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De nouveaux et d'anciens ministres pour le BTP
Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires - © © Adrien Pouthier/LeMoniteur.fr

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De nouveaux et d'anciens ministres pour le BTP

le 02/04/2014  | 

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Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires

© © Adrien Pouthier/LeMoniteur.fr

Son parcours Promotion inattendue pour Sylvia Pinel, 37 ans.  Cécile Duflot ayant décidé de ne pas être de l’aventure Valls, c’est elle qui s’assoit dans le fauteuil vacant. Jusqu’alors ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, elle profite vraisemblablement du nouvel équilibre des forces de gauche au sein du gouvernement en tant que seule représentante du PRG (sa famille politique ayant fait un choix opposé à celui des écologistes en restant solidaire de la majorité socialiste). A vrai dire, c’est plutôt le nom de Jean-Michel Baylet qui circulait comme ministrable mais le président du Parti radical de gauche (PRG) a été mis en examen le 1er avril dans un dossier de "frais de bouche" au conseil général du Tarn-et-Garonne. Cette fille d’éleveurs de bovins du sud-ouest impliqués dans la vie politique locale est par ailleurs titulaire d'un DESS contention et arbitrage de l'université de Toulouse et d'un DEA de "Droit fondamental et européen" de l'université de Limoges. Jeune diplômée, Sylvia Pinel devient chargée de mission, puis chef de cabinet du président du conseil général du Tarn-et-Garonne Jean-Michel Baylet, aux côtés duquel elle s'initie à la politique. Vice-présidente du PRG depuis 2011, elle est élue députée de Tarn-et-Garonne en 2007 (plus jeune femme de l’Assemblée élue) et conseillère régionale de Midi-Pyrénées depuis 2010. Elle était également membre de l’équipe de campagne de François Hollande. Pourtant à l’Artisanat, elle n’a pas laissé un souvenir impérissable. Son passage se résume surtout, pour le secteur, à la réforme a minima du régime de l’auto-entrepreneur. Quant à son nouveau périmètre, pas de modification majeure par rapport aux sujets couverts par Cécile Duflot. Sauf que la ville glisse, assez curieusement, dans le portefeuille de Najat Vallaud-Belkacem. Symbolique, la passation de pouvoirs a été faite le 2 avril par une Cécile Duflot, émue, qui lui a transmis un épais document imprimé de couleur verte, la loi Alur: « Je me suis efforcée de m’attaquer aux racines de la crise du logement en menant une politique fidèle, à tout instant, aux objectifs de la majorité de gauche et écologiste. Le travail n’est pas achevé mais cette réforme solide (la loi Alur, ndlr) ne demande qu’à éclore». Sylvia Pinel, pour sa part, s’est voulue rassurante, indiquant  « sa volonté d’appliquer rapidement les mesures de cette loi et, plus globalement, de poursuivre le travail mené depuis 22 mois ».Les dossiers chauds sur son bureau - Les décrets d’application de la loi ALUR - Les suites de la démarche de concertation «Objectifs 500 000» - La relance de la construction de logements, en panne, et notamment de l’accession - La libération de foncier public et privé - La mise en place du Commissariat général à l’Egalité des territoires - La signature du décret rectificatif sur la surface de plancher - Le suivi du plan de rénovation énergétique de l’habitat (PREH) - La loi sur la transition énergétique (« obligation de rénovation » de l’habitat)

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Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique

© © Adrien Pouthier/LeMoniteur.fr

Son parcours Arnaud Montebourg voit son champ d’action élargi. L’actuel ministre du Redressement productif prend du galon à Bercy, et voit arriver dans son escarcelle l’Economie et le numérique. Les dossiers chauds sur son bureau - Arnaud Montebourg a déjà pris des positions fortes sur la transposition – déjà engagée – des directives marchés publics et concessions, appelant à « cesser de sur-réglementer là où les autres Etats déréglementent ». - Taxant les acheteurs publics d’ « antipatriotisme », il a aussi proclamé à plusieurs reprises vouloir les « rééduquer ». - Arnaud Montebourg s’occupera également de superviser, l’amélioration des performances en matière d’achat de l’Etat et de ses établissements publics : les objectifs fixés sont de 2 milliards d’euros de gains sur 2013-2015, et de 25% des marchés publics (en montant) confiés à des PME. - Enfin Arnaud Montebourg pourra mener à son terme la mise en place de la "Nouvelle France Industrielle" et de ses 34 plans (dont la construction bois d'immeubles de grande hauteur et la rénovation thermqique des bâtiments) Elodie Cloâtre

