Régions

Var/Alpes-Maritimes Des centres anciens en voie de reconquête

Mots clés : Gestion immobilière

Longtemps délaissés et paupérisés, concentrant de l’habitat indigne et insalubre, les centres anciens de plusieurs petites et moyennes villes de Paca bénéficient de projets lourds de requalification qui englobent amélioration des espaces publics, réhabilitation de l’habitat privé, remise sur le marché de logements vacants (en réponse à la crise du logement), et redynamisation commerciale.

Après Le Muy, qui, au début des années 2000, a spectaculairement transformé son centre ancien (des centaines de logements réhabilités, une soixantaine de logements sociaux créés), Brignoles (17 000 habitants) et Vallauris (25 000 habitants) ont engagé des opérations de ce type. Points communs : des dispositifs d’Opah renouvellement urbain (RU) de cinq ans, couplés à une résorption de l’habitat insalubre (RHI) avec conduite des opérations par des SEM locales, via des conventions publiques d’aménagement. Le tout avec des projets ambitieux impulsés par les villes et valorisant le patrimoine historique : 21,3 millions d’euros à Brignoles et 20 millions à Vallauris.

Lancée fin 2003, l’Opah RU du centre ancien de Brignoles a permis de réhabiliter près de 400 logements de propriétaires privés (dont 100 logements vacants remis sur le marché), de traiter 163 logements insalubres dans le diffus, ravaler 150 façades, etc. Trois îlots insalubres, bientôt démolis, vont être remplacés par 22 logements sociaux réalisés par le Nouveau Logis Provençal. « Le traitement de quatre autres îlots est à l’étude. Notre stratégie : acquérir le foncier, le viabiliser après démolition puis le revendre à des opérateurs », précise Alain Laroche, chef de projet à la Saiem de Draguignan, en charge de cette requalification.

Copropriétés à créer. A Vallauris (opération lancée en 2004 par la Scet et la Semival), la mutation s’opère avec un gros travail en amont : « Pour intervenir dans ce tissu dégradé, il faut créer des copropriétés souvent inexistantes dans les immeubles, acquérir des logements dans le diffus, préempter les fonds de commerce », explique Pascal Tattier, urbaniste chargé de l’expertise urbaine et d’une mission d’assistance. Bilan : 35 logements réhabilités, 30 logements remis sur le marché, espaces publics requalifiés (5 millions de travaux pour le BTP). Prochaines étapes : six îlots insalubres à traiter avec des démolitions pour recréer des cours intérieures typiques du Vieux Vallauris.

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