Régions Andorre

Une station de ski alimentée par l’hydroélectricité

Mots clés : Aménagement de la montagne - Sport

Après un an d’observation du fonctionnement de la station de ski de Vallnord, en Andorre, la Société hydroélectrique du Midi (Shem), filiale du groupe Engie implantée à Toulouse, peut estimer qu’elle a relevé son premier défi en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage.

La société travaille depuis 2012 avec le gouvernement andorran sur l’implantation de centrales hydroélectriques dans la principauté. « Les sociétés distributrices d’énergie du territoire se sont associées au sein de la société de commercialisation d’électricité Persa pour réfléchir à des projets utilisant les énergies renouvelables et locales, afin de baisser leurs importations de France et d’Espagne », explique Christophe Vern, ingénieur concepteur à la Shem. Sept des huit projets proposés par l’entreprise ont été retenus, dont l’alimentation en hydroélectricité de la station de ski de Vallnord.

Une conduite forcée sous les pistes de ski. Entre mi-juin et décembre 2016, la Shem a réalisé les travaux pour un montant de 1,5 M€, sous la maîtrise d’ouvrage de Persa. Il s’agissait d’enterrer la conduite forcée qui permet le transport de l’eau sur 1 350 m, à 1,8 m de profondeur sous les pistes de ski, la route et la forêt, ainsi que de construire une usine de 46 m2 en aval d’un lac, avec un parement en pierres, une toiture végétalisée et insérée sous un talus afin de la rendre discrète et de la protéger en cas d’avalanche.

« L’intégration dans le paysage est parfaite, souligne Christophe Vern. Un an après, on ne constate ni impact visuel, ni nuisances sonores, mortalité piscicole ou risques pour la faune et la flore. » « Le délai de réalisation est remarquable compte tenu des conditions : entre 1 900 et 2 600 m d’altitude et dans un couloir d’avalanche », se félicite encore l’ingénieur.

Avec une production annuelle de 2 GWh, l’usine couvre les besoins de la station, à savoir l’alimentation d’une centaine de canons à neige et de 30 remontées mécaniques réparties sur plus de 440 ha, malgré une année difficile en raison de la sécheresse. Les autres projets proposés sur le territoire andorran par la Shem sont actuellement en attente d’autorisations et de fonds.

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