Régions Vendôme

Une station d’épuration innovante sur la friche des PUF

Mots clés : Qualité de l'eau - eau potable

Au bout de l’avenue Ronsard à Vendôme (Loir-et-Cher), l’ancien site des Presses universitaires de France (PUF), l’imprimerie emblématique fermée en 2010, s’est trouvé une nouvelle vocation. Il abritera l’usine de traitement des eaux usées de la ville et de trois communes voisines, Saint-Ouen, Areines et Meslay. Les travaux ont débuté cet été. La municipalité de Vendôme en a confié la maîtrise d’œuvre au groupe Safege, et la réalisation au groupement d’entreprises Stereau-Saur-Pinto. Implantée sur 2 500 m2 à proximité du Loir, cette station d’épuration, d’une capacité de 37 500 équivalents-habitant, fonctionne grâce une technologie membranaire qui retient les boues et les matières en suspension. Cette solution innovante, plutôt utilisée en zone littorale, n’a pas encore été expérimentée dans la région, et a l’avantage d’être « plus compacte que les solutions classiques », note Florence Goguel, du groupe Safege.

Des eaux usées au compost

Les eaux, préalablement prétraitées, seront décantées dans deux bassins avant d’être filtrées, et les boues seront déshydratées avant d’être évacuées par des bennes étanches et transformées en compost. Pour éviter les odeurs, l’air sera extrait à la source et renvoyé vers une unité de traitement biologique. Deux bassins de rétention de 500 et 1 000 m3 ont été prévus à Vendôme et à Saint-Ouen pour réguler le débit en cas de forte pluie. Situé dans un quartier urbanisé, l’équipement, dont le coût global est de 18,5 millions HT, « a également été soumis à des contraintes d’insertion spécifiques dans l’environnement », ajoute le directeur de l’agence Safege de Tours, Pierre Léger. Le cabinet d’architecte Ligne Dau a ainsi fait le choix de varier les matériaux : béton matricé et lasuré et parements de pierre pour les parties techniques, bois pour le bâtiment administratif, surplombé d’une terrasse qui permettra aux visiteurs de découvrir l’installation. Classé BBC et HQE, il bénéficie, en outre, d’un chauffage par le sol grâce à la récupération de la chaleur des effluents. Le traitement paysager sera également soigné, avec des plantes grimpantes et des arbres, pour éviter que le bâtiment soit trop visible depuis les maisons voisines. Une fois le chantier bouclé, la station d’épuration entrera en service, en janvier, et les anciennes stations d’épuration seront détruites, au printemps.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X