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Centre d’animation Ken Saro-Wiwa à Paris (XXe), par l’agence Pangalos-Dugasse-Feldmann
Implantation - © © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Diaporama

Centre d’animation Ken Saro-Wiwa à Paris (XXe), par l’agence Pangalos-Dugasse-Feldmann

le 09/09/2015  |  ArchitectureParis

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Implantation

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Dans le XXe arrondissement de Paris, au croisement des rues de Buzenval et des Haies, un ancien répartiteur EDF (R+1) a été démoli pour laisser place au nouveau centre d’animation Ken Saro-Wiwa (R+4), inauguré le 30 janvier 2015. Les architectes Aghis Pangalos et Anne Feldmann ont conservé l’alignement sur rue au niveau du rez-de-chaussée, mais ils ont implanté les étages en retrait. Cette disposition leur a permis d’aménager une terrasse au premier étage et de dégager des vues pour les riverains.

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Graffiti

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

L’édifice, partiellement enveloppé d’une maille métallique, est support de créations artistiques. Ses façades lisses sont décorées de fresques murales peintes à la bombe. Le graff, cet art de rue qui s’expose aujourd’hui en galerie, est enseigné au centre d’animation. Les mains dessinées par Case Maclaim (à gauche) et les lettres calligraphiées par Tarek Benaoum (à droite) seront prochainement recouvertes par d’autres œuvres éphémères.

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Superposition

© © Aghis Pangalos et Anne Feldmann

Au centre d’animation, un étage, une fonction : au sous-sol, la salle de spectacle ; au rez-de-chaussée, l’accueil ; au premier étage, le pôle musique avec un espace extérieur pour le graff ; au deuxième étage, le pôle arts plastiques ; et enfin, au troisième étage, le pôle danse. L’agence d’architecture Pangalos-Dugasse-Feldmann a imaginé une superposition de niveaux introvertis ou extravertis, qui offrent les conditions adaptées à chacun des pôles d'activités. « Les niveaux introvertis, consacrés au corps, sont entièrement clos car ils nécessitent intimité et protection contre les vis-à-vis, explique-t-elle. Les niveaux extravertis, consacrés à l’objet, sont totalement vitrés car ils nécessitent un apport important de lumière. »

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Plan du R-1

© © Aghis Pangalos et Anne Feldmann

Les premier et deuxième sous-sols sont occupés par une salle de spectacle de 118 places. Les gradins télescopiques et les deux rangs de sièges situés dans la fosse en avant-scène peuvent disparaître. La salle de spectacle se transforme alors en salle polyvalente.

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Salle de spectacle

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

L’habillage acoustique de la salle de spectacle est constitué de panneaux carrés de 60 x 60 cm,  posés en damier réguliers ou irréguliers selon l’effet recherché, soit réfléchir, soit absorber les sons. Un même gris anthracite unifie l’ensemble des parois, côté scène et côté public, ce qui permet à cette salle de spectacle d’être polyvalente.

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Plan du rez-de-chaussée

© © Aghis Pangalos et Anne Feldmann

Le rez-de-chaussée permet d'accueillir et d'orienter le public. Les circulations, les sanitaires, les petits locaux techniques et les rangements sont regroupés dans une « bande servante » adossée au mur mitoyen. Fonctionnant comme un filtre, elle isole physiquement et phoniquement les activités du centre par rapport aux voisins.

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Accueil

© © Luc Boegly

Le hall d’accueil est largement vitré sur la rue. Il constitue à la fois un lieu de flux, d'attente, mais aussi un espace d'expositions et un foyer pour la salle de spectacle. Le comptoir d’accueil peut servir de comptoir de bar lors d’événements organisés dans les locaux.

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Plan du R+1

© © Aghis Pangalos et Anne Feldmann

Au premier étage se trouvent les activités de musique et de graffiti. Les parois extérieures des salles de musique servent de surface d’expression pour les graffeurs, qu’ils soient apprentis ou confirmés.

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Tags

© © Luc Boegly

Sur cette terrasse abritée, creusée entre le côté rue et le côté cour, il est formellement autorisé de taguer sur les murs en béton préfabriqué. Une idée des architectes. Cet espace offre l’opportunité de réaliser sur place, en plein-air, le graff préalablement dessiné dans la salle d’activité attenante. En longeant le bâtiment, les piétons voient son aspect changer régulièrement.

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Vue de l’atelier graffiti

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

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Appropriation

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

« Nous avons livré un bâtiment brut que les utilisateurs peuvent s’approprier, un bâtiment dont la peau grise peut être tatouée partout, sur les façades, mais aussi dans les couloirs et les escaliers », souligne l’architecte Aghis Pangalos. La Ligue de l'enseignement, l’association qui gère le centre d’animation Ken Saro-Wiwa, ne manque pas d’idées, comme en témoignent ses rubans adhésifs colorés disposés dès les premiers jours d’occupation du lieu.

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Salle de musique

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Pour qu’une répétition de batterie au premier étage ne s’entende pas dans les salles de soutien scolaire au deuxième étage, les salles de musique ont été conçues selon le principe de « boîte dans la boîte ». Dalles acoustiques sur plots, doubles portes et autres rideaux absorbants permettent d’atteindre une isolation phonique de 105 dbA.

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Salle d’arts plastiques

© © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Le centre d’animation accueille des amateurs, mais aussi des professionnels. Ainsi, début septembre 2015, quatre artistes s’y trouvent en résidence. Soemone, The Blind, Chater et Larbi Cherkaoui préparent dans la salle d’arts plastiques une exposition collective qui débutera le 17 octobre 2015 à La Manufacture 111, dans le XXe arrondissement de Paris. Ils disent apprécier l’ampleur et la luminosité offertes par ce plateau de création, ouvert sur le quartier alentour. Des châssis métalliques opaques, ouvrants, limitent l’apport de chaleur tout en permettant de maximiser les parties vitrées, fixes.

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Salle de danse

© © Luc Boegly

« Sous le toit, la salle de danse, introvertie, est le lieu intime du corps, décrit l’agence d’architecture Pangalos-Dugassse-Feldmann. Son volume prismatique de grande hauteur l’oriente vers le ciel et lui apporte son éclairage zénithal. L’unique et grande fenêtre de la salle offre aux danseurs une vue sur la ville. Le filtre de l’enveloppe en métal déployé les protège des regards des voisins en vis-à-vis. »

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Lanterne

© © Luc Boegly

La sous-face du plateau de la danse forme un plafond continu visible depuis la rue. Les larges luminaires ronds qui le ponctuent animent le carrefour en transformant le bâtiment en lanterne dès que la lumière du jour s'amenuise. La nuit, la superposition des niveaux opaques et des niveaux vitrés apparaît nettement. L’architecte Aghis Pangalos explique le principe structurel : « Schématiquement, les niveaux pleins sont en console sur le noyau structurel constitué par les circulations et services installés côté immeubles mitoyens. Suspendus ainsi, ils fabriquent entre eux les niveaux vides dont les façades totalement vitrées sont libérées de tout élément porteur. »
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