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Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication

© © Vincent Leloup/Le Moniteur

Son parcours François Hollande a renouvelé sa confiance à celle qui s’est chargée de la culture pendant sa campagne présidentielle et qui assure le poste de ministre rue de Valois depuis le 16 mai 2012. Le 21 janvier 2014, lors de son discours prononcé à la cérémonie de remise des Prix d’architecture de l’Equerre d’argent, Aurélie Filippetti (40 ans) a réaffirmé ce qu’elle avait annoncé dès sa prise de fonction : « L’architecture fera partie des priorités de mon action. » Au bilan de ses deux années de mandat, rien de très concret : deux rapports, toujours discutés à l’heure actuelle. Le premier rapport, remis en avril 2013, émane d’un comité d'orientation de la concertation sur l'enseignement et la recherche en architecture, installé en novembre 2012. Il préconise, entre autres : « d’accroître l’autonomie des écoles nationales supérieures d’architecture et leur adossement à l’université », ainsi que « la mutualisation des épreuves d'admissibilité aux concours d'entrée dans ces écoles pour en favoriser l’accès ». Le second rapport, daté de septembre 2013, concerne « l’évaluation des impacts de la réforme du calcul de la surface de plancher sur le seuil dispensant du recours obligatoire à un architecte ». Il recommande d’abaisser ce seuil de 170 à 150 m² (160?m² pour l’outre-mer) et écarte le calcul d’emprise au sol. Les dossiers chauds sur son bureau -          La formation des architectes, une « priorité » pour Aurélie Filippetti, afin de « définir la place des écoles d’architecture dans le paysage de l’enseignement supérieur ». -          La réforme du calcul de la surface de plancher et l’abaissement du seuil de recours à l’architecte à 150 m² au lieu de 170 m² actuellement, auxquels la ministre est « extrêmement favorable ». -          La loi « Patrimoines » qui, selon la ministre, vise à « la modernisation et la simplification du droit patrimonial » et à « la protection du patrimoine architectural du XXe siècle avant qu’il soit trop tard pour agir ».

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François Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social

© ville de dijon

Son parcours François Rebsamen, 62 ans, aurait sans doute préféré être nommé ministère de l’Intérieur. Il a finalement été choisi pour devenir ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social du gouvernement Valls, à la place de Michel Sapin, nommé aux Finances. Le nouveau ministre « perd », en passant, la formation professionnelle, domaine réformé par une loi définitivement votée le 27 février dernier par le Sénat. François Rebsamen est l’une des deux nouvelles personnalités entrant au gouvernement avec Ségolène Royal. Proche de François Hollande, cet homme d’expérience est né dans une famille ouvrière du côté de son père et bourgeoise du côté de la mère et diplômé en économie et en droit. Il a commencé sa carrière administrative à la Préfecture de Côte d’or parallèlement à son engagement politique au sein du PS, dont il sera le numéro 2 de 1997 à 2007. Il est maire de Dijon depuis 2001, sénateur de Côte-d’Or depuis 2008 et préside le groupe socialiste au Sénat. Les chantiers sont nombreux pour le nouveau ministre qui n’est pas un spécialiste des questions du travail. A commencer par la publication prochaine, en mai-juin, des décrets d’application de la loi sur les retraites, en particulier ceux concernant le compte pénibilité. François Rebsamen sera également responsable de la mise en œuvre du dialogue social dans le cadre du pacte de responsabilité. Sur ce dernier point, sa prise de fonction a débuté sur une note positive : Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière, a salué la nomination d’un ministre qui « sait discuter ». La disposition de « Dialogue social » dans l’intitulé de son poste montre à quel point le nouveau Premier ministre compte sur François Rebsamen dans cette dimension. Les dossiers chauds sur son bureau - La sortie des décrets d’application de la loi sur les retraites, dont ceux détaillant l’application du compte pénibilité - L’inversion de la courbe du chômage - Le suivi du projet de directive européenne sur les travailleurs détachés et son application au niveau national - La mise en œuvre du dialogue social dans le cadre du pacte de responsabilité - La mise en œuvre de la loi sur la formation professionnelle à partir du 1er janvier 2015 Florent Lacas

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