Régions seine-et-marne

« Une reprise difficile »

Comment la Fédération du BTP 77 va-t-elle fêter son centenaire le 18 juin ?

Nous avons décidé d’inscrire cette fête du centenaire dans le cadre des journées médiévales de Provins, une manière de faire un petit clin d’œil au passé, de retrouver nos racines et de rappeler que le bâtiment est un très vieux métier. Toute la journée, les adhérents pourront assister aux spectacles et aux animations proposés en ville. Le soir, le repas sera l’occasion de mettre à l’honneur toutes les personnes qui ont animé et animent le BTP 77.

Quel message envisagez-vous de faire passer ?

Cette manifestation doit garder un caractère festif. Je ne vais donc pas parler de la conjoncture actuelle. Mon intervention portera principalement sur le syndicalisme patronal et le rôle du mandataire, qui est d’être au service de l’adhérent et de faire du lobbying.

La conjoncture actuelle est-elle difficile ?

La situation est assez paradoxale. D’un côté, le nombre d’affaires à étudier augmente, les carnets de commandes en volume se consolident même si les prix restent bas ; de l’autre, la trésorerie des entreprises reste extrêmement fragile. Comme elles ont choisi de ne pas réguler l’outil de production et donc de ne pas licencier, elles sont allées puiser dans leurs fonds propres et leurs réserves. Elles risquent aujourd’hui de ne pas disposer de la trésorerie suffisante pour aborder la reprise. En fait, les difficultés commencent alors que l’activité redémarre. Les banques partant du principe qu’elles ont soutenu les entreprises pendant la crise financière estiment qu’elles n’ont plus à intervenir. Notre message est de leur dire : « Lorsqu’on rentre dans la crise, on a besoin d’amortisseur, lorsque l’activité redémarre, on a besoin d’essence. » Les entreprises qui ont encore des réserves vont s’en sortir, en revanche, ce sera plus difficile pour les autres.

Quel est votre dossier prioritaire ?

La priorité est de relancer l’activité. Ensuite, on reviendra à tout ce qui accompagne la grande maison du bâtiment : le social, la formation avec parmi les sujets forts à traiter la pérennisation du financement de l’apprentissage.

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