Entretien

Une machine amphibie nettoie « en douceur » un étang de 2 000 m2

Mots clés : Conservation du patrimoine - Eau - Installation classée - ICPE - Matériel - Equipement de chantier

Dix jours durant, un curieux appareil a pompé 500 m 3 de sédiments accumulés depuis soixante-dix ans au fond de la pièce d’eau d’un site classé monument historique.

Le Temple de la Gloire à Orsay (Essonne) est un élégant édifice néoclassique du tout début xix e siècle surplombant un parc d’1,5 ha agrémenté d’une pièce d’eau peu profonde couvrant environ 2 000 m 2 . Dans l’environnement sensible de cette propriété privée, l’entreprise de paysage SMAE a proposé une opération de « désembouage » de l’étang, « en douceur », en utilisant une machine amphibie à chenilles Truxor. Patrice Foltz, ingénieur de l’École nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement (ENGEES) et directeur de l’entreprise, a misé sur l’encombrement réduit, la légèreté, la polyvalence et les qualités « environnementales » de l’engin, ce porte-outil se déplaçant et travaillant aussi bien sur l’eau qu’en terrain spongieux meuble.

Sans abattage d’arbres.

« C’est un chantier que nous ne pouvions pas imaginer mener avec d’autres moyens, sinon des matériels bien plus lourds, explique notre interlocuteur. Quant à utiliser une pelle à chenilles de 30 t, cela nous aurait obligé à ouvrir un passage dans la clôture, le portail n’ayant que 2,40 m de large. Il aurait également fallu aménager une piste provisoire d’une centaine de mètres pour permettre à ces engins lourds d’accéder au plan d’eau. » Pour Patrice Foltz, l’avantage du matériel flottant est évident puisqu’il peut travailler sur...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 323 du 05/10/2009
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