Régions Haute-Normandie

Une fondation gravitaire flottante en test

Présentée au Havre le 14 octobre par les dirigeants d’EDF Energies nouvelles qui anime le projet « Parc éolien en mer de Fécamp », la fondation gravitaire flottante développée par un consortium réunissant les Norvégiens de Seatower pour la conception, Eiffage TP pour la construction et les Danois de MT Højgaard pour la partie nautique, constitue une première mondiale.

Une technologie rentable et pourvoyeuse d’emplois

Elle se compose d’un cône de béton de 50 m de hauteur et de 23 m de diamètre à sa base, pour un poids d’environ 1 800 tonnes. Construite depuis cet été le long du quai de Bougainville, dans le port du Havre, sa mise à l’eau aura nécessité l’utilisation d’un bateau-grue venu de la République d’Angola, avant que deux remorqueurs se chargent de son convoyage jusqu’au large de Fécamp (50 km environ). Cette technologie préfigure ce à quoi pourraient ressembler les fondations des 83 éoliennes du futur parc, qui devraient afficher un poids unitaire de l’ordre de 4 000 tonnes. Mais cela ne préjuge en rien du résultat de l’appel d’offres européen en cours. Toutefois, EDF Energies nouvelles, actionnaire de Seatower via un fonds d’investissement, ne cache pas sa préférence. « Grâce à la technologie de la fondation gravitaire flottante, laquelle ne nécessite pas de moyens nautiques onéreux, nous estimons pouvoir gagner environ 20 % sur le prix des fondations, qui représentent 25 % du coût global du parc, soit une économie de 40 à 50 millions d’euros », commente Antoine Cahuzac, directeur général d’EDF Energies nouvelles.

600 emplois créés

Durant le chantier de ce démonstrateur, d’un montant légèrement inférieur à dix millions d’euros (soutenu à hauteur de 600 000 euros par le conseil régional de Haute-Normandie), jusqu’à 50 personnes ont été mobilisées, issues pour la plupart d’une quinzaine d’entreprises locales. Si cette solution technique devait être retenue pour le futur parc, la société de projet estime que 600 emplois seraient créés durant les deux années de fabrication.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X