Régions Alpes-Maritimes

Une station d’épuration HQE en projet

La communauté urbaine Nice Côte d’Azur, maître d’ouvrage, et son équipe de maîtrise d’œuvre (IRH et l’architecte Frédéric-Paul Goux) ont prévu de lancer avant la fin de l’année les appels d’offres pour la construction de la nouvelle station d’épuration de Vence, un projet de 18,5 millions d’euros TTC (1), d’une capacité de traitement de 28 000 équivalents-habitant, extensible à 40 000 équivalents-habitant.

Des performances au-delà des normes en vigueur

Pour cet équipement à fort enjeu environnemental – il va remplacer deux installations qui fonctionnent depuis plus de vingt-cinq ans à proximité de deux cours d’eau, le Malvan et la Lubiane, aux faibles débits d’étiage -, les performances iront au-delà des normes en vigueur. Et ce grâce à l’aménagement de bassins d’orage sur chaque site (Malvan et Vosgelade) et à la mise en œuvre d’un prétraitement et d’un traitement biologique, couplés à une filtration par membrane sur la nouvelle station.
La performance énergétique sera également optimisée : bâtiment d’exploitation construit en BBC, installation d’une unité de cogénération fonctionnant à partir du biogaz extrait des boues d’épuration, échangeurs et pompe à chaleur réversible pour récupérer la chaleur des compresseurs et des effluents, 650 m² de panneaux photovoltaïques en toiture…
S’ajoute une limitation de l’impact de l’équipement sur son environnement : bâtiment dépressurisé pour limiter les nuisances olfactives, traitement des boues sur site, réutilisation de l’eau traitée pour les besoins techniques. « Le but de toutes ces mesures est de parvenir à réaliser une station d’épuration HQE certifiée, ce qui sera une première », explique Thomas Onzon, directeur général adjoint de la communauté urbaine. Avec Certivea, ce maître d’ouvrage travaille à la mise au point d’un référentiel spécifique aux stations d’épuration, à partir de ceux existant pour les plates-formes logistiques et les bâtiments tertiaires. La démarche est globale. Elle va de l’intégration de l’équipement dans le site, en passant par la mise en œuvre d’un chantier vert et la surveillance de la qualité des rejets, jusqu’au traitement des boues sur site qui permet de limiter les rotations de véhicules.

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(1) Répartis entre les études (860 000 euros) ; le prétraitement, le poste de relevage et le bassin d’orage à Vosgelade (740 000 euros) ; la canalisation de transfert Vosgelade-Malvan (2,4 millions d’euros) et la nouvelle station du Malvan (14,5 millions d’euros).

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