Architecture et urbanisme Habitat intermédiaire

Une opération pilote de logements individuels

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel - Maison individuelle - Maîtrise d'ouvrage

En périphérie de Toulouse, le « Hameau de la Crouzette » est le fruit d’un partenariat entre trois architectes, deux bailleurs sociaux et deux promoteurs, réunis à l’initiative de l’association AMO Midi-Pyrénées…

Le « Hameau de la Crouzette » à Auzeville-Tolosane, commune membre de la communauté d’agglomération du sud-est toulousain (Sicoval), n’est pas un lotissement comme les autres. Implantés sur 8 500 m2 au sein de la ZAC du Pont de Bois, les 54 logements (dont 11 villas) résultent d’une réflexion sur l’habitat intermédiaire lancée en 2008 par l’association Architecture et maîtres d’ouvrage (AMO) Midi-Pyrénées. « Alain Rigaud, architecte, alors président d’AMO, a souhaité expérimenter, in situ, une collaboration poussée entre maîtres d’ouvrage et concepteurs », explique l’architecte Joseph Almudever. Avec ses confrères, Marc Laurens et Jérémie Harter, il fait partie du groupe qui compte aussi deux promoteurs et deux bailleurs sociaux volontaires dans la démarche. Les architectes ont dessiné et signé ensemble le programme (un an et demi de réflexion) avant validation de l’avant-projet sommaire (APS). Ils ont conservé la maîtrise d’œuvre d’exécution et Nexity a assuré la maîtrise d’ouvrage opérationnelle. Le Sicoval, lui, a accepté de céder le terrain pour 800 000 euros. « Nous voulions réduire la charge foncière pour proposer de la qualité », explique François-Régis Valette, maire d’Auzeville-Tolosane. L’expérimentation permettait de répondre aux objectifs du plan local de l’habitat qui met l’accent sur la densité et la mixité, au sein d’un tissu pavillonnaire.

Accès extérieur sur jardin ou toit

Dans ce contexte, le bâti ne dépasse pas le R + 2, parking compris. Les villas s’implantent face aux quelques pavillons qui bordent la parcelle à l’ouest. Par ailleurs, le Sicoval a signé un contrat avec AMO qui précisait le nombre de logements sociaux – 22 PSLA (prêt social location-accession) – avec des bailleurs identifiés, et ceux réalisés par les promoteurs. Pour ces derniers, elle a imposé 80 % de propriétaires résidents et 20 % d’investisseurs. « Dans les deux cas, la commercialisation s’est bien passée, alors même que le choix a été de ne pas différencier les produits », souligne Pascal Barbottin, directeur général de Patrimoine SA Languedocienne.
Les architectes ont imaginé 14 types de logements (du T2 au T5 duplex) avec toujours un accès indépendant et un extérieur, jardin ou toit. « Ils se combinent de telle sorte que chaque habitant a l’impression d’unicité et d’intimité », explique Marc Laurens. Ces variations ont permis le « non-découplage » entre ce qui relève du social et du libre. Il a aussi permis d’atteindre l’objectif BBC, grâce à l’orientation, à des logements traversants et à une isolation extérieure. L’ensemble s’organise autour d’un espace vert central. « Il fallait réfléchir à l’urbanité. D’où l’importance des espaces publics, des circulations piétonnes, de l’accroche aux cheminements existants et aux transports en commun », concluent les architectes.

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ENCADRE

Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : Nexity, Spirit, Toulousaine d’habitations/Groupe Patrimoine, Cité Jardins. Maîtrise d’ouvrage opérationnelle : Nexity. Maîtrise d’œuvre : Almudever Fabrique d’Architecture, Harter architecture, Laurens & Lousteau architectes. BET : Ingedoc (structure), Burotec (VRD), Atmosphères (HQE). Principales entreprises : ETPM (VRD), SAB (terrassements), Oxxo (menuiseries extérieures), DSA Midi-Pyrénées (façade, ITE). Surface : 4 800 m2 Shon. Coût : 5,6 millions d’euros HT (1 170 euros/m2 Shon).

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