Régions Clermont-Ferrand

Un Totem érigé au dieu digital

Apartir de l’automne 2019, Clermont Auvergne Métropole accueillera ses start-up de la French Tech dans un bâtiment dédié baptisé le Totem. Il se situera rue du Clos-Four, dans le futur quartier clermontois dédié à l’innovation et au digital. Imaginé par l’agence d’architecture clermontoise CRR, cet édifice de sept étages pour 3 800 m2 de surface utile se veut écologiquement exemplaire. Posé sur un socle en béton pour des questions de stabilité et d’inertie, il sera constitué d’une ossature en bois porteuse sur 28 m de hauteur. En comptant les poteaux, les poutres, les planchers et les façades, 1 300 m3 de bois seront mis en œuvre, avec des assemblages d’une grande technicité.

Labellisation E+ C- attendue. Le bâtiment sera équipé d’un chauffage en géothermie verticale en boucle fermée avec 12 sondes à 200 m de profondeur. Autre signe caractéristique : il comptera 2 300 m2 de façades en verre dynamique électro-chrome, dont la teinte varie électriquement afin de contrôler l’afflux de soleil. Ces façades tout en transparence permettront de révéler l’activité intérieure du bâtiment. Conçu à partir d’une maquette numérique 3D qui anticipe la totalité de son cycle de vie, le Totem vise une labellisation E+C- (Bâtiment à énergie positive et réduction carbone).

La construction a été pensée pour s’adapter au mieux à la vie des start-up : les organes techniques, en particulier les réseaux aérauliques et électriques, seront ainsi facilement accessibles pour simplifier d’éventuelles adaptations. De plus, le cloisonnement pourra évoluer au fil du temps. « L’idée directrice est de limiter au maximum les points durs comme autant d’obstacles à la flexibilité et à l’évolutivité du bâtiment », indiquent les services de Clermont Auvergne Métropole. A savoir : le Totem ne sera pas une entité bâtie isolée. Il sera au contraire intégré dans un réseau de bâtiments où les entreprises pourront évoluer selon leur degré de maturité, tout en facilitant les dynamiques intersectorielles. Le début des travaux est prévu durant l’été 2018. Le coût du projet est estimé à 16,3 millions d’euros.

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