Régions Grenoble

« Végétaliser les espaces publics »

Porteuse du projet de végétalisation de la Ville de Grenoble, Lucille Lheureux en explique les enjeux.

Comment comptez-vous relier les notions d’espaces publics et de nature en ville ?

La nature et le jardinage sont des outils pour créer du lien social dans les espaces publics. Il y a l’embellissement de la ville, il y a la biodiversité mais le projet que l’on porte veut aller plus loin. Comment vit-on ensemble dans les espaces publics ? Pour l’instant, ce sont des lieux traversés. Nous souhaitons qu’ils deviennent des lieux de vie. En plus d’être agréables, il faut qu’on ait quelque chose à y faire, des projets collectifs.
Cette nouvelle forme de végétalisation de la ville est l’un des piliers d’un nouveau rapport à l’espace public, aux modes de déplacement…

Quel sera le rôle des habitants-jardiniers qui se porteront volontaires ?

Ce sont eux qui formulent la demande, qui proposent les lieux à végétaliser, qui choisissent la forme (pleine terre ou jardinières), qui sélectionnent les végétaux, qui décident avec qui et comment jardiner… Les habitants-jardiniers sont donc parties prenantes dans l’aménagement et l’entretien. La Ville et le service espaces verts seront là en accompagnement. Le cadre sera souple mais il y a des points à respecter : une cueillette libre pour tous, un arrosage raisonné, pas de produits chimiques, entretenir et ne pas contraindre l’usage des lieux… Ces espaces seront une proposition faite à ses voisins et aux passants.

En tant que maître d’ouvrage, qu’attendez-vous des maîtres d’œuvre ?

Il est important que l’on prenne en compte la nature, la biodiversité et l’aspect social dès la conception. Je ne suis pas partisane des mesures compensatoires. Il faut donc que l’on ait une connaissance fine de ce qu’il y a dans notre ville. Cet état des lieux, ce sont les associations qui le font aujourd’hui. On veut créer un triptyque entre associations, maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre pour partager l’information et prendre en compte la biodiversité et les habitants dans l’aménagement des espaces publics. On devra donc se positionner et donner des critères clairs en amont sur ces questions-là.

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