Régions

Yvelines L’établissement public foncier enchaîne les interventions

Mots clés : Situation économique

Seize mois après la création de l’établissement public foncier des Yvelines (EPFY) pour soutenir la politique départementale en matière de logement et d’aménagement, Aude Debreil, sa directrice, affiche sa satisfaction : « Nous fonctionnons à un rythme soutenu. L’établissement a engagé pour 30 millions d’euros d’acquisitions. Nous nous sommes fixés pour objectif, sur trois ans, de favoriser la création de 1 800 à 2000 logements et le développement économique par la requalification de zones d’activités ou commerciales, de friches ou d’espaces dégradés sous l’angle du traitement foncier. »

Adopté en décembre, son budget 2008 prévoit 90 millions d’actions foncières, inscrites dans le programme prévisionnel d’investissement 2007-2009 de 210 millions. « Nous interviendrons en priorité à l’est du département, dans la zone la plus dense et sur le périmètre des deux opérations d’intérêt national, près des pôles de transport et des centres urbains », ajoute Aude Debreil. L’EPFY encourage une certaine densification et si la création de tous types de logements est recherchée, les logements sociaux et en accession sociale à la propriété (20 à 50 % voire 100 % des programmes) sont prioritaires.

23 conventions signées. Fin 2007, l’EPFY était engagé par convention avec 23 communes ou communautés de communes, pour deux à six ans. Il est chargé d’acquérir 48 ha et d’exercer une veille foncière sur 235 ha. Deux de ces communes témoignent de la variété de ses interventions. Follainville-Dennemont (1 912 habitants) a des friches industrielles à tranformer. « Nous allons l’accompagner, l’aider à maîtriser son renouvellement urbain et à créer des logements dont elle a par ailleurs besoin », indique Aude Debreil. Sartrouville (53 400 habitants) s’apprête à créer 236 logements par an de 2007 à 2012, soit 1 416 au total. « Nous allons procéder à une analyse foncière sur une emprise de 30 ha et exercerons, par délégation, le droit de préemption. Nous interviendrons aussi plus activement sur une dizaine d’hectares, appelés à muter plus rapidement. »

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