Technique et Construction durable Architecture

Une cabine à l’assaut d’une façade monumentale

Mots clés : Architecture

« Alors, ton ascenseur, tu le fais ? » L’architecte Eric Lapierre a souvent entendu cette question, depuis qu’il a remporté, en 2007, le concours pour la réalisation d’une résidence universitaire, rue de la Tombe-Issoire, à Paris (XIVe ). Il est vrai que la machine qui a suscité tant de curiosité est épatante. Sa petite cabine verte trace aujourd’hui sa route en extérieur, dans l’épaisseur de la façade du bâtiment, et grimpe une pente de 63 m de long avant d’atteindre le dernier étage. Cet ascenseur n’était pas « un délire d’architecte, promet Eric Lapierre, il était cohérent de le faire ainsi. » De même que des logements, conçus, eux, par les architectes Emmanuel Combarel, Dominique Marrec et Nasrine Seraji, la résidence est née de l’opération de reconstruction du centre-bus RATP du boulevard Jourdan. Ses 365 chambres sont posées au-dessus de nouveaux ateliers de maintenance et de deux niveaux de bureaux dédiés à la régie de transports. Dès lors, l’entrée des étudiants ne pouvait être placée au centre du bâtiment, mais devait être reportée à l’une de ses extrémités. De là démarrent des ascenseurs verticaux, mais ils desservent d’interminables couloirs dans cet immeuble de 100 m de long. Le modèle incliné a donc le mérite de rapprocher les étudiants de la porte de leur logement, quand ils emménageront dans quelques semaines.

Dose d’excentricité. Il a surtout l’intérêt d’apporter une dose d’excentricité à un...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5963 du 16/02/2018
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