Edito

Vase clos

D’un côté, l’Europe, le Japon et les États-Unis. De l’autre, le reste du monde. La réglementation sur les émissions polluantes des moteurs diesels non routiers a ainsi partagé la planète en deux grands blocs, et rendu difficile le passage de l’un à l’autre. Car il ne s’agit pas simplement de soulever le capot d’un engin de chantier et d’en remplacer le moteur. La complexité technique est telle que c’est toute l’architecture de la machine qui diffère selon qu’elle répond à la norme Étape 4 ou Étape 3A. Le projet dit « Étape 5 », dont vous trouverez tous les détails dans ce numéro, risque de remettre ce découpage en question. En effet, le durcissement de la réglementation prévu en 2019 ne concerne cette fois que l’Union européenne. En 1996, les États-Unis avaient amorcé la politique de réduction des émissions polluantes, obtenant par la suite que leurs partenaires occidentaux les suivent (à l’exception notable du Canada et de l’Australie). L’Europe pourra-t-elle jouer le même rôle ? Va-t-elle à son tour convaincre d’autres pays qu’elle est un modèle à suivre ? Espérons-le car, dans le cas contraire, ce ne sont plus deux blocs qui vont structurer le marché des engins de chantier, mais trois. Il faudra alors que les fabricants conçoivent et fabriquent des machines exclusivement pour les Européens, sans espoir d’amortir les coûts de développement dans un marché plus vaste. Les prix vont durement s’en ressentir…

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