Technique et chantier

Viabilité hivernale L’Etat lance une nouvelle campagne d’informations

Mots clés : Pollution sonore - Réseau routier - Travail

-Des autorités coordonnatrices pour les plans neige sont désignées.

« Je crois que l’opinion publique a du mal à admettre qu’elle puisse être bloquée trois quarts d’heure sur une route, du fait des chutes de neige, estime Christian Leyrit, directeur des routes. Et malheureusement, la neige ne peut être enlevée avant d’être tombée ! » Voilà donc les usagers prévenus : patience, et surtout précaution ! Toutefois, malgré le « dévouement » des services de l’Equipement, ces mêmes usagers n’ont pas oublié le fiasco de l’an passé, avec la fermeture de certains tronçons d’autoroutes.

Un hiver riche d’enseignements

Pour la deuxième année consécutive, le ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement lance donc une campagne d’information sur la viabilité hivernale, après un hiver 1996-1997 jugé « riche d’enseignements »… De nouveaux plans d’action se mettent en place, autour de trois objectifs. « Nous privilégions l’unité de décision, la liaison étroite entre les différents types de réseaux, et l’amélioration des capacités d’information et de communication », poursuit Christian Leyrit. C’est dans cet esprit que la direction des routes a élaboré des dossiers d’organisation de la viabilité hivernale (DOVH) avec les DDE et les sociétés d’autoroutes. Ces documents précisent les termes d’une démarche concertée : les exploitants se voient assignés des objectifs de service hivernal, et les usagers vont bénéficier d’une information sur les actions menées sur le terrain. A titre d’exemple, la vallée du Rhône dispose désormais d’un plan neige, qui détermine les procédures à suivre, sous l’autorité du préfet de la zone de défense Sud-Est. En période de crise, il coordonne l’organisation, les interventions, la gestion du trafic, l’information du public, et l’assistance aux usagers bloqués par les intempéries.

ENCADRE

Mieux que le préventif : le précuratif

Le climat français oblige à envisager tous les avatars possibles en hiver, mais certaines régions sont inévitablement sous-équipées, en raison du coût d’amortissement des matériels. Si le principe de dégagement des chaussées est simple (la neige doit être poussée avant qu’elle n’adhère au sol, la glace épandue de sel ou de saumure), c’est le moment de l’intervention qui est délicat. « Nous développons le traitement précuratif, indique Gérard Monlucq, chargé de la viabilité hivernale à la direction des routes. Il consiste à intervenir trois ou quatre heures avant l’événement, grâce aux bulletins de Météo France. » Difficile, donc, étant donné l’imprévisibilité de certains phénomènes climatiques. Ainsi, le 2 décembre, l’Ile-de-France s’est trouvée paralysée à la suite de chutes de neige « surprises ».

Où s’informer ?

-Minitel : 3615 Route (1,29 francs la minute).

-Serveur national Audiotel : 08.36.68.20.00. (2,23 francs la minute).

-Site Internet : www.équipement.gouv.fr.

-Centres régionaux d’information routière :

– Ile-de-France – Centre : 01.48.99.33.33.

– Ouest : 02.99.32.33.33.

– Nord : 03.20.47.33.33.

– Est : 03.87.63.33.33.

– Rhône-Alpes – Auvergne : 04.78.54.33.33.

– Méditerranée : 04.91.78.78.78.

– Sud-Ouest : 05.56.96.33.33.

-Radios autoroutières : FM 107.7 MHz.

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