Régions Roubaix

Une seconde vie offerte aux matériaux du BTP

Mots clés : Entreprise du BTP

Le secteur du bâtiment génère chaque année 40 millions de tonnes de déchets qui finissent le plus souvent comme remblais pour les routes. A Roubaix, le collectif Zerm fondé par cinq jeunes diplômés de l’Ecole d’architecture et de paysage de Villeneuve-d’Ascq veut réhabiliter une partie de ces matériaux issus de démolitions. A la mi-janvier, le collectif a ouvert le Parpaing, la première plate-forme d’échanges destinée aux professionnels du bâtiment et aux particuliers. « En 2020, 70 % des déchets de chantiers devront être recyclés. Mais cette opération reste coûteuse en énergie. Nous voulons intervenir en amont, avant que les matériaux ne deviennent des déchets », explique Lola Bazin, l’une des architectes du collectif.

Au printemps 2017, Zerm a commencé sa première expérience de terrain : la déconstruction de la Maillerie, l’ancien site logistique des 3 Suisses à Croix, qui sera reconverti en écoquartier (lire « Le Moniteur » du 24 novembre). Ce chantier-test zéro déchet animé par Bouygues Bâtiment Nord-Est intègre le collectif dans son planning de démolition pour permettre la récupération de matériaux de second œuvre. Poutres IPN, parquets de chêne, luminaires industriels, racks de stockage… La collecte s’avère fructueuse et alimente le futur stock de la nouvelle ressourcerie.

Matériaux de second œuvre en dépôt-vente. Installée en plein centre de Roubaix, au 13, rue de l’Hospice dans les ateliers Jouret (ancien entrepôt textile reconverti en logements et ateliers d’artisans), celle-ci propose un choix de matériaux de second œuvre en dépôt-vente : parquets, portes et poignées, bois de construction, luminaires. « Plutôt que de payer la déchetterie pour jeter ces matériaux, le démolisseur les laisse au Parpaing le temps qu’ils trouvent preneur », expliquent les architectes de Zerm qui ambitionnent de lancer une filière du réemploi à l’échelle du territoire métropolitain.

Première piste explorée : la création de dallages mosaïque à partir de moquettes récupérées dans les bureaux, en partenariat avec le lycée de génie mécanique de Lille. Le gisement est considérable : 1,6 million de tonnes de moquettes sont jetées chaque année en Europe.

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