Régions

WATTRELOS Vers une solution pour la friche Kuhlman

Mots clés : Eau

Confinement de métaux lourds

Après plusieurs années d’impasse, le dossier de la friche Kuhlman à Wattrelos, l’un des sites les plus gravement pollués de la région Nord-Pas-de-Calais, est sorti de l’impasse. Sous l’égide de la communauté urbaine de Lille-Métropole, une réunion récente de toutes les parties concernées a permis de dégager un consensus pour le traitement de cette friche de 13 ha, polluée au chrome 6 (comme dans Erin Brokovich), qui appartient aujourd’hui à Rhodia et à deux autres propriétaires privés.

Le principe consiste à lancer une requalification par phase dont l’Etablissement public foncier (EPF) sera l’ensemblier pour le compte de la communauté urbaine. Celle-ci a, en effet, accepté d’hériter du site : une option qu’elle avait refusée, il y a trois ans.

Il y aura donc une première série de travaux de confinement qui permettront de piéger définitivement les pollutions de l’usine PCUK fermée par Rhône Poulenc en 1983. Six millions d’euros (cofinancés par l’Etat, la région, le Feder et Rhodia) seront ainsi investis. Il faut empêcher les métaux lourds de s’échapper, via le canal vers l’usine de traitement des eaux, toute proche de Grimonpont. Un sujet extrêmement sensible pour les territoires belges, en aval de Grimonpont.

Eviter de « geler » de la terre agricole

Dans une seconde phase, il est prévu que, sur le site, VNF réalise des bassins de dépôt de boues de curage liés à ses travaux sur les canaux de la métropole lilloise. L’intérêt du système est d’éviter de geler de la terre agricole pour ces dépôts. Jusqu’à 100 000 m2 de boues pourraient être stockées sur place. Ici, c’est la Drire qui a fait une évolution significative en acceptant « d’empiler » les pollutions sur un même lieu. Dernière étape, il est prévu de mener des aménagements paysagers pour intégrer à la fois cette friche et les 15 ha de terrils adjacents qui appartenaient déjà à la commune dans le schéma de trame verte métropolitain.

Sur le plan juridique, il faudra donc à la fois tenir compte des réglementations sur les installations classées et de celles liées au dépôt de boues de VNF. Ce dossier, qui va mettre en oeuvre une démarche partenariale avec divers cofinancements, s’intégrera bien dans les nouvelles dispositions Bachelot, associant plus étroitement les collectivités locales au traitement des sites industriels en fin de vie.

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