Régions Morbihan

Vannes se lance dans un PPP

L’un des maillons de contournement du centre-ville sur l’axe est-ouest, le pont de Kérino permet aussi, grâce à sa partie mobile, de laisser entrer et sortir les bateaux du port de plaisance. « On compte environ 7 500 passages de bateaux par an pour 1 800 mouvements. Résultat : le pont est ouvert environ 100 minutes par jour avec notamment un temps incompressible de manœuvre de 10 minutes. Il existe donc une situation antagoniste entre les trafics routier et maritime », expose Pierre Le Bodo, maire adjoint en charge des travaux et des déplacements.

De plus, anticipant la fermeture du pont, les automobilistes dévient leurs itinéraires vers le centre-ville, ce qui provoque des encombrements importants. D’où le projet de construire d’abord un passage inférieur pour le franchissement des automobiles, poids lourds, cycles et piétons, puis de détruire l’actuel pont. Pour ce faire, la Ville a confié au trinôme Sogreah (TP), Sur-Mauvenu, avocats, et C5P, conseil en politique publique, une étude comparative des coûts selon que le chantier serait réalisé en marché public classique ou en partenariat public-privé.

De 5 à 6 millions d’euros HT d’économie

Il faut créer un passage inférieur d’une section couverte de 250 m à 2 voies, complétées par une bande dédiée aux piétons et aux cyclistes, soit une largeur totale de 16,70 m et un tirant d’air de 4,50 m. Résultat : la première solution reviendrait à 45,5 millions d’euros HT contre 39,6 millions pour la seconde. Le 20 mai, le conseil municipal dirigé depuis avril dernier par David Robo, a décidé de s’engager dans un PPP.
« La procédure de marché public nécessiterait au moins une année supplémentaire », ajoute l’élu. Pour l’heure, la Ville va engager un dialogue compétitif avec des groupements d’entreprises intéressés (constitués d’un constructeur, d’un financier et d’un exploitant) en visant une signature au 1 er  semestre 2012 pour que les travaux démarrent début 2013. « Nous sommes partis sur une exploitation par le groupement d’une durée de 26 ans, avec à ce terme, une rétrocession à la Ville du passage en parfait état de fonctionnement », souligne Pierre Le Bodo. Estimée à 1,8 à 2,2 millions d’euros HT par an, la redevance versée par la Ville serait complétée d’un apport initial de 7 millions.

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