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VERSAILLES Chapelle et Cie, le maçon du château

Mots clés : Apprentissages - Conservation du patrimoine - Gestion de l'entreprise - Métier de la construction

Priorité au maintien des savoir-faire et a la formation

« Nous participons à tous les appels d’offres en restauration sur Versailles. » Directeur de Chapelle et Cie, Patrick Josselin pourrait prétendre au titre de « maçon » du château tant son entreprise, implantée à Versailles, est habituée des lieux.

Une restauration prestigieuse

Actuellement par exemple, Chapelle participe à la restauration de la maréchalerie des Petites Ecuries qui abritera bientôt l’école d’architecture. Sous le contrôle de Frédéric Didier, l’architecte en chef de l’Etablissement public, le clos et le couvert sont refaits à l’identique. Il s’agit pour cette entreprise de 68 salariés, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 7,5 millions d’euros en 2003, d’un gros chantier de 2 millions d’euros, à livrer en décembre prochain.

En réalité, la concurrence est féroce et aucune position jamais acquise : « Si la restauration historique fait notre réputation, elle ne représente que 20 % de notre chiffre d’affaires. Chaque marché est âprement disputé et les différences de prix sont quelquefois très importantes, difficilement compréhensibles même », constate Patrick Josselin.

Titulaire de la qualification 21.94 (restauration de monuments historiques), Chapelle se bat d’abord sur le terrain de la formation professionnelle et de la préservation des savoir-faire. Filiale depuis 1958 de Léon Grosse, l’entreprise vit sa vie et garde ses salariés qui accumulent les années de maison. Elle accueille cependant trois jeunes en alternance chaque année et dépasse sensiblement le budget obligatoirement consacré à la formation, 26 000 euros au lieu de 20 000.

Les « anciens » sont les premiers à en profiter tel ce compagnon inscrit à une formation européenne de 540 heures sur 12 mois.

Des chantiers autant publics que privés

La grande qualification de ses compagnons bénéficie à l’ensemble des activités de l’entreprise qui se consacre à des chantiers autant publics que privés (particuliers/industriels) de rénovation classique (50 % du chiffre d’affaires) et à de petits ouvrages de travaux publics (30 % du chiffre d’affaires), essentiellement en région parisienne et de préférence en commande directe.

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Selon Patrick Josselin, directeur de Chapelle et Cie, la concurrence est féroce : «Si la restauration historique fait notre réputation, elle ne représente que 20% de notre chiffre d’affaires. Chaque marché est âprement disputé…»

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