Régions Roanne

Une Semop pour la reconversion de Foch-Sully

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Droit du travail - Entreprise du BTP - Marché de l'immobilier

20 M€ Montant des travaux dans les écoles, engagés par la Ville de Lyon pour l’ensemble de l’année 2017.

57 600 Nombre de logements autorisés du 2e trimestre 2016 au 1er trimestre 2017 en Auvergne-Rhône-Alpes.

+ 12 % Hausse des effectifs intérimaires du BTP en juillet 2017 par rapport à juillet 2016 dans la région.

C’est une nouvelle « pièce urbaine » qui va être aménagée, greffée au centre historique de Roanne, dans le cadre de la ZAC Foch-Sully. La reconversion de ce site de 2 ha, où cohabitent actuellement un supermarché et une station-service, a fait l’objet d’une consultation lancée par la Ville, laquelle a retenu le groupement constitué par le groupe Serl, les promoteurs Noaho et Sogeprom, et l’agence Sud Architectes. Originalité, cette opération se fait dans le cadre d’une société d’économie mixte à opération unique (Semop) créée par la Ville de Roanne et la Caisse des dépôts, avec les investisseurs privés, en particulier Serl@immo2. « La participation d’une entreprise publique locale dans une Semop est une première en France », indique la société d’équipement lyonnaise. Ce montage permet de limiter à 22 millions d’euros la contribution de la collectivité locale à cette opération d’un montant global de 82 M€, dont 30 M€ portés par la Semop.

Inscrit dans un triangle, l’îlot Foch-Sully comprendra 11 500 m2 de commerces, 13 000 m2 de logements, un hôtel de 50 chambres, une résidence seniors de 110 appartements, ainsi qu’un parking souterrain de 450 à 480 places. Comme le souligne Yves Melia, architecte urbaniste de l’opération, le projet architectural traduit la volonté de ses concepteurs de « créer des points d’accroche à chaque sommet du triangle », de façon à connecter le nouvel espace au cœur de la cité, à la rue Foch et aux halles Diderot. Il s’articule en particulier autour d’une place publique couverte, sorte de forum avec un emmarchement en gradins. Un lieu à même de recevoir des animations culturelles, sportives et commerciales.

Des maisons sur les toits. Deux formes d’habitat coexisteront. D’une part, une soixantaine de logements collectifs (T2 à T5) ; d’autre part, une vingtaine de petites maisons de ville implantées sur les toitures végétalisées des commerces. Un habitat alternatif qui permet de créer une « ambiance à échelle humaine », selon Yves Melia. Les occupants de la résidence seniors pourront, eux, profiter d’une « grande terrasse suspendue avec vue plongeante sur la scène urbaine ». Les commerces situés dans la plate-forme basse de l’îlot seront dédiés aux métiers de bouche dans le prolongement des halles Diderot, le niveau supérieur étant dévolu à des boutiques et moyennes surfaces spécialisées dans l’équipement de la maison et de la personne. Le démarrage des travaux est prévu à la fin 2018 après déconstruction des bâtiments existants et obtention du permis de construire. La livraison du nouvel ensemble est programmée en 2021.

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