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VALENCIENNES Une arche double pour le quatrième pont sur l’Escaut

Mots clés : Politique de la ville - Transport ferroviaire - Travail

Un viaduc de 500 mètres sur l’Escautet les voies SNCF

La communauté d’agglomération de Valenciennes Métropole vient de décider la forme qu’aura le quatrième pont sur l’Escaut. L’équipe de maîtrise d’oeuvre, Ingerop-Lavigne, choisie via un appel d’offre sur références il y a quelques mois, devait présenter plusieurs solutions architecturales. Sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, le président de Valenciennes Métropole qui voulait un ouvrage remarquable pour ce qui sera la porte d’entrée des sites en voie de requalification, notamment de la friche Vallourec, la communauté d’agglomération a opté pour un arc « même si la portée sur l’Escaut ne le justifiait pas».

Désenclaver les quartiers

Le viaduc de 500 mètres de long, qui franchira le canal de l’Escaut et les voies SNCF, répond à plusieurs objectifs. En effet, Valenciennes et la dizaine de communes qui composent son agglomération sont, depuis des siècles, coupées par une barrière naturelle, l’Escaut, doublée, naguère, d’un important réseau ferré, que, jusqu’à présent, seuls trois ponts permettaient de franchir. Une situation que l’augmentation du trafic a rendue de plus en plus difficile et qui se révèle, pour l’avenir, d’autant plus préoccupante que la mise en service du tramway, en 2006, va réduire de 4 à 2 voies la capacité de l’un des trois ouvrages, celui qui relie Anzin à Valenciennes, au niveau de la gare SNCF.

L’ouvrage, de 500 mètres de long franchissant les voies SNCF et le canal de l’Escaut, permettra ainsi une meilleure régulation du trafic automobile et désenclavera certains quartiers d’Anzin et de Valenciennes, dont le renouvellement urbain est engagé, et des sites du grand projet de ville à Beuvrages et Bruay-sur-L’Escaut. Côté Anzin, le quatrième pont va permettre la desserte de l’ancienne friche industrielle de Vallourec, et, au-delà, l’ensemble du périmètre de la nouvelle zone franche urbaine.

Le pont, d’une capacité de 12 000 véhicules/jour, est présenté comme une réalisation moderne intégrée au paysage. Le franchissement est mis en valeur par sa structure composée de deux arcs latéraux.

Le coût du projet s’élève à 25 millions d’euros hors taxes. Pour le financer, la communauté d’agglomération ne fera pas appel au Feder, mais à des financements extérieurs.

A l’issue de la phase de concertation et de l’enquête publique, la DUP est attendue pour le mois de septembre et les appels d’offres seront lancés immédiatement. Les travaux, qui devraient s’étaler sur 18 à 20 mois, commenceront en 2005.

DESSIN :

Le viaduc, composé de deux arcs latéraux, a une capacité de 12 000 véhicules par jour.

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