En direct

Chauffage, ce qu’il faut changer pour que le BBC devienne réalité
Température intérieure réelle surélevée - © © Enertech/Ademe

Diaporama

Chauffage, ce qu’il faut changer pour que le BBC devienne réalité

le 31/05/2011  |  Technique

1/5

Température intérieure réelle surélevée

© © Enertech/Ademe

Rappelant qu'un degré de plus induit de l'ordre de 12 à 15% de surconsommation de chauffage dans les bâtiments de type BBC (et 20% ou plus pour les BEPOS), Olivier Sidler estime que "la température des logements apparaît comme le premier paramètre de non-respect de la performance énergétique des immeubles". La valeur réglementaire de chauffage est de 19°C. Dans ces immeubles, elle n'est quasiment jamais atteinte. "En moyenne, les habitants semblent désirer un confort autour de 21°C" constate le membre fondateur de l'association Négawatt. Les simulations ont été faites, sur la Zac de Bonne, par précaution, avec une température de 21°C. "Si les usagers jugent que 19°C est insuffisant, il faut porter le problème devant le parlement, mais pas contourner la loi" s'insurge Olivier Sidler. Car pour lui, c'est d'abord une question vestimentaire, "il faut arrêter d'être habiller, à l'intérieur, de la même façon  en hiver et en été" dit-il.

2/5

Phénomène d'ilot de chaleur non pris en compte

© © Enertech/Ademe

Autre paramètre utilisé pour les simulations et éloigné de la réalité : la température extérieure. Olivier Sidler attire l'attention sur les données météorologiques utilisées. "On a mis en évidence le phénomène important de l'îlot de chaleur des centres villes : en moyenne, les températures mesurées in situ sont supérieures de 2°C à celles des stations météo usuellement utilisées (en périphérie de ville). Or aucun projet urbain ne tient compte de ce phénomène, faute de données météos urbaines (hormis Paris), ce qui génère des différences de 25 à 30 % entre prévisions et consommations réelles" explique-t-il.

3/5

Etanchéité et ponts thermiques trop ignorés

© © Enertech/Ademe

Une bonne partie des écarts entre les consommations simulées et  mesurées s'explique par  la qualité parfois médiocre de la mise en œuvre de l'isolation et la trop insuffisante prise en compte de la perméabilité à l'air de ces bâtiments conçus et construits entre 2007 et 2009. "Une mauvaise perméabilité entraîne une augmentation des flux d'air frais infiltré à chauffer sans bénéficier de la récupération de chaleur de l'échangeur. Or, ces immeubles furent conçus à une époque où cet aspect de la construction était encore insuffisamment maîtrisé et pris en compte par les concepteurs. Il s'ensuit que les simulations dynamiques ont été faites, lors de la conception, avec des taux de perméabilité assez optimistes. Par ailleurs, les ponts thermiques d'accrochage des bardages se sont avérés souvent beaucoup plus importants que prévus. A vrai dire, la plupart du temps, ils n'avaient même pas été pris en compte. Or ils peuvent dégrader de près de 50% le coefficient U courant de la paroi" note Olivier Sidler.

4/5

Qualité des régulations centrale et terminale à revoir

© © Enertech/Ademe

La plupart des immeubles de la Zac de Bonne sont chauffés par des radiateurs à eau chaude irrigués par des pieuvres hydro câblées circulant dans les planchers. Ces tuyaux diffusent de la chaleur à travers les dalles. Pour Olivier Sidler, "dans des bâtiments à faibles consommations, comme ceux de la Zac de Bonne (et donc comme tous les bâtiments BBC), la puissance émise par les tuyaux noyés en dalle est de l'ordre de grandeur de la puissance de chauffage des logements". Il s'ensuit que ces pertes de distribution ne sont plus du tout négligeables. "Conséquence : une dégradation du rendement de régulation (une émission par dalle béton présente beaucoup d'inertie), mais également des perturbations entre les logements qui se chauffent les uns les autres par les planchers. Ce qui conduit à des surchauffes pour certains logements qui ne le souhaitent pas  et qui, de ce fait, régulent en ouvrant les fenêtres" souligne Olivier Sidler.

5/5

Dysfonctionnements des doubles flux

© © Enertech/Ademe

Les dysfonctionnements des ventilations doubles flux ont eu également de lourdes conséquences sur la consommation de chauffage. « Aucune ventilation n’a fonctionné dans ses conditions nominales» résume Olivier Sidler.
Chauffage, ce qu’il faut changer pour que le BBC devienne réalité

Commentaires

Chauffage, ce qu’il faut changer pour que le BBC devienne réalité

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Livre

Prix : 75.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Presse - Vente au n°

Prix : 37.00 €

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX