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Trois immeubles parisiens se muent en un hôtel de luxe
Façade classée et parapluie - © Thierry Favatier
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Amélie Luquain |  le 08/01/2021  |  ParisRestructurationSoutènementEiffage Construction

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Façade classée et parapluie

© Thierry Favatier

Sur le boulevard des Capucines, la façade représentative de l’art décoratif avec ses marbres, ses châssis bleu canard et ses montants en cuivre, est classée aux monuments historiques. De la même manière qu’un escalier monumental à la Chambord avec deux volets, et deux cabines d’ascenseur en bois et laiton remises à neuf en atelier qui stagneront au rez-de-chaussée.

Pour leur conservation, la façade a été nettoyée et reprise. « Le centre du bâtiment a été évidé et la couverture entièrement refaite. Ce qui a imposé la mise en œuvre d’un échafaudage parapluie en toiture afin d'assurer l’étanchéité provisoire au-dessus du magasin toujours en service », explique Paul Vanbergue, ingénieur travaux principal en charge du gros œuvre chez Pradeau Morin.

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Soutènement de façade et de toiture

© Thierry Favatier

« Nous devions démolir les murs et planchers qui soutenaient la façade du 20 rue Daunou, tout en conservant celle-ci », décrit Matthias Henry, ingénieur travaux principal en charge du gros œuvre chez Pradeau Morin. Son homologue Paul Vanbergue poursuit : « Il a donc fallu maintenir en place la façade de 35 m de haut ainsi que sa toiture. Cette dernière est inclinée de 62 ° au R + 6, puis de 52° du R + 7 au R + 10. »

Pour y parvenir, la structure a été moisée à l'aide de liernes, des profilés métalliques placés horizontalement, et les baies étrésillonnées avec des pièces de bois afin d'homogénéiser les descentes de charge sur la façade et d'éviter la création de points faibles. Des butons fixés aux liernes reprennent quant à eux les poussées horizontales. Pour la toiture inclinée, ce sont des poutres treillis de 2,40 m de haut qui ont été installées sur les 17 m de long. Ce dispositif a fait l'objet d'un contrôle particulier par le bureau d'études structure, le charpentier métallique, puis le bureau de contrôle missionné spécifiquement.

Au vu de l'exiguïté du site, les éléments sont arrivés par tronçons dès avril 2018. « Une trémie d'accès a été créée au travers des planchers existants. Un treuil permettait de monter les fers, qui étaient ensuite installés à l'aide de palans accrochés au plafond », raconte Matthias Henry. Une fois les éléments en place, la démolition des planchers a pu démarrer en juin 2018 à partir du R + 10 pour s'achever en décembre de la même année.

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Soutènement de cheminées

© Thierry Favatier

Autres difficultés, les cheminées, qui appartiennent au patrimoine des toitures parisiennes, devaient être conservées, et ceux malgré les démolitions des murs sur lesquelles elles reposent. Pour ce faire, l’une d’entre elle a dû être suspendue en place. « Une fois étayée en tête, les murs en dessous ont été démolis. Seuls un poteau de béton sur toute la hauteur été conservé en phase provisoire avant que ne soit entamée la reconstruction neuve », explique Lucie Poignant, ingénieur travaux gros œuvre.

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Poteaux treillis

© Thierry Favatier

L’un des murs mitoyens à deux des bâtiments concernés par la restructuration, devaient lui aussi être conservé, en dépit des démolitions de plancher. « Pour ce faire, des poutres moisantes et deux poteaux treillis de 15 m de haut par 2,5 x 2 m permettent de le maintenir le mur à la verticale du R+4 au R+9 », explique Matthias Henry. Ces derniers reposent sur des poutres HEA-300 installées sur le haut de la façade de la cour intérieure dont les baies sont étrésillonnées.

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Espace logistique

© Thierry Favatier

Pour évacuer les 5000 m3 de gravats et livrer les matériaux, aucun espace logistique n’était disponible au sol. « Nous devions donc rentrer les camions dans l’enceinte du bâtiment. Seulement, la structure du plancher existant était insuffisante pour reprendre le poids des bennes », indique Lucie Poignant. Il a donc fallu installer dessous deux tours d’étaiement métallique prenant appuis sur les poteaux existants pour reprendre les charges. Elles descendaient ainsi au quatrième sous-sol. Ce qui a aussi permis d’optimiser les délais de démolition / reconstruction de cette partie et de sa superstructure en top and down, afin d’accueillir les batteries d’ascenseur. « Cette stratégie nous a permis de gagner deux à trois mois de travaux », assure Lucie Poignant.

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