Actualité Réseaux enterrés

Une petite trancheuse à disque ouvre la voie à la fibre optique

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Produits et matériaux - Télécommunications

Pour accélérer le débit des télécommunications numériques, les opérateurs comme les pouvoirs publics ont une solution : le « fiber to home », la fibre optique jusqu’à la maison. Une circulation des informations à la vitesse de la lumière, pas de résistance, de gros débits, la fibre optique apparaît comme un conducteur de choix, à condition que la ligne ne soit pas entrecoupée de sections en cuivre. C’est le réseau entier, de l’émetteur jusqu’au récepteur, qu’il faut mettre en place. Des milliers de kilomètres de câbles doivent être installés à l’intérieur des bâtiments et sous les trottoirs. Pour ces derniers, le français Marais a déjà prévu un matériel dédié : la Side Cut. Cette trancheuse automotrice à disque réalise de petites tranchées de 1 à 150 mm de profondeur sur 25 à 30 mm de largeur. « La trancheuse à disque est bien plus souple d’utilisation que la trancheuse à chaîne. Surtout elle trace facilement des courbes », précise Etienne Dugas, président de Marais Contracting Services. La Side Cut peut donc tourner à l’angle d’un trottoir. Son gabarit (90 cm de large) lui permet d’y circuler tout en laissant un passage pour un piéton. Radiocommandée, articulée, la machine ne neutralise pas la voie publique, surtout si on y adjoint un atelier mobile de rebouchage instantané. « On peut ajouter plusieurs accessoires. Un aspirateur qui prélève les gravats et les stocke dans une cuve de 200 l. Un touret pour la pose automatique d’un fourreau au fond de la tranchée. La machine peut être suivie d’une autre : la BB50, petit porteur sur roues avec malaxeur et stock de mortier qui injecte un coulis à prise rapide et rebouche la tranchée », détaille Etienne Dugas. Cet atelier d’ouverture, de pose et de rebouchage ne nécessite que trois hommes : un pour piloter la Side Cut, un autre pour la BB50 et un troisième pour guider les passants le long de l’atelier mobile, qui peut ainsi avancer au milieu des piétons en ne laissant derrière lui rien d’autre qu’un fourreau enterré sous une ligne de béton durci. « D’autres réseaux que la fibre optique peuvent être enterrés avec cette machine, je pense notamment à l’éclairage public qui n’a pas besoin non plus d’être enfoui à grande profondeur », anticipe Etienne Dugas. Gilles Rambaud

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Nacelles - 100 Renault Maxity chez Multitel

Multitel Pagliero, le constructeur italien de nacelles sur porteurs, a passé commande de 100 Renault Maxity, des véhicules de 3,5 t, pour y monter ses nacelles. C’était auparavant le Nissan Cabstar qui avait la préférence de l’italien. En fait le Maxity et le Cabstar ne sont qu’un seul et même véhicule, à quelques détails près, « mais des clients préfèrent le SAV du réseau Renault », explique-t-on chez Multitel.

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Tendances - Toujours pas de minipelles aux USA

Il s’est vendu davantage de minipelles en France qu’aux Etats-Unis l’année dernière : 6 000 contre 5 200. Décidément les Américains n’apprécient pas ces petits engins urbains, qui restent cantonnés à l’Europe et au Japon. Mais ils utilisent énormément les minichargeuses : 38 500, sur pneus ou chenilles, achetées l’année dernière, surtout des Bobcat, contre 577 en France.

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Chiffre

1 milliard

d’euros, c’est l’objectif de chiffre d’affaires que se donne Wacker-Neuson pour 2012. Le spécialiste allemand des matériels urbains, minipelles, scies à sol, piqueurs… pense rater de peu ce chiffre symbolique cette année, s’arrêtant à 930 millions d’euros ( 23 % par rapport à 2010).

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