Technique et chantier

Une foreuse horizontale enfouit des lignes électriques

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Une petite machine compacte a foré à un diamètre de 450 mm dans un terrain gorgé de sel, près de Bayonne.

Pour enfouir deux lignes électriques de 20 000 V et leur passage sous le lit de l’Adour aux portes de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), on aurait pu s’attendre à voir ERDF et son maître d’œuvre ETPM ouvrir un gros chantier. Les matériels utilisés pendant trois semaines par Gendry Service Location frappaient au contraire par leur compacité. Un choix peut-être imposé par le peu d’espace : une aire coincée entre le fleuve et la route départementale. Mais compacité ne veut pas dire faiblesse… Pour le forage, Jérémy Gendry, responsable du chantier, a piloté une American Augers DD6. Malgré des dimensions assez modestes (7,60 m de longueur, 2,48 m de largeur, 2,84 m de hauteur et une masse de 12 t), l’appareil développe, grâce à son moteur Caterpillar C-6.6, une poussée et une traction de près de 28 t avec un couple de rotation de 13,56 Nm (à 50 tr/min). Cette puissance, alliée à une vitesse maximale de rotation de 110 tr/min, a permis de réaliser les trois derniers alésages de 250, 350 et 450 mm de diamètre en quatre jours, chacun pour une longueur de près de 400 m. La vitesse lors des tractions atteint 19 m/min.

Assurer la circulation de la boue

Au dernier passage, pour la tête la plus importante, les opérateurs ont dû adjoindre une seconde pompe de 1 000 l/min à celle de 500 l/min pour assurer une bonne pression et la circulation correcte de la boue. Ce fut le moment le plus délicat car du sel – casseur de la molécule de bentonite utilisée comme boue – était présent dans le sous-sol presque tout le long du forage mais aussi dans l’eau pompée de l’Adour à chaque marée montante (le chantier était situé à moins de dix kilomètres de l’embouchure du fleuve). Il a donc fallu veiller constamment à la qualité de la boue et effectuer des réglages pointus tant de l’unité de recyclage que de la centrale de production. C’est d’ailleurs le sel présent dans les sables gris compacts du parcours qui a rendu un peu plus délicat le forage du pilote. Sept jours de travail ont été nécessaires, avec un système de localisation Paratrack de Vector Magnetics, et une grande attention portée à la composition de la boue pour qu’elle soit totalement efficace.

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