardin, lieu de détente et de déambulation à ciel ouvert, est aménagé pour les personnes à la mobilité souvent réduite.

Chaque étage est organisé de manière autonome autour d’une salle commune centrale qui offre une alternative au réfectoire et sert aux activités collectives ; les plus handicapés prennent leur repas dans leur chambre. Pour distinguer - et donc identifier - ces unités, la couleur du revêtement de sol change : rose, bleue ou taupe. Les chambres réparties de part et d’autre d’un couloir, bénéficient toutes d’une salle d’eau avec WC et de rangements intégrés. Celles sur rues, plus grandes (23 m² contre 20 m² pour celles sur jardin) ont, en plus, une assise en bois à hauteur d’allège pour les visiteurs. Le choix d’un éclairage doux dans les circulations contribue à estomper le caractère médical de l’établissement quand partout ailleurs, y compris dans l’escalier, la lumière naturelle se répand grâce à la générosité des surfaces vitrées.

Fiche des intervenants

Maîtrise d’ouvrage : Centre d’action sociale de la ville de Paris (CASVP).
Maîtrise d’ouvrage déléguée : SemParisSeine
Maîtrise d’œuvre : Avenier-Cornejo architectes ; Pierre-Nicolas Georgeton, Olivier Saramito, Pierre Szmul, Jean-Rémy Turot, chefs de projet. BET : EVP ingénierie (structure), B52 (fluides thermiques), Bureau Michel Forgue (économiste), Base (paysage), Iddea (désamiantage), Étamine (HQE).
Entreprises : Colas (clos, couvert), Sogefi et Moreau (second œuvre), LGE (électricité), TIV (fluides), Terrideal (aménagements extérieurs).
Surface : 4 320 m² sdp.
Coût travaux : 10,4 M€ HT.

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