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Une goujonneuse automatique liaisonne les chaussées de Roissy

Mots clés : Béton - Gares, aéroports - Gros oeuvre - Matériel - Equipement de chantier

Pour les voies béton de l’aéroport de Roissy, Agilis a pourvu sa machine à coffrage glissant d’un système unique en France.

Le futur satellite S4 de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle accueillera non seulement des passagers en transit, mais également des avions… Pour réaliser les épaisses dalles de béton (5 x 5 x 0,45 m) sur lesquelles ces derniers circuleront, Agilis, filiale du groupe NGE spécialisée dans les chaussées béton, a équipé une de ses machines à coffrage glissant Wirtgen SP 500 d’une option unique en France : une goujonneuse automatique. Les goujons, qui liaisonnent les dalles béton pour améliorer le transfert des efforts, sont habituellement mis en place par les compagnons. Sur les joints longitudinaux, ils sont scellés dans un trou de forage réalisé dans le béton après sa prise. Sur les transversaux, ils sont placés préalablement au passage de la machine à la bonne hauteur sur des paniers supports en armatures métalliques, puis noyés dans le béton. « Ces opérations manuelles sont coûteuses en moyens et en personnel, explique Stéphane Roumiguières, directeur des travaux pour Agilis. Nous avons choisi de les automatiser. »

A l’avancement

La goujonneuse automatique introduit à l’avancement les goujons dans le béton frais précompacté, à bonne hauteur et selon l’intervalle choisi au centimètre près, précision supérieure à celle de la pose manuelle. Le séquençage est le suivant : l’opérateur dépose le nombre de goujons nécessaire au liaisonnement de la dalle en cours de réalisation, en l’occurrence 14, dans un chariot de distribution accroché sur le côté de la SP500. Une fois chargé, il glisse sur des rails situés sous le châssis, transversalement à l’avancement de la machine : les goujons tombent les uns après les autres dans des gorges collectrices : ils sont alors prêts à être introduits dans le béton. Lorsque la goujonneuse se trouve au droit du joint de dalles, l’opérateur déclenche l’opération finale : les goujons sont saisis par des « couteaux » verticaux descendants qui les enfoncent jusqu’à la bonne cote. « Pour mieux pénétrer le béton, les couteaux sont entraînés en vibration », précise Stéphane Roumiguières. Pour ne pas pénaliser la productivité, un ingénieux système de débrayage permet à la goujonneuse de rester au droit du joint de pose pendant toute l’opération d’insertion (environ 30 secondes) tandis que la SP500 continue d’avancer.

